MARIE. R
AD BARON DE BOLWILLER
(Mémoires de Granvelle, XV; SS-Sg.)
Baudonooort, 6 novembre i56à.
Il a des nouvelles d'Ëspagoe « sur le boa portement » du roi, la convalescence de la reine et le rétablissement de la santé du prince don Carlos; celui de Parme est pareillement rétabli. Philippe devait « aller passer le tems » au bois de Ségovie. M. de Chantonnay partira vers le i5 décembre pour son ambassade. Le cardinal de Altemps, « accompagné desavans^en loix et bons adoiipistrateurs de justice, • part pour sa légation des Marche?, et monsieur Borrommée se rend en son archevêché de Milan « et s'est mis à suivre une vie fort exemplaire par la communication des jésuites. » Tenue des états du royaume de Naples, qui ont voté un million d'écus au roi , payables en deux ans, et soixante mille au prince son héritier « pour « ses meijius plaisirs. »'M. doGranvdle a appris, par des lettres qu*dn lui écrit de Venise, que le sultan avait demandé au pape « l'envoi de cinq ou six bons théologiens » pour conférer avec des ininistres de la religion mahométane « pour, s'il « trouvoit lachre^tienné meilleure, se baptiser. » Le cardinal ne sait qu'en croire, mais il apprend de Rome « que deux Turcs de la maison ottomaQe » sont venus dans cette (Capitale et ont abjuré, et que, « pour avoir délaissé leurs biens, » le pape a donné à chacun d'eux « une chevalerie de Saint-Pierro^ » La flotte espagaoie doit
être mainteoant en Corse. Les États de Brabant n^ont point encore voté>es'sub< sides , et ils mettent à cet accord des coaditioos « dont sa majesté ferait p^a son «profita»