‹ Papes et tsarsChapitre 83 sur 135 · I. Pérégovory, p · texte numérisé non relu

I. Pérégovory, p

292 l'arbitrage i'ontifical

vlad} ka et leurs popes, et d'emporter les objets de leur culte. Les ordres formels d'Ivan interdisaient toute transaction sur ce point; le jésuite coupa court aux marchandages polonais en accordant tout, largement, trop heureux de débarrasser ainsi la Livonie du schisme, de ses représentants et de son matériel. Après cela on eût dit qu'il ne restait plus qu'à signer le traité; il tardait surtout à Zamojski d'en voir enfin la conclusion; des lettres pressantes avaient été plus d'une fois libellées dans ce sens. Le 13 janvier, mêlant au sérieux le plaisant, le chancelier annonçait aux commissaires que déjà, en leur honneur, s'immolait un coq d'Inde, discrète allusion aux bruyants festins des magnats, où les vins capiteux de Hongrie triomphaient des meilleures têtes. Par une étrange coïncidence, le même jour, à Kivérova Gora, une chicane moscovite, soutenue avec plus d'ardeur que d'à-propos, faillit renverser l'édifice laborieusement élevé de la pacification. La Livonie en fournit fatalement l'occasion. Elle passait à Bathory; le tsar renonçait même à ses titres livoniens, la cession était donc complète, et le doute à cet égard impossible. Ne voilà-t-il pas qu'au dernier moment Eletski essaye d'insérer dans le traité que la province en question n'en reste pas moins un bien de famille, un héritage paternel ( o//cAm« ) d'Ivan Vasiliévitclî. Cette prétention déchaîne un orage ; les apostrophes succèdent aux raisonnements; les Polonais se disent tout simplement mystifiés, et, n'écoutant plus que leur indignation, ils s'en vont à lam Zapolski au grand galop de leurs chevaux. Le départ des commissaires menaçait d'être définitif; des négociations complexes furent mises en œuvre pour les faire revenir ; mais, à peine réunis, de nouvelles tempêtes éclatent ; le courroux polonais atteint son dernier période : cette fois, c'est en jurant de ne jamais

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