‹ Papiers d'état du cardinal de Granvelle (volume 3)Chapitre 43 sur 127 · G. DE VERGY · texte numérisé non relu

G. DE VERGY

L'AMBASSADEUR RENARD

A L'EMPEREUR

(Ambassades de Renard, III, 182-1 85)

Londres, i3 octobre i554-

Sire, puys le retour du roy en ce lieu de Londres, que fut la veille de la feste Sainct-Michiel dernier, le peuple de ceste ville de Londres s'est fort remis de l'insolence dont il usoit auparavant, et commence gouster la bonté et doulceur dudict sieur roy, l'honneur et bien que reçoit le royaulme de l'aliance, le repos et tranquillité qu'en deppend et le proufïit particulier qu'en advient. La noblesse semblablement se commence accommoder et converser avec les Espaignolz, admirant l'humanité et vertu dudict sieur roy, de sorte que les choses sont plus paisibles qu'elles ne souloient estre et seront, si l'on use de bon conseil pour encheminer ce qu'il convient pour l'ordre et forme que le naturel de par deçà conseille et démonstre. Et certes, sire , au commencement il y a eu plus de difficulté, pour ce que l'on a voulu traicter les affaires par voie non correspondant, et pour non s'estre entendu: car depuys que l'on a communicqué avec le conseil sur les difficultez des logis, l'on y a donné tel ordre que les habitans de ce lieu ne font tant de difficulté de loger comm'ilz faisoient, tellement que tout gist à présent sur quelque excessiveté des louaiges des maisons, que se réformera.

Vray est que les héréticques ont tousjours à cueur le point de la religion, et sont estez fort troublez des articles que l'évesque de Londre a faict imprimer et publier (le substancial desquelz est cy-

joinct I), signamment pour la forme et nom d'inquisition soubz lequel ilz sont conceuz: mais, quelque murmuration que l'on en face, si est-ce la publication passé avant , et ne peuvent rien estant madame Elisabetz reserrée, si n'estoit qu'il z eussent un chief et teste qui commencea quelque tumulte : ce qui n'est facile, pour ce que entre les seigneurs et gens de la noblesse et de crédit et administration, il y a telle partialité que l'un ne se fie de l'aultre ; et mesme les seigneurs quilz ont pension du roy font telz et si bons offices es contrées et provinces du royaulme où ilz ont charge, que l'on ne oye dire sinon que le peuple est content de l'aliance et s'en resjouit, ce que divertit les maulvais de leur intention et les révocque de l'exécution d'icelle.

Et gist à présent tout l'espoir des maulvais sur le conte de Arondel, qu'ilz dient tenir inimitié avec le chancellier et les chamberlant et contrôleur de la royne , estimant qui procurera le mariaige de son filz avec ladicte Elisabetz, et se déclairera contre ledici chancellier; mais ceulx qui le congnoissent, comme ilz le jugent de peu de cueur, qui n'est bien voulu de la noblesse, qu'il a des conditions estranges, qu'il est haultain et superbe : ainsin ne peuvent-ilz présumer qui se voulle déclairer, ne qu'il ose faire, pour ce mesme que le chancellier m'a dict que les contes d'Arby et de Oudincton luy ont déclairé qu'ilz s'emploieront pour luy contre ledict comte d'Arondel.

Aussy y a-il l'ambassadeur de France et de Venize qui se meslent de practiques, par plusieurs espíes qu'ilz ont ordinairement avec ledict ambassadeur de Venize, tant Angloys que Italiens, entre lesquels l'on m'a nommé Bartholomé Compaigne, Bernardin que vostre majesté congnoît, ung serviteur du Palavezin, qui sollicite une pen-

1 Voir Ambassades de Renard,! III, <> Excussa Londini, per Joannem Cawo-

f°* 259 à 26/L Voici le litre de cette pièce : «dum, regiae majestatis typographum ;

