PREFACE. XV
et très honnête homme. Yous y trouverez ses idées sur l'éducation, et particulièrement sur l'enseignement de la g-rammaire. Je ne sais s'il avait raison ; mais il est toujours bien doux de penser qu'il y avait un homme qui savait du grec autant qu'homme de France, et qui était sûr qu'on pouvait l'apprendre fort bien en trois ou quatre ans, et que toute la syntaxe, tant latine que grecque, pouvait tenir en cinq ou six pages, un peu tassées. Il se peut, après tout ; et de ce que vous avez appris le grec, que vous savez admirablement, en un peu plus de temps que cela, à ce que je crois, il n'en faut pas conclure à mépriser l'excellent Dubner. Il était convaincu qu'on apprend une langue à la lire, à en lire beaucoup, à en lire des volumes avec une ardente vélocité, sans s'être attardé au fatras des grammairiens subtils et prolixes. A la vérité, il vivait depuis trente ans en France; il avait lu quelque millier de volumes français, et il abondait en solécismes considérables et en fautes d'orthpgraphe imposantes. Cela pourrait, à la rigueur, être retourné un peu contre lui. Mais il ne faut pas abuser des arguments ad hominem, lesquels sont trop peu charitables pour être probants, ou, du moins, pour être parfaitement légitimes.