‹ Papes et tsarsChapitre 98 sur 135 · Akty... zapadnoï Rossii, IV, p. 63 à 66, n' i · texte numérisé non relu

Akty... zapadnoï Rossii, IV, p. 63 à 66, n' i

le protecteur et l'ami du patriarche grec. La réforme astronomique de Grégoire XIII, une des gloires de son pontificat, touchait de près au domaine religieux. Le concile de Xicée avait jadis réglé la célébration de la fête de Pâques, depuis plus de douze siècles les fidèles se conformaient à ces augustes prescriptions , il s'agissait maintenant d'en mieux déterminer la valeur, d'adopter des calculs scientifiquement plus exacts et d'y conformer l'organisation liturgique de l'année entière. Une discussion approfondie sur tous ces points pouvait , selon la manière de s'y prendre, provoquer des griefs ou amener un rapprochement. De part et d'autre , on s'en rendait parfaitement compte. En 1581, lorsque Possevino passait par Venise, le colonel grec Eudemoniani l'avertit charitablement qu'il serait opportun, avant la correction du calendrier, d'interpeller les Moscovites et les Hellènes, les Moldaves et les Valaques. Excellent conseil, qui ne fut suivi qu'à demi et seulement pour Gonstantinople. Le patriarche de la nouvelle Rome, Jérémie II, jouissait dans l'ancienne d'une considération sympathique. Sa franche et ferme attitude avait arrêté l'invasion de la Réforme en Orient , il avait rejeté la confession d'Augsbourg et rompu des lances avec les professeurs de Tubingue ; ennemi déclaré des protestants, on le croyait plutôt favorable aux catholiques; ses deux neveux étudiaient au collège de Saint-Athanase, lui-même en avait approuvé l'érection dans une lettre respectueuse adressée au pape et, lorsque Pierre Gedolini, évêque de Nona, se présenta chez lui, en 1580, le patriarche lui fit bon accueil. Dans l'espoir de gagner Jérémie à la réforme du calendrier, Livio Gellini fut envoyé par le pape à Gonstantinople. Les discussions suivaient leur cours régulier, laissaient même entrevoir la possibilité d'une entente, lorsqu'on apprit sur le Dos-

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phore la publication de la bulle : désormais la correction du calendrier était un fait accompli, les Grecs n'auraient plus rien à dire. Jérémie se crut mystifié et changea brusquement de langage , Cellini s'en revint sans avoir rien obtenu, des mandataires autorisés reprirent les négociations à Venise sans plus de succès. Le patriarche méditait secrètement un grand coup. En novembre 1582, un concile convoqué à Constantinople condamna le nouveau calendrier, cette décision fut annoncée au prince d'Ostrog par un message motivé.

Jérémie n'eût certainement jamais prévu le sort qui attendait sa lettre ni dans quelles mains elle échouerait : le prince Constantin la remit à Possevino pour la traduire et la réfuter, car il se montrait lui-même favorable au nouveau calendrier; Bathory l'avait déjà accepté pour la Pologne , le refus des orthodoxes eût été un brandon de discorde. Le jésuite se trouva à la hauteur de sa tâche pour avoir étudié sérieusement la question, sa longue réponse de douze pages fut envoyée, au nom du prince, à Constantinople, et puis à Rome pour y être examinée et imprimée. Fort de l'approbation de Bellarmino et de Clavio, Possevino eût voulu faire traduire son travail en plusieurs langues orientales et lui donner une large publicité , mais le cardinal de Corne s'y opposa énergiquement. Cette mesure aurait pu entraver les rapports directs qui se poursuivaient entre Rome et Byzance : on échangeait des lettres, des présents, voire des ambassades avec Jérémie, dont le langage variait au gré des circonstances et inspirait parfois l'espoir d'une entente. Un incident imprévu rompit à Fimproviste les pourparlers et jeta la consternation parmi les Grecs. Accusé de haute trahison par un rival jaloux de posséder son siège , Jérémie devint suspect au sultan , fut jeté en prison et ensuite exilé à Rhodes, trop heureux

