‹ Papiers d'état du cardinal de Granvelle (volume 2)Chapitre 59 sur 77 · A PHILIPPE H · texte numérisé non relu

A PHILIPPE H

Besançon » ao janvier 1 565.

(Je supplie très-humblement votre majesté de conserver pour elle seule les détails contenus dans la présente lettre^.)

Le président m*écrit que tout va au plus mal en Flandre , en insistant beaucoup pour qu'on sollicite votre majesté de réaliser au plus tôt un voyage qui ne remédierait sans doute que très-faiblement à toutes choses, mais sans lequel on ne peut absolument rien; je partage en tout point son avis. Il ajoute que dans le conseil on s'exprime parfois d'une manière très-libre , et sans que personne s*y oppose , sur la religion et les nouveaux sièges, quelques-uns des membres laissant même entrevoir assez clairement que la confession d'Augsbourg ne leur déplairait

' Cette dépêche est en entier de la main du cardinal.

tradiga nadie, muy suelto en lo de la religion, y contra las nuevas yglesias, y aun con mostrar algunos que la confession Augustana no les desplaze : si esto se dize de adônde deve venir el remedio, poco bien se deve esperar; y que los despachos ya se hazen, no por via ordinariade canceleria, y con sello, sino debaxo de sola firma de S. A. y no con los secretarios de V. M. por que no ap contrarolor; que las cartas que se escriven à. V. M. se faazen quales quieren los mas del consejo, con solo fin que no se ponga nada que dé mala opinion i V. M. de aquellos estados, que es enganarla, y alexar el reitaedio; y para que todo vaya en confusion, estan en despachar persona à V. M. que le haga una manera de protesta, caso que.no embie dineros para si fuere meîiester levantar gente, y si sin la presencia de Y. M. la juntan, y ay capitan gênerai, se verà Madama, y quiçâ- V. M. con embaraço. Havianse, quando yo alli estava, suspendido todas las lotherias, aun las dadas à iglesias y lugares pios, à dos effectos : uno, porque se faiziesse tanto mejor la grande, que

TBADUCnON.

pas. Si ceux-là parient ainsi qui doivent porter remède au mal, il y a peu d*amé- Uoration à espérer dans Tétat des choses. Quant aux dépêches, elles ne se font plus par la voie ordinaire de la chancellerie et avec le sceau, mais sous la seule signature de son altesse et sans Fentremise des secrétaires du roy , a6n qu'il n*y ait point de contrôleur; les lettres que Ton écrit à votre majesté sont rédigées dans le sens qui convient à la majorité du conseil, uniquement afin qu'il n'y paraisse rien qui puisse donner au maître une opinion défavorable des Pays-Bas: ce qui n'est autre chose que le tromper et rendre le remède impossible. En outre , et afin que la confusion soit portée au comble , ils songent à dépêcher à votre majesté quelqu'un des leurs chaîné de lui présenter une espèce de protestation , dans le cas où elle n'enverrait pas d'argent, s'il était nécessaire de lever des troupes. Or, si cette levée se fait en l'absence de votre majesté , et qu'il y ait un capitaine général, la duchesse de Parme et peut-être votre majesté elle-même se trouveront dans l'embarras. A l'époque où j'étais en Flandre, on avait suspendu toutes les loteries, même celtes qui avaient été accordées aux ^lises, ainsi qu'aux maisons de piété, et cela pour deux motifs : d'abord afin de rendre plus productive la grande

ha de servir por pagarlo dévide à la génie de guerra; la otra porque las pocas que entretanto se biziessen, como se hiziéron dos, se empleasse lo que se sacasse en las fortificaciones, como se hizo en Philippeville, y Charlemont; lo quai se guardaba este con tanto rigor, que ni al principe d'Ëvoli quisiéron consentir una por deshazerse de 3o,ooo scudos de vassilla, que queria emplear^en alguna compra que hazia. Agora se dan à mercaderes por interesse pariicular, y tengo 1 7 aqui que han corrido este ano passado^ y ay muchas mas. Tambien por mano de Schetz passan licentias de saca extraordînarias que se hazen escondidamente, sin que lo sepa el présidente, que hazen firmar à Madama; dizen que porprovecho pariicular, que si se émplea en servitio de V. M. aimque noesbuencamino, menos mal es. Dize que no se hazen ya consultas de officios, sino que se proveen escondidamente, y por dinero, que la ju^tia va muy decayda y mucho mas la religion.