« Capila quaedam ab Edmundo Londinensi « anno i55/j , mense septembre » Au sur-

« episcopo edita, de quibns cognoscere vo- plus, Edmond Bonner, évêque de Lon-

< luit cognitores suos in publica hac in- dres, s'est rendu tristement célèbre par ses

« quisitione quam tum Londini, tum per borribles persécutions contre les réformés

universam provinciam suam, insliluil. d'Angleterre.

sion par deçà, ung nomme Baptiste, et aussy, a l'-on adjouslé, Mario, Néapolitain, et plusieurs aultres quilz font offices telz qui peuvent pour semer faulces nouvelles et altérer le peuple , mesdisans des Espaignolz; mais le remède y est prompt pour les expulser du royaulme. Ainsin, sire, les choses se vont accommoder : à quoy sert la saison de l'hiver, et ce que en la court Ion y danse souvent; que íes Espaignolz et Angloys commencent à converser les ungs avec les aultres, et prouffitent à ce que le roy s'est résolu pour retenir aulcungs Angloys de sa maison, et se servira d'eulx comme de ceulx qu'il a jà à son service; et n'y a personne que puisse imaginer que Dieu ait voulu ung si grant manaige et de telz princes, pour en espérer sinon ung grand bien publicque pour la chrestienté et pour restablir et asseurer les estatz de vostre majesté troublez par ses ennemis. Et si le bruict qui continue est véritable que la royne soit enseincte1, et dont il y a grande apparence, toutes querelles et controverses de ce royaulme sont appaisez , et est-Ion hors de la difficulté de la succession de la coronne.

Et m'a grandement despieu d'entendre que l'on ayt publié en la court dudict S1 roy qui iroit deans quinze jours en Flandres, et abandonneroit ce royaulme : car, encoires que je crois que ledict S1 roy n'ayt telle volunté , si est-ce j'ay crains qui ne vînt aux oreilles de la royne ou de ceulx du conseil , qui les pourroit altérer, comme vostre majesté scet, signalment les catholiques, quilz prennent cueur de la présence dudict Sr roy contre les maulvais; et ne puys croire que vostre majesté le treuva bon avant le parlement, avant la résolution de tous affaires, que se peult faire avant les festes de Noël. Et jà est publié ledict parlement pour le douzième du moys prouchain, où le faict de la coronation, sans préjudice de succession à la coronne, se pourra mectre en avant et conclure, et ladicte coronation faire au moys de janvier.

La venue du cardinal Pôle se pourra déterminer, et jà les contes d'Oudincton, ses frères et parens, offrent de l'aller querré et conduire

Cette attente se trouva vaine : c'était le commencement d'une hydropisie.

seurement; et selon que Paiget me dict hier, qui! est de retour, si ledict cardinal dispense généralement et avant toute œuvre ceulx quilz tiennent les biens ecclésiastiques, et qu'il commence sa légation par ce bénéfice, son voiaige sera fructueux, sinon il ne voit moien que le parlement consente à dispute particulière desdicts biens, ains luy empeschera l'elfect de faultre. Davantaige, si la guerre continue, l'on prendra résolution si vostredicte majesté se vouldra servir d'Angloys, et en ce cas ledict Sr roy en aura aultant qui vouldra, et pourra-Ton induire la royne et les estatz à quelque contribution; et jà le grand trésorier a déclairé qu'il convenoit aider et assister vostre majesté contre les Françoys; et sur ce l'on a conclud que les bateaulx de guerre se mectront en réparation et bon ordre pour s'en servir.