d'échapper à la peine de mort dont il était menacé. Le 27 avril 1584, annonçant à Possevino ces tristes nouvelles, le cardinal de Corne ébauchait un projet de circonstance : obtenir la mise en liberté du captif, en faire un patriarche exclusivement slave, fixé parmi les Russes, détacher ainsi de Byzance les orthodoxes de Pologne et de Moscou, et les réunir au Saint-Siège. Possevino eût préféré voir Jérémie s'établir à Rome et devenir un nouveau Bessarion, la résidence à Moscou lui paraissait impossible et même peu désirable ; Kiev, alors sous la domination polonaise, eût mieux convenu au chef de l'église slave. Disons ici, pour ne plus revenir sur ce sujet, que les efforts de la diplomatie française obtinrent la grâce de l'exilé, il reprit même ses anciennes fonctions, mais l'amère expérience le rendit encore plus timide et plus versatile qu'auparavant. Ainsi, lors de son fameux voyage à Moscou, en 1588-1589, il y érigea un nouveau patriarcat, implorant l'appui et les aumônes du tsar orthodoxe, tandis que Zamojski, chez lequel il s'arrêtait en passant, le trouvait modéré, conciliant, instruit, et se flattait presque d'en faire un patriarche grec-uni. Le synode convoqué à Constantinople, en 1593, déchira enfin tous les voiles : la création du patriarcat moscovite y fut approuvée, et l'on fulmina encore des anathèmes contre le nouveau calendrier. Les démarches de Possevino, soit pour l'introduction parmi les Slaves de la reforme grégorienne, soit en général pour l'union des orthodoxes avec Rome, n'aboutirent donc pas à des résultats immédiats; il n'a fait que préparer le terrain pour le grand événement de l'année 1595, qui sera combat lu en vain par le prince d'Ostrog K

1. ScHMiD, passim; Possevino, Moscovia, p. 206 à 223 {De anni et Paschie emendatione); Maffei, II, p. 268 à 342. Pour les rapports de Jérémie avec Tiibingue, voir Schelstkaïe, p. 95 à 99, p. 140 à 252 ;

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Pas plus qu'à rintérieur, les travaux du jésuite durant ces années n'eurent au dehors quelque succès marquant et bien défini; le but principal restait toujours la paix universelle en vue d'une alliance contre l'Islam. Il a été déjà question des divergences heureusement écartées entre Bathory et Rodolphe II. Les rapports tendus avec la Suède exigeaient les mêmes précautions et la même prudence, la trêve du 15 janvier 1582 avait également grand besoin d'être consolidée. De temps en temps, le cardinal de Gôme rappelait à Possevino de ne pas négliger Moscou et de rester avec Ivan en « correspondance amicale w. L'occasion s'en offrit lorsqu'il fallut terminer les négociations de lam Zapolski et s'entendre sur l'échange des prisonniers et les rectifications de frontières. De part et d'autre, les courriers allaient et venaient sans trop se presser de conclure. Enfin, dans le courant du mois de juillet 1583, un envoyé du tsar parut à Cracovie pour régler définitivement les questions trop longtemps pendantes. Possevino eut avec lui des entrevues dont il se déclara satisfait ; toutefois, on n'alla guère, paraît-il, au-delà des procédés d'étiquette et des présents d'usage. Les Russes en furent quittes pour des esturgeons du Volga qu'ils prodiguaient volontiers. Du côté de Venise, les choses se présentaient sous un meilleur aspect. Possevino désirait voir s'établir des relations directes et permanentes avec la Pologne, il y poussait fortement et se servait surtout, afin de lui procurer un collègue à Cracovie, de l'ambassadeur de Venise à Vienne, Lippomano. Succès rapide et complet au palais de Saint-Marc : dès le 22 novembre 1582, l'érection du nouveau poste diplomatique est ap-