loterie qui est destinée à payer Tarriéré de solde des troupes , ensuite afin que le petit nombre de celles c[ue Ton établirait par la suite (il y en a eu deux seulement) fussent utilisées au bénéfice des fortificatioBs/ comme on a &it à Cbarlemont et à Philippeviile. Cette disposition était maintenue si rigoureusement, que le prince d'Eboli lui-même ne put obtenir Tautorisation d'en fbrm^ une pour se défaire de 3o,ooo écus de vaisselle dont il voulait consacrer le produit à certaine acquisition qu'il avait alors en vue; aujourd'hui , en revanche, on les permet à des marchands, pour de simples intérêts privés, et j'en connais dix-sept qui ont eu lieu l'année dernière, sans parler d'un plus grand nombre d'autres. U passe ^ outre par les mains de Schetz des permis extraordinaires d'exportation qui se délivrent en cachette, à Tinsu du président, et qu'ib font signer à Madame. On dit que c'est dans un but d'utilité privée : si c'était pour celle de votre majesté , bien qu'une pareille manière d'agir ne soit .pas r^ulière, il y aurait pourtant moins de mal. Enfin, on ne traite plus en conseil la provision des offices, mais on en dispose secrètement à prix d'argent; la justice est en pleine décadence et la religion encore plus.

Le président prétend qu'il n'ose rie» écrire sur ce sujet à v^lre majesté , sachant

Dize el présidente que no osa escrivir cosa neguna sobre esto à V. M. porque dize que tienen sus correspondentias en Espaiia , por donde por qualquier via que sea lo viênen à saber todo, y que si lo entendiessen le matarian 6 echarian, y que notiene adonde acogerse fuera de aquellos estados, y que quiere retirarse de buen grado de todos, dexando por esto passar assi todo. Que las letras que él dicta en frances se reveen en consejo, adonde quitan lo que se les antoja, poipque V, M. no yenga. â saber la pura verdad por proveer, y que viendo esto manda anadir muchas copias, por donde podria V. M. ver mas ciaro lo que ay. No se si estas se leen à V. M. 6 si se le haze fiel relacion de lo contenido; en fin que se esta en la conlusion de quando alli estava el duque, mas que son otras personas que representan. No escrivo esto con gana de volver, porque se otras particularidades que passan, y que no podria ya, como van las cosas, estar alli sin manifesto peligro y negun provecho à su servitio; mas porque V. M.

que les seigneurs mécontents des Pays-Bas entretiennent en Espagne certaines corresppndadces au moyen descfuelles ils parviennent, d'une façon ou de l'autre, à tout savoir* et que si Ton venait à apprendre qu'il eût révélé la moindre chose, on attenterait à sa vie ou du moins on le chasserait du pays ; or, comme il n*a aucun asile hors des Pays-Bas, et qu'il veut se retirer en paix et bien vu de tous, il laisse les choses aller leur train. Quant aux lettres qu'il écrit en français, on les examine ail conseil « où l'on en retranche ce que l'on veut, a6n que votre majesté ignore constamment les désordres auxquels elle pourrait remédier ; aussi voyant cela, il fait ajouter plusieurs copies par lesquelles votre majesté pourrait se former une idée juste des choses; mais j'ignore si on lui en donne lecture ou si on lui rend compte fidèlement du contenu. Pour tout dire, en un mot, la confusion est aussi grande qu'à l'époque où le duc ' se trouvait dans ce pays, seulement les personnages sont changés. Si j'insiste sur ces divers points, ce n'est pas que j'éprouve le moindre désir de retourner en Flandre; car je connais encore d'antres particularités du même genre, et je ne pourrais plus, vu l'état actuel des afiaires,