Les grans seigneurs du royaulme viendront tous audict parlement, où ledict Sr roy prandra congnoissance d'eulx, et peu à peu les choses prandront le progrès que Dieu a ordonné; et sur le moys de febvner, si ledict Sr roy désire de passer par delà, l'occasion y sera, et sera à contantement du royaulme et de la royne; par le contraire, si se part avant ledict temps et sans occasion prégnante, je prévois tant d'inconvénians qu'en viendront, que l'absance se porroit contorner à domaige, détriment et desréputation irréparable. La religion sera subvertie, la personne de la royne sera en danger, le parlement n'aura lieu; de l'yssue certainne incertain retour se recepvra; l'on donnera lieu aux practiques françoyses, que pourroient passer si avant que le royaulme seroit en faveur de France pour estre soubstenu, et scet vostre majesté ce que le duc de Nortunberlant y practiquoit, ce que Cortenay et madame Elisabetz y traictèrent pour estre aidez , y aians jà solliciteurs exprès; une haine se engendrera entre les nations que sera immortelle; les peys en pourront recepvoir intérestz et préjudice notable; fon dira que l'on n'a sceu joyr ny tenir ce qu'estoit en main; l'on animera les partiaux. La saison est telle pour l'estat présent de la république, que constance est requise et bon conseil, sans ce que l'on se laisse persuader d'aulcungs quilz [sont mehuz] parressentemens particuliers ou pour particulier respect, ou pour non estre ac-

commodez , ou pour n'estre du tout en telle liberté qu'ilz voulclroient, ou pour aulcune passion , que Ton oblie ce que convient au bien publique. Joinct que l'affection que la royne a monstre à vostre majesté et ledict Sr roy est telle, qu'elle mérite d'estre respectée; et mesmement s'est chose considérable de non désunir une alliance et amitié qu'est si grande, si conjoincte et si correspondante entre lesdicts Sr roy et royne : que sont raisons que me font descroire le bruict que dudict partement s'est semé, que je touche notamment à vostre majesté pour le debvoir que luy doys , me remectant tousjours à ce qu'elle en arbitrera pour le mieulx.

L'évesque de Londre publia lesdicts articles sans le sceu ou participation desdicts Sr roy et dame ny du conseil; et, comme l'on luy demanda comm'il s'advanceoit sans les communiquer, il dict que s'estoit chose deppendant de son office et jurisdiction; qui sçavoit bien que, les communicquant audict conseil, il y eust eu contrariété et empcschement, qu'il [l']avoit fait pour le service de Dieu; que, quant il est question de la religion, l'on y doit procéder réaiment, sans crainte : allégant les exemples du Vieux Testament, et que Dieu aidoit ceulx quilz maintenoient ses loix, observoient ses commandemens et luy adhéroient.

Les Françoys, pensans surprandre le sieur don Fernande de Gonzaga ou passaige de Calaix, mirent en mer neufz bateaulx de guerre; mais, comme ils se hastarent trop tost et que l'on les descouvrit, ilz ont demeuré entre Calaix et Dover sept ou huitz jours; quoy entendant la royne et le conseil, l'on envoia l'admirai devers l'ambassadeur de France, pour luy remonstrer que l'on entendoit que ledict passaige demeure neutre et que le roy de France le consente , aultrement, s'ilz y faisoient prinses , l'on tiendroit icellespour rompture de paix ; et oultre ce , l'on a fait armer cinq navires pour y envoier, pour secourir et aider celles quilz sont jà oudict passaige; et aussy l'on a escript à Vothon pour traicter la mesme négotiation devers le roy de France.

