‹ Papiers d'état du cardinal de Granvelle (volume 2)Chapitre 10 sur 77 · AU CARDINAL DE GRANVELLE, ARCHEVÊQUE DE MALINE · texte numérisé non relu

AU CARDINAL DE GRANVELLE, ARCHEVÊQUE DE MALINE

( Lettres de Morillon , I r 6 1 . )

Bruxelies, 8 juin i564.

Monsieur mon bon cousin, le roy mon seigneur me ha ces jours escript comme nostre sainct père le pape avoit envoyé à sa majesté, par le nonce résident devers icelle, les décretz et constitutions du concile général dernièrement célébré à Trente, et que jà sa majesté avoit donné ordre en ses royaumes d'Espaigne d'examiner iceulx décretz , poiur après y prendre la résolution et TefiFectuer comm' il se trouvera convenir au service de Dieu et au repoz publicque; m'enchargeant aussy sa majesté de semblablement les faire examiner par deçà, et après Tadvertir de ce que l'on trouvera dépendre de son o£Eice pour l'observance d'iceulx décretz par deçà, mesmes es poinctz que touchent la réformation. Et comme en ce, et toutes aultres choses, je désire satisffaire au bon plaisir et ordonnance de sa majesté, mesmes en chose tant saincte, juste et raisonnable, je vous envoyé avec ceste ung exemplaire imprimé des décretz dudict condle, vous priant et, de par sadicte majesté, requérsml bien affectueusement, de le tout veoir et visiter arec telz que bon vous samblera, «et délaissant les poinctz et articles <{iii concernent la doctirôe que nie doibvent estre miz en ukéneore dîsoAssion ou dispute , vous regardez comment et par quek moyens l'o» pourra mectre iceuk poîncftz, quant à la réformalion, en

* Le prélat, en réponse à cette lettre, sont insérées dans ses Mémoires, t. XIII, transnout à la princesse, dans les premiers f* 3o5, mais que nous ne croyons pas de^ jours d'août, différentes observations qui voir reproduire.

obser\'ance, pour en pouvoir thirerle firuict qu'il convient, ayant regard au bien de voz églises et au temps que court; faisant tellement dilligenter ceste négociation, que au plus tard en deans le jour de Saint-Jaques prochainement venant, ou plus tost s'il est possible, vous m'escripvez sur le tout vostre advis bien arraisonné , pour après estre examiné en advertir sa majesté, aflBn de prendre la résolution qu'elle trouvera convenir. A tant, monsieiur mon bon cousin, je prie le Créateur vous avoir en sa saincte garde. De Bruxelles, le viii juing 1 564.

L'entièrement vostre bonne cousine , MARGARITA.

Et plus bas :

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