‹ Papes et tsarsChapitre 110 sur 135 · Le Saint-Siège, la Pologne et Moscou, p. 178, n" XIX · texte numérisé non relu

Le Saint-Siège, la Pologne et Moscou, p. 178, n" XIX

essentiel, il prime tous les autres. M. de ^Maisse, ambassadeur de Henri III à Venise, écrivait à son maître, les 13 et 27 janvier 1587 : « En mesme temps est survenue la mort de Battory, que Votre Majesté aura sceue, qui leur a despieu [aux seigneurs de Venise) beaucoup pour l'espérance que Nostre Saint-Père leur avoit donnée qu'il le feroit armer contre le Turc, faisant Sa Sainteté un très grand fondement sur ce prince, comme l'on a descouvert par ce que le nonce en a faict entendre à ces seigneurs depuis cette mort '. » Il y a plus encore. Sixte-Quint avait non seulement concerté vaguement une entreprise anti-ottomane avec Bathory, mais encore ébauché avec lui un traité dont le souvenir s'est conservé longtemps. Ainsi, en novembre 1594, les diplomates pontificaux examinaient à Cracovie s'il fallait proposer à la diète de Pologne une ligue générale de tous les princes chrétiens, ou bien, sans songer à la ligfue, une gruerre contre les Turcs « avec les clauses et conditions déjà convenues entre Sixte-Quint, de sainte, et le roi Stéphane, d'heureuse mémoire ^w. A la même époque, et presque le même jour, le nonce de Varsovie s'exprimait en ces termes dans sa dépêche : « Sans doute, en calculant bien, on se convaincra que la Pologne, avec ses propres ressources, n'est pas en état, je ne dis point, de soutenir, mais môme de commencer une guerre contre les Turcs ; or, dans cette hypothèse, je ne vois d'autre issue que celle de proposer à nouveau ce que Sixte-Quint avait naguère proposé à Stéphane ; que si les circonstances actuelles ne permettaient pas à Sa Sainteté de s'imposer les mêmes sommes que l'on avait autrefois offertes à cette nation, on pour-

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