' (Philibert-Emmanuel de Sttvoie?)

mire, pues tanto importa, por el remedio, que es impossible, como tantas vezes lo he escripto, sin la presentia de Y. M. y côn esta si, y sin difficultad, que todos acudirian i servir y à ganar gracias, y se desbaria su liga que no es contra mi, sino para que V. M. no pueda mandar sino lo que quisieren ; mas claramente lo veri despues. Fàcil cosa era desunirlos si el interesse particular de alguno no io buviesse estorvado; despues se entenderi, y succédera brevemente su desunion, aunque para que no sea se trabaje mas. Entretanto importa que no provea V. M. negun govierno de quantos vacan 6 vacaren, por tener mucbos suspcnsos , y con esperança y aun con algun fireno y firmar la opinion de su brève venida; y si no buviesse govemadores particulares, séria mayor la auctoridad de Madama y podria governar mejor, por donde se ve que el dififerir de proveer no dana, y es claro que àntes estorvan al govierno pùblico los que lostienen, que no aprovechan en mucbas cosas, por las pretentiones que tienen

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y demeurer sans danger manifeste, ni travailler efficacement au service de votre majesté; mais c*est afin quelle daigne aviser au remède si nécessaire désormais, remède impossible en son absence, comme je le lui ai souvent écrit, et qui deviendrait, çlle présente , aussi simple que facile. Dans ce cas , en effet, tous les seigneurs mécontents lutteraient d'efforts pour se rendre utiles, afin de gagner les bonnes grâces du maître, et dissoudraient leur ligue, qui n'est point formée exclusivement contre moi, mais a pour objet d'assujettir la volonté de votre majesté à la leur propre, comme elle le verra clairement plus tard. Cétait chose facile de les désunir, si l'intérêt particulier de certains hommes n'y eût porté obstacle. Plus tard on le comprendra mieux , et l'on verra s'opérer cette désunion malgré tous les efforts tentés pour la prévenir. En attendant, il me semble de grande importance que votre majesté ne pourvoie aucun des gouvernements vacants, ou à vaquer, afin de tenir en suspens un grand nombre de compétiteurs, d'entretenir les espérances de chacun d'eux, et leur imposer en même temps par l'appréhension de son prochain voyage; en outre, s'il n'y avait point de gouverneurs particuliers des provinces, l'autorité de Madame y gagnerait infailliblement et son administration deviendrait plus facile; ce qui prouve qu'il n'y a

particulares, y no que no sean todos muy leales, que por taies los tengo. Y si viniesse V. M., y de principio mostrasse no querer atender i otra cosa que à proveer à la administration de la justifia, y buena orden y bu0n goviemo, que es cosa tan dévida, visitando las prcfsdntias, entendiendo i las quexas y sûplicas que diessen, todos la adorarian, y las villas que pueden mas sobre todo; y teniendo dinero , o crédito, ternia Alemanes cath61icos de las tlerras del archiduque Ferdinando, que podria traher Polwiler y otros, que jurado que huviessen que harian lo qucV. M. mandasse, y tanto mas no siendo empleados por cabeças, los que dependen de otros que de V. M., y teniendo gente de guerra y govemândose con prudentia, podrian despues venir Espanoles quantos V. M. quisiesse, quanto mas que començando por donde digo, espero que se podria reduzir todo blandemente, y sin que fuessen menester armas.

