LE ROI FERDINAND
A SIMON RENARD, AMBASSADEUR EN ANGLETERRE. (Ambassades de Renard, III, 76.)
Sans date [novembre i 553 ].
FRAGMENT DE LETTRE
Le roy des Romains.
Très-chier et bien amé : Receu avons voz lettres du vme de ce mois et par icelles, oultre l'excuse que nous faictes de n'avoir plustost escript, laquelle [recongnoissons] pour souifisante, entendu bien
particulièrement [les bonnes nouvelles de] la continuation [de] prospérité des affaires de la royne [d' Angleterre, madame nostre bonne seur et cousine , [ ainsi que ] la fructueuse fin q[u'a mis] le parlement mesmes quant aux affaires de la religion, dont faut encoires espérer plus de fruit pour l'advenir, ainsi que le contiengnent vosdictes lettres. Et comme nous avons singulier désir de tousjours entendre le succès, vous ne nous sçauriez faire service plus agréable que de continuer à souvent nous escripre; principallement aussi pour ce que vosdictes lettres, entre autres choses, font mention ledict parlement avoir conclud la restitution de la messe et cérémonies ecclésiastiques, selon qu'elles estoient au temps du feu rov Henry. Nous désirons bien sçavoir particulièrement et d'avoir plus d'esclarcissement sur cecy, et de Testât ouquel se treuvoient lesdictes affaires de la religion au trespas dudict feu roy Henry, et le changement que depuis il y avoit esté fait. Le semblable sur ce qu'escripvez des traverses que le roy de France procure bailler à ladicte dame royne, par le moyen des Irlandois qu'il entretient en parcialité, nous en désirons aussi avoir plus de particularité, et quelle jurisdiction ledict feu roy Henry, aussi le dernier trespassé , ont eu [sur les]dicts Irlandois, et ce qu'ilz y ont possédé, et doibt encoires posséder présentement de droit ladicte dame royne , avec autres particularitez que congnoistrés nous povoir donner plus d'esclarcissemens sur les deux pointz susdicts. Vous n'obmectrez aussi toutes occasions que s'adonneront faire nos très-affectionnez [recommandations à la royne, madame nostre bonne seur et cousine ]