J'entend que don Pero Lasso n'a treuvé à propos la responce que

PAPIERS D'ÉTAT. IV. l\\

Fon luy a faict sur ce que demandoient les roy et royne de Bohême, disant que ledict Sr roy de Bohême ne la prandra de bonne part; et tiens que vostre majesté pèsera combien il emporte que la bonne intelligence continue, l'inconvéniant que peult advenir de la disjonction, le mal que jà la suspition l'on a qu'il y eust discorde a faicte , sur laquelle il semble les polentaulx de la Germanie s'estre plus [facilement] eslevez et avoir traictez avec ledict roy françoys; que lesdicts Françoys n'ont grand refuge ny espoir, si ce n'est en la Germanie, pour ce qu'dz entendent que les ducz de Clèves, de Virtemberg, de Bavière et aultres tiennent ligues avec ledict Sr roy de Bohême; et pour tant plus fomenter ladicte suspition , ledict roy françoys a proposé, comme l'on dict, pour moien de paix qu'il consentiroit que l'on donnist la duché de Milan audict roy de Bohême; et pèsera vostre majesté si la saison veult que Ion dissimule le passé, temporise le présent et asseure l'advenir, et que l'on respecte que le faict est entre grands princes , potentatz et alliez , et que tumbant les choses en extrémité, ladicte royne.de Bohême s'en pourroit ressentir: ne me veullant davantaige eslargir pour ce que la matière altère ung lien commun dont deppendent discours notables, signantement que l'empire tumbant es mains dudict Sr roy des Romains, si l'intelligence n'estoit bonne, il en pourroit sailir querelles dangereuses, et mesme sur les prétensions des drois de succession ou de légitime , que ne se termineroient par voie ordinaire, sinon extraordinaire; et jà a-l'on semé que l'on avoit promis audict sieur [roi de Bohême, par son traité de] mariaige, les pays d'embas ou ladicte duché de Milan. Icy se publie qu'il y ait rnaulvaise intelligence entre les sieurs duc de Savoie, don Fernande Gonzaga, Baptiste Gastaldo et aultres capitaines de vostre majesté, et passe si avant que les ministres dudict sieur duc et don Fernande ont , tant verbalement que par escript, publiez les conseils de la guerre à la charge et descharge de l'un et l'aultre , l'un prenant l'honneur, l'aultre chargeant l'aultre de ce que l'on a réputé pour faulte ; et l'ambassadeur de Savoie en a baillé quelque escript sur ce qui dict avoir entendu que Musy, agent

dudict don Fernande, avoit publié du succès de la monlaigne de devant Landrecy et des conseils de guerre; el quant les enfans dudict don Fernande sont esté de retour en ceste court , rencontrant l'ambassadeur dudict Sr duc, ilz luy ont faict démonstration ouverte de maulvaise intelligence, eulx détournans pour non le rencontrer ou saluer; et m'a-l'on informé quii y a quelque mescontentement du coustel dudict Sr duc de Savoie pour l'adjonction dudict Sr don Fernande , pour la pension qui prétend, et pour les gens de guerre que l'on dict estre sur ses terres, et qui désire s'en aller, estant le camp rompu et après avoir visité ledict Sr roy : ce que j'ay adjousté aux présentes, à ce que vostre majesté entende les particularitez quilz se dient, et mesme que les résolutions prinses ou conseil de guerre de vostre majesté sont esté par contradiction plustost que par union.

L'on a advis certain que les Françoys ramassent tous les bateaulx de guerre qu'ilz peuvent en la Normandie , et par le rapport de ceulx quilz ont envoie l'advis, ilz mectront ensemble trente navires. L'occasion n'est certaine , sinon que l'on discoure qu'ilz envoient en Escosse le vidame de Chartres x avec quelque nombre de gens de guerre, ou qu'ilz s'arment pour les flottes qu'ilz jugent debvoir passer et repasser tant d'Espaigne que de Flandres, ou pour empescher le passaige dudict Sr roy, dont Ion a eslevé grand bruict. Aultres estimoient que se fût pour courir sur les pescheurs, entendans quilz ne sont gardez; et joinctement l'on entend que tous leurs deseings tendent pour troubler ou mutiner ce royaulme, soit par les mesmes Angloys, ou aultres occasions ducoustel d'Escosse ou d'ailleurs qu'ilz inventeront, estimans que troublans ce royaulme, ilz se joindront avec l'une partie, ce que Janetins, Espaignol, venant de France, m'a conferme

Le chancellier fit, il y a quinze jours, ung sermon publicque en la chaire de Sainct-Pol , où tous ceulx du conseil assistarent , oulquel a touchit toute l'erreur des héréticques et avec si grand artifice déduict la matière, que son sermon fut fort bien prins par les y assis-