Aqui va todo razonableoiente , sino que el présidente es viejo, y

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aucun inconvénient à différer la provision de ces offices, dont les titulaires nuiseot plus qu'ils ne servent au gouvernement général en une foule de circonstances, à raison des prétentions des uns et des autres et non par faute de loyauté, car je les tiens pour irréprochables sur ce poiht. Or, si votre majesté, venant dans ce pays, témoignait dès le principe ne vouloir s'occuper d'autre chose que de pourvoir au maintien de la justice et du bon ordre, ce qui est son devoir le plus essentiel, visitant les provinces diverses, accueillant les suppliques et les plaintes qu'on lui adresserait, tous seraient à ses genoux, à commencer par les cités les plus influentes; en outre, avec de l'aident ou du crédit, elle aurait à sa disposition les Allemands catholiques des terres de l'archiduc Ferdinand et autres, que Pollwiller pourrait lui amener. Or, en leur faisant prêter sei:ment d'obéissance à votre majesté, s'abstenant surtout de confier le conmiandement à des officiers qui dépendraient de tout autre que d'elle-même , en se produrant des troupes et agissant avec prudence, on pourrait faire venir ensuite autant d'Espagnols que l'on voudrait, d'autant plus qu'en suivant dès le principe la marche que j'indiquais /tout à l'heure on aurait l'espoir de rétablir Tordre insensiblement, et par douceur, sans avoir recours aux moyens violents,

la justieia no va del todo como convemia. Y me habla el fiseal de très coQsejeros que sospecha non son limpîos en la religion y aunque mis amigos ; y de uno que se tiene qua^i por pariente mio suspecha mas^ porque tiene una mujer que es de lugar muy suspechoso, no destos estados ny de los de Y. M.; y assi en lo de la religion se moderan en el parlamento las sententias de las justitias subaltemas. He advertido el présidente, que me dize mirar en ello y en otras cosas de que le he advertido. Quieren dezir algunos que he puesto en el parlamento los que he querido; engananse, que el parlamento nombra los que han de ser, y por parte de V. M. se escoge de très uno, y mudias vezeS los que el mesmo parlamento, el principe de Oranges, M. de Vergy y otros encomiendan, si tienen las qualidades, y se ha siempre hecbo en la consulta. Una cosa tienen , que se embaraçan y occupan en tantas cosas fuera de lo que convernia, que con esto no les queda tiempo para attender al principal cargo; y en lo que se quexàron sels anos ha los estados de la justitia, que havia cosas que

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Ici tout va passablement, excepté que lé président^ est vieux , et que la justice ne marche point comme il conviendrait. Le fiscal m*a parte même de trois conseillers qu'il soupçonne de ii*étre point parfaitement purs en la foi , bien qu'ils soient de mes amis; il en est un autre qui passe presque pour être de ma famille, et dont il se défie encore davantage, parce qu'il a pris femme dans certain pays fort sujet à caution, mais qui ne fait point partie de cette province; ni même des états de votre majesté. Aussi le parlement se permet d'adoucir, en matière de religion , les sentences rendues par les tribunaux inférieurs; j'ai appelé sur ce point l'attention du président, qui m'a promis d'y veiller, ainsi qu'à d'autres choses que je lui avais également recommandées. Quelqties-uils m^accusent d'avoir placé au pariement les sujets qui me convenaient; mais ils sont dans une erreur étrange, car cette cour choisit ses membres, prenant, au nom de votre majesté, un candidat sur trois, et très-souvent

' (Du parlement de Dole.) C'était Pierre Desbârnes, qui mourut octogénaire le 8 juin i565.

emeudar, han r^pondido sobre lo que tocava é justitias subalteraas y no à lo délias y del parlamento. Algunas cosas voi notando, para accordarlas déçues porque se mire en ello» si paresciere convenir, porque el solo respecto de la justicia es el que tiene este estado en pié; de otra manera, como los nobles son pobres por la mayor parte, y bulliciosos, y quieren segûir sus apetitos, y son amigos de su voluntad, si no fuesse el respecto de la justicia, cada dia harian cosas que darian embaraços, como veemos que lo hazen algunos, por baver alguna mas remission de lo que convemia, y si viniesse à faltar este présidente de Dola séria menester mirar mucho en la provi^on conveniente â este cargo.