Zamojski a exposé ses vues sur le patriarche dans la lettre du 5 octobre 1588 au cardinal Aldobrandini (Archives du Vatican, Polonia, XXXII, p. 85).

prouvée par 139 votes positifs contre 21 négatifs et 26 flottants ; cinq jours après, Dolfin, à la même majorité, est élu ambassadeur. En Pologne, cette nouvelle fut d'abord bien accueillie, le discret promoteur de l'affaire s'en félicitait , pressait l'arrivée du représentant de la seigneurie et promettait, au nom de Bathorv, la réciproque. Ces heureuses dispositions ne durèrent pas longtemps ; soit malentendu, soit interprétation arbitraire, le fait est que, le 25 janvier 1583, Possevino adressait à Lippomano une lettre où les précautions oratoires dissimulaient à peine le désaveu : quatre heures de colloques avec le roi, il a parlé « divinement », sa haine des Turcs égale son amitié pour Venise; quant à l'ambassade de Cracovie, Bathory voudrait y réfléchir encore, consulter les sénateurs; en pratique , le délai équivalait au refus; les relations entre la Pologne et Venise n'en restèrent pas moins amicales '. Une autre fois, dans une entreprise plus grave peut-être que la précédente, l'empêchement vint de là d'où émanaient naguère les encouragements. Le 27 mai 1583, après avoir formé et mûri de nouveaux projets, en vue probablement de la croisade, Possevino médite d'en faire part au doge de Venise et aux chefs du conseil des Dix ; les minutes de ces lettres, que nous n'avons pas retrouvées, sont au préalable soumises au cardinal de Côme. La réponse du Vatican fut singulièrement dure : ordre est donné au diplomate trop ardent de ne pas « s'engouffrer » dans des affaires de ce genre, les messages restent en portefeuille. Possevino prit en bonne part le charitable conseil: simple religieux , disait-il, il avait cru pouvoir imiter l'exemple de sainte Catherine de Sienne et de saint Jean de Capistran, mais à la défé-

1. Archives d'Etat de Venise, Sen. Secr , LXXXIII, p. 122, 130, v. ; Gerinaiiia, Dispacci, IX, p. 351.

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rence pour ses chefs il sacrifiait ses desseins, et l'obéissance lui servirait toujours de règle suprême.

Au milieu de ces nombreuses occupations, et tout en intervenant auprès de la reine Elisabeth en faveur du jésuite Bosgrave, ancien professeur de Yilna, qui gémissait dans la tour de Londres, Possevino trouvait encore des loisirs pour des travaux littéraires. L'année 1583 vit sortir de sa plume le commentaire sur la Livonie; l'année suivante le second commentaire sur Moscou et celui sur la Transylvanie. Les deux premières études sont imprimées et suffisamment connues, nous dirons quelques mots de la troisième encore inédite et provoquée par une noble émulation. Bathory tenait à sa cour, en qualité d'historiographe, le Vénitien Bruti, qui avait quitté son pays natal pour échapper aux rigueurs de l'Inquisition et professer librement ses opinions hérétiques. On devine que ses idées devaient déteindre sur ses écrits; son histoire de la Transylvanie, communiquée parle roi à Possevino, déplut fortement à celui-ci; aussitôt il songea à traiter le môme sujet d'une autre manière, les matériaux ne lui manquaient pas : les pièces officielles avaient passé par ses mains, lors du différend à régler avec l'Autriche; Bathory lui avait fait de précieuses confidences, et tout avait été scrupuleusement contrôlé sur place. Il se mit donc à l'œuvre, guidé, écrivait-il à Rome, par un quadruple motif: réfuter les assertions de Bruti, hostile au Saint-Siège et capable de brouiller la Pologne avec ses voisins ; donner à Bathory, sans en avoir l'air, d'utiles enseignements; insinuer au Vatican les mesures qu'il y aurait encore à prendre; enfin s'exercer dans ce genre de production littéraire et se faire lire par le jeune voïévode Sigismond. Quelques mois suffirent pour achever le travail, il est divisé en cinq livres dont les deux pre-