1 François de Vendôme

Ai.

tans, qu'estoient en nombre de plus de dix mil personnes, comme l'on l'a récité , et toucha avec grande discrétion et convenance le point du mariaige, les louanges des Sr roy et royne et le faict de l'aliance; et quelque sermon qu'il ait faict, l'on m'a dict qu'il a quelque remort * de ce que l'on ne luy a donné pension ny usé de libéralité , comme à d'aulcungs envers lesqueulx l'on dict avoir remis

quelques présens; etest fort2 en toute chose concernant la police,

ce que m'a conferme le grand trésorier.

Les lettres de la convocation du parlement sont esté pourjectées sur la vielle forme dont l'on usoit ou temps du roy Henry septième, pour avoir en icelluy gens de bien catholiques et à propos; et selon ce ceulx de Londre, en publicque assemblée, ont choisiz quatre personnaiges que l'on tient estre fort saiges et modestes.

L'on a treuvé et prins celluy qui composoit et faisoit imprimer les livres diffamatoires, et les faisoit imprimer en une ville impériale près de Brabant, comme je tiens ledict Sr roy l'aura faict entendre

à vostre maj esté 3

Le roy de France est après comme il pourra induire son peuple pour contribuer le taillon , qu'est l'acreut du tier des tailles ordinaires, qui se demande en l'extrême nécessité; et jà cois que l'on ait voulu persuader au connestable que l'on pourroit secourir Sienne de nouveau, si est-ce il ne l'a creu pour la saison et pour faulte d'argent. L'on parle icy diversement des diètes quilz s'assemblent si souvent en la Germanie; et m'a dict ung millord que vostre majesté fera trèsbien d'envoier gens d'esperit à celle qui se doit tenir à Francfort, pour entendre ce que se proposera, et pour secrètement conclure entre les potentaulx : car il entend que ce ne sera à l'advantaige de vostre majesté ny dudict Sr roy, ains contre son autorité, et pour tousjours entroblir4 l'administration et disposición des affaires de la Germanie; et plaira à vostre majesté noter que personne des princes n'a envoie visiter ledict Sr roy, qui demonstre l'intérieure dévotion et affection.

1 (Ressentiment.) 3 V. Ambassades de Noailîes, III, 352.

2 Mot illisible. " Troubler, entraver.

Ung amy m'a adverty que les Françoys sont après pour, au plus

tost que la saison le permeclra, faire une nouvelle sallie et se mectre

en campaigne, avant que vostre majesté soit preste, pour entrer en

Brabant, et que là gist la résolution du connestable.

L'ambassadeur de France m'a envoie son secrétaire pour me prier d'escripre à vostre majesté pour ung passe-port, pour ce que le roy de France l'a révoqué et en envoit ung aultre; aulquel j'ay dict qu'il n'estoit de besoing, puysque l'on tenoit neutre le passaige de Calaix, et néantmoins que j'en escriprois à vostre majesté pour sçavoir son intention ; et puysque ledict passaige est neutre , si sembloit bon à vostredicte majesté luy accorder, pour en obtenir aultres pour faire passer en Espaigne aulcungs ministres dudict Sr roy, comme Portille et aultres quilz m'en ont parlé, se seroit gaigner l'advantaige : me

remectant à ce qu'il plaira à vostredicte majesté en ordonner

Sire, comm' il y a huit moys que n'ay receu argent de mon traictement , en quoy j'ay pourté grans fraiz du mien pour la réputation et promotion de la matière que l'on a traicté , je supplie très humblement à vostre majesté ordonner que je soys paie de l'ordinaire, estant tant en arrière que ne scez comme m'en acquitter, si vostre

majesté n'y remédie par quelque adjude de coste. A tant, etc

De Londres, le i3 d'octobre i 554.

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