Haviendo escripto fasta aqui, be tenido carta que el présidente Viglio ba estado â la muerte, que le sobrevino la manana, vistiéndose y estornudando , apoplexia; estava ya mejor â las quatro. Si le perdiéssemos, lo de Flandres estaria aun peor. Escrivenme que M. d'Egmont va à V. M. por solicitar su venida. Puédele V. M. con la verd^d

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celui qu'elle-même, le prince d'Orange, M. de Vergy ou tout autre prot^e d'une manière spéciale, et ce choix a été mis constamment en délibération. II y a pourtant une chose à reprocher à ceux qui composent le parlement, c'est de s'occuper, de s'embarrasser mal à propos d'un si grand nombre d'affaires qu'il ne leur reste plus de temps pour vaquer à leurs occupations principales; aussi, lorsque les Etats représentèrent, il y a six ans, les réformes que rédamait l'administration de la justice , la cour de Dole répondit sur ce qui concernait les tribunaux subalternes, mais non sur ce qui intéressait sa responsabilité personnelle. Pour moi, je tiens note de certaines choses sur lesquelles j'appellerai plus tard l'attention, afin qu'on en prenne souci, s'il est jugtf convenable : car c'est la seule considération de la j.ustice qui maintient cette province dans une situation satisfaisante. De toute autre manière, en effet, comme la noblesse est pauvre pour la plupart, turbulente, encline à suivre ses appétits et amie de sa volonté propre, si elle n'était retenue par la crainte de la justice, elle se laisserait aller chaque jour à des démarches qui nous causeraient d'étranges embarras, ainsi que nous le voyons déjà faire à quelques-uns de ses

scruptar quan de su parte he siempre estado, y desenganarle de muchas cosas. Los coDsejos que Renard le darà aili no seràn muy à propôsito.

S. C. R, Mm etc.

Yo me estoi aqui todavia, ny pienso moverme destos estados si no succède algo que me haga tomar resolucion^ 6 no me manda V. M. otra cosa, intes del mes de augosto. Veré entretanto que camino tomari el mundo, y serviré en lo que pudiere y aicançare sinruydo, confiando en la palabra de V. M., que mirarâ por su auctoridadi y por lo que me conviene , pues padezco lo que V. M. puede ver por su servi tio.

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membres^ par suite du relâchement qui existe sous certains rapports; en conséquence, et dans le cas où le président de Dole viendrait à manquer, il faudrait apporter une grande circonspection dans le choix de son successeur.

Grave indisposition du président Vi^us , qui a failli succomber à une attaque d apoplexie. Sa perte serait une véritable calamité pour les Pays-Bas. Si le comte d*Egmont va en Espagne, Granvelle prie le roi de lui ccrti&er qu'il n a cessé de plaider sa cause auprès de lui.

P. S. Je reste provisoirement en Bourgogne, et ne pense pas sortir de cette province avant le mois daoût prochain , à moins de quelque incident qui change ma détermination, ou que votre majesté ne me donne des ordres contraires. Ep attendant, je verrai quelle tournure prendront les afifaires, cherchant à me rendre utile autant que possible, sans ostentation ni bruit, plein de confiance dans la promesse que votre majesté m'a faite de veiller aux intérêts de son autorité et de défendre les miens propres, aujourd'hui surtout qu'elle peut voir ce que je souffre pour le bien de son service.

* Allusion k ceux de la maison de Rye.

AL REY D. FELIPE II

(Mémoires de Granvelle, XVI, 87-93.) s . BesanzoD, à lo de enero i565.

A todas las cartas de V. M. he respondido, y las postreras fuéron las que me truxo M. de Chantonnay mi hermano sobre la negociacion de la liga con Suyços por el estado de Milan. Y havri poco mas de quinze dias que de don Gabriel de la Cueva , govemador de Milan, recebi cartas, por las quales me escrivia que havia embiado el conde Juan Anguisola y el senador Molina i los Suyços , para que juntamente con el Bosso que alli esta, tractassen en ]o de la liga, conforme à la instruction que para esto ténia de V. M. , de la quai me embiô la copia, con dezir que V. M, les encargava que comigo correspondiessen en esta negociacion, pidiéndome sobre ella mi parescer, pues en la dicha instruction hazia V. M. mencion de haverme

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