miers contiennent la description géographique et l'histoire du pays jusqu'à la moitié du seizième siècle; les guerres avec l'Autriche, l'invasion des hérésies et surtout de l'arianisme, l'avènement de Stéphane, l'introduction des jésuites forment l'objet du troisième livre; le quatrième est consacré presque exclusivement à Bathory, à son élection au trône de Pologne, à ses longues querelles avec l'empereur, aux soins prodigués au pays natal. Enfin le dernier livre esquisse le programme de l'avenir, examine les meilleurs moyens pour la conser- A'ation et les progrès de la foi en Transylvanie, dans toute la Hongrie, en Moldavie et en Valachie. Ce commentaire s'adressait à un nombre restreint de lecteurs, cependant l'auteur n'en redoutait pas la divulgation, pourvu que l'on supprimât, en différents endroits, la valeur de deux cents lignes et que l'on dissimulât les noms des personnages encore vivants. Cette précaution ne fut jamais prise, l'oubli remplaça le grand jour de la publicité K

Bien que Possevino ne fût pas également favorisé par le sort dans toutes ses entreprises, sa position à la cour de Cracovie n'en souffrait guère. Honoré de la confiance du roi, en renom de grand crédit au ^'atican, mêlé au monde diplomatique, il aurait dû s'imposer une extrême réserve, éviter les froissements avec les représentants officiels du Saint-Siège, et se faire pardonner sa profession de jésuite et sa brillante mission de Moscou. Si son caractère ardent, parfois même prime-sautier, se pliait mal aux retards et aux entraves, une discrète . réserve n'en était pas moins nécessaire surtout vis-à-vis d'un nonce comme Bolognetti. jNIéticuleux et concentré, celui-ci observait tout avec soin, sentait la main de

1. L'original autographe de ce commentaire se trouvait autrefois au Gesù de Rome ; nous en possédons une copie.

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Possevino dans des affaires qui en partie lui échappaient à lui-même ; mais ne pouvant s'en ouvrir à personne en Pologne, obligé de faire bonne mine au jésuite, il cumulait dans le secret de son àme un fond d'aigreur et d'antipathie. Les convenances extérieures dissimulaient ces sentiments, si bien que Possevino ne s'en aperçut jamais; il se livrait sans méfiance et ouvrait à Bolognetti « les archives de son cœur», pour nous servir de son expression originale. Lorsque le nonce fut nommé cardinal, des éloges pompeux furent adressés à cette « nouvelle colonne de l'Eglise », à l'élu de la Providence destiné à faire de grandes choses; le jésuite se crovait même si apprécié et si écouté qu'il prévenait le pourpré de conseils et lui suggérait, entre autres, d'éliminer de ses armoiries une innocente figure de femme, incapable de blesser la plus farouche pudeur. Ces épanchements facilitaient les investigations. Le nonce s'y laissait entraîner, et confiait ses impressions au papier. Ces notes prenaient ensuite le chemin de l'Italie, et c'est probablement le frère de Bolognetti qui les faisait parvenir au Vatican. Elles nous fourniront quelques traits. Rien ne trouvait grâce aux yeux de l'Aristarque diplomatique, à commencer par les allures de Possevino; il venait librement chez le nonce, lui parlait de son séjour à Venise, examinait ses livres, jetait des regards furtifs sur ses papiers, lui proposait même un jour de ranger ensemble la correspondance de Rome, et se laissait renseigner par des amis sur tous les détails de la nonciature. Les discours rivalisaient de hardiesse avec les manières : les voyages de Suède et les succès du Kremlin offraient une mine inépuisable; aux souvenirs du passé succédaient les projets d'avenir, Possevino ne comptait plus revenir à Rome, si ce n'est pour y fonder un séminaire militaire ou une chancellerie diplo-

