I'.VLLA.YICIM, II, p
2. Theiner, Vet. mon. PoL, II. n" DCCVIII, p. (341; n« DCCXf., p. 668, 670.
CANOBIO. GIRALDI, PORTICO 81
le nonce et Hosius il y avait divergence d'opinion; fortement protégé par celui-ci, Canobio l'était peut-être moins par celui-là. Résigné, mais non convaincu, le mandataire de Pie IV partit, le 19 août, pour Ivœnigsberg. Encore cette excursion l'aillit un moment être empêchée, de crainte qu'elle ne mît le voyageur sur la route de Moscou. Le résultat ne fut pas plus brillant en Prusse qu'il ne l'avait été en Pologne : si l'accueil du vieux duc Albert fut courtois, son refus d'assister au concile fut exprimé en termes durs et acerbes*. , Quant au pape qui avait eu la première idée de la mission moscovite, n'y voyant qu'un devoir à remplir, il tenait surtout à décharger sa conscience. L'invitation au concile de Trente était une mesure générale; si l'on ne songeait pas à favoriser le souverain de Moscou, il n'y avait aussi aucune raison de l'exclure. Le cardinal Borromeo, écrivant au nom du pape, revient souvent sur les idées d'obligation, de responsabilité morale, avec un accent de pieuse sincérité qui tranche singulièrement sur le ton ordinaire des pièces diplomatiques-. Toute intention hostile contre la Pologne était tellement étrangère à cette démarche que le nonce avait été autorisé à empêcher le voyage de Canobio, si le roi Sigismond le désapprouvait.
Désormais l'incident était pratiquement clos, quelques explications diplomatiques s'en suivirent encore. Rome voyait avec peine le roi de Pologne trop facilement accessible à des soupçons mal fondés. Dans les premiers jours de janvier 1562, à l'occasion d'une audience à Lomja, le nonce crut devoir revenir sur ce sujet et dissiper les derniers vestiges d'une impression défavo-