‹ Papiers d'état du cardinal de Granvelle (volume 3)Chapitre 58 sur 127 · CLI · texte numérisé non relu

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EL OBISPO DE ARRAS

(Mémoires de Gran velie, V, 5i. )

Bruselas, à 6 de julio 1 555.

Católica magestad, Hé recebido tanto favor con la carta que vuestra magestad n'a sido servido scrivir me de su mano, de i 9 del passado, mostrándose por ella contento de lo que por nuestra parte se ha hecho en Gravelines, y el testimonio de la voluntad que vuestra magestad es servido tenerme, que, ahunque Dios me huviesse hecho merced de poner la vida en servicio de vuestra magestad, pensaria haver hecho poco; á lo menos soy cierto que estos señores que allí estavan, y yo, havemos procurado , quanto ha sido possible, que la reputación

1 Le prélat expose à Philippe que lui et les autres plénipotentiaires de l'empereur ont fait tout leur possible aux conférences de Gravelines (Marcq) pour amener la conclusion de la paix. Si leurs efforts sont restés infructueux, ils ont eu du moins la satisfaction de voir les médiateurs anglais demeurer bien convain-

cus que la faute en était aux commissaires députés par le roi de France. Au reste , tout espoir n'est pas encore perdu , et rien n'empêche que les négociations ne se renouent quelque jour pour être amenées à une heureuse fin. Les fortifications sur la Meuse sont presque terminées; les Français continuent leurs pratiques en

de vuestras magestades se guardasse, y que, ó se viniesse á lo que se desseava de tractar paz, ó que, dexándose de tractar, se cargasse la sin razón sobre los que la tenian, que son los Franceses; y tengo por cierto que el legado y essos señores Ingleses van bien persuadidos que ha faltado por los Franceses de tractarse; y podrá ser, pues que la negociación queda asida, y no rota ásperamente, que deste principio, y con los buenos successos que Dios será servido dar á vuestras magestades, nazca brevemente el bien tan desseado y necessario de la paz, con tanto que baya en este medio con que sostenerse, lo qual de aquí desespero que se pueda hallar, pues quanto mas adelante se camina, tanto mas me parece que veo clara la impossibilidad; y temo, como algunas vezes lo hé scripto á vuestra magestad, alguna confussion y gran estremo.

Ahunque las aguas hayan estorvado harto la obra del fuerte que se haze sobre la Mosa, todavía está ya tan adelante que á los xv ó xviii deste se podria emplear la gente que allá está en otra cosa, si huviesse en que; y como los Franceses han traído sus fuerças ázia allá, los nuestros se reforcarán con la coronelía entera de George Van Holl, la qual ya deve caminar, y con vi c. cavallos alemanes que el conde de Schambourg y otro ritmaestre traen debaxo del cargo del príncipe d'Oranges. Fasta qui no han los Franceses, que se sepa, levantado mas gente estrangera , y no son ahun las pláticas en Saxonia tan ciertas que délias se pueda hazer determinado juyzio, bueno ó malo.

Al que se havia embiado al rey de Dinamarca1 ha respondido el

Saxe , sans toutefois qu'il paraisse qu'ils y raît mal disposé envers les Français , et l'on

aient encore levé des soldats. On peut croit qu'une flotte qu'il vient de mettre en

avoir confiance entière dans le roi de Da- mer est destinée à agir contre celles de

nemarck , qui se montre animé des meil- leurs troupes qui soutiennent la querelle

leurs sentiments. La fidélité avec laquelle de la reine d'Ecosse avec ses sujets. Bulle

il a observé tout ce qu'il avait promis à d'or, ou revérsales à fournir par Philippe

l'empereur pendant la diète de Spire, en à l'occasion de l'investiture du fief du

i5Z(4, est d'un heureux présage pour l'hé- marquis de Pescaire. ritier de Charles-Quint. Ce monarque pa- ' Christian III , mort le 1" janvier i55o,.

dicho rey muy bien y como amigo, y tal creo será á vuestra majestad en essas partes, haviendo guardado muy inviolablemente lo que capituló en la dieta del año 44 con su magestad L, y se ha hecho prueva del en tiempo de adversidad, quando los enemigos de su magestad cesarea , siendo poderosos, le han requerido ; y entonces ha siempre embiado sus embaxadores para declarar la instancia que le hazian, y assegurar de que él estaría firme; lo qual puede dar gran testimonio de su bondad. Todavía ha salido agora su almirante con 3o vaxeles, y detuvo un navio Holandés, sin querer consentir que tornasse su camino ázia Holanda, fasta tanto que su armada tornasse la derrota; y luego que la tomó ázia Norvegia y Escocia, le dexó venir libre sin meterle embaraço alguno. En su tierra se habla mal del Francés universalmente, y muchos piensan que la navigacion de su armada sea contra los Franceses que están en Escocia , y en favor de los naturales, ahunque la gente de guerra que llevaron los navios saliendo de Dinamarca no eran mas de vc hombres. No se save, pero bien se sospecha, que de la dicha Norvegia le verna mayor número ; mas en fin ni seria buen vezino para el reyno d'Inglaterra el dicho rey de Dinamarca en Escocia, ni sabemos si tiene alguna pretensión contra los Ingleses , por cosas que toquen á tierras marítimas, y en todo caso me ha parecido dever dar particular aviso á vuestra magestad desto.

Embio también á vuestra magestad unos avisos que Monsr de San- Mauris ha embiado á Monsr de Luxeuil, mi tio, de lo que en los confines de Francia se entiende de sus cosas.

Montesa me scrive de Roma, solicitando que vuestra magestad embie la bulla aurea que deve dar reversai sobre la admission al feudo del marques de Pescara, de que ya se embió la minuta á vuestra magestad dende Roma; y por quanto no hay término mas que de un año, el quai passa á octubre que viene, será bien que vuestra magestad sea servido mandarla embiar, por que , á color de falta desto , no le den después algún estorvo , ó por pretender de

1 Voyez tome III , page 9 5 , note 1 .

PAPIERS D'ÉTAT. IV. 5fi

crecer el censo, ó por otra via. Guarde, etc. De Bruselas, á 6 de julio i 555.

L'AMBASSADEUR RENARD

A L'EMPEREUR

(Ambassades de Renard, IV, 7-10.)

10 juillet 1 555.

Sire , puis mes dernières lettres , l'ambassadeur de France et son frère ont eu audience devers la royne , en présence d'aulcuns de son conseil, en laquelle ilz ont remertié ladicte dame du bon office qu'elle a faict, tant par elle que ses députez, pour pacifier les différendz d'entre vostre majesté et le roy de France; excusant que l'assemblée dressé pour cestuy [eifectl n'ay prins entière conclusion1, sur ce que vostre [majesté, suivant que les] commissaires et députez de ladicte dame ayent [adverty, avoit] insisté à restitution de ce que tient le r[oy de France], et que, du coustel de vostre majesté, l'on n'en ayt faict [offres semblables]; eulx allégans ledici roy de France estre premier [dépouillé] et dépossessioné , non vostre majesté : entendans de la duclié de Milan et de Navarre; que à quantes foys l'on

' Allusion aux conférences infructueuses pour la paix qui venaient d'avoir lieu, dès le 2 3 mai, près le village de Marcq, à distance à peu près égale d'Ardres, de Calais et deGravelines.sous