matique; il s'oubliait de temps en temps jusqu'à lancer une pierre dans le jardin des prélats : « J'abats plus de besogne que les nonces, disait-il familièrement, et je coûte moins cher.» Passe encore pour les discours, passe pour les allures, mais pourquoi ne pas rester modestement et rigoureusement dans sa sphère ? Doué d'une surprenante activité d'esprit et de caractère, le médiateur des rois, le promoteur attitré de la croisade, aimait naturellement à négocier, à régler les situations, à chercher de nouvelles issues, et par la force même des choses, il empiétait parfois sur le terrain réservé aux diplomates officiels, c'était comme un nonce à côté du nonce, une roue dans la roue. En 1585, lorsque Bathory mûrissait l'expédition moscovite, Bolognetti constata plus souvent ces ingérences et elles le choquèrent davantage ; il sentait bien quel était le confident préféré des plus secrets desseins, il s'en prenait à celui-ci, à son esprit d'exclusivisme, ses discours étaient soigneusement comparés à ceux du roi, phrase par phrase, mot par mot ; à travers une critique sévère, on arrivait toujours à une conclusion défavorable au jésuite. Bolognetti se demandait alors si Possevino ne se montrait pas trop conciliant, si ses procédés ne créeraient pas des embarras, s'il ne compromettait pas le Saint-Siège? Quant aux supérieurs de la Compagnie, le nonce croyait savoir qu'ils voyaient de mauvais œil un jésuite engagé dans la politique d'actualité, qu'ils l'eussent volontiers éloigné de la cour et de la diplomatie. En attendant il fallait bien se mettre au diapason de Bathory; l'adversaire secret traitait amicalement avec Possevino, faisait son éloge, prenait son avis, et cette contrainte extérieure aggravait sans cesse la plaie saignante du cœur. Encore s'il avait l'ambition et le désir de parvenir, se disait le nonce, on aurait j)u le menacer d'une disgrâce ou lui

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promettre des distinctions, mais le jésuite avait fait vœu de refuser la pourpre et les mitres, les grandeurs n'avaient sur lui aucune prise K

Malgré leur caractère purement personnel, ces plaintes souvent inculquées devaient à la longue faire impression au Vatican ; peut-être le cardinal de Côme jugeaitil aussi l'activité de Possevino trop remuante pour le déclin d'un pontificat. Le fait est que des signes non équivoques de froideur commencèrent à paraître de ce coté. Naguère largement concédées, les facultés ecclésiastiques ne furent plus renouvelées après leur expiration; on écarta brusquement, comme nous l'avons déjà dit, les négociations projetées avec Venise sans même les avoir examinées à fond; quelques mois après, autre symptôme significatif : la pension de cent écus par mois est réduite à cinquante ; la pénurie du trésor pontifical, écrit-on de Rome à cette occasion, "réclame des économies, et le pensionné étant religieux doit savoir se borner, ce qui s'appelle, en style curial, andare positivamente. L'allusion était claire, Possevino l'accepta de bonne grâce : « Moins on me donnera, telle fut sa réponse au cardinal, plus je serai content;» une explication parut cependant nécessaire. Obligé d'avoir toujours un ou deux compagnons, de faire des voyages dispendieux, dans des pays sans ressources, s'il avait à subir des frais considérables, il se flattait au moins de n'avoir jamais manqué à sa profession religieuse de pauvreté. L'esprit pratique reprend le dessus, lorsqu'il ajoute qu'à l'avenir on se réglera d'après l'allocation. Une nouvelle entreprise de Bathory à laquelle Possevino fut mêlé provoqua un dénouement imprévu.

1. Archives du Vatican, Lctt. et incin. mss. ciel P. Possevino, II, p. 88, 15«; III, p. 269 k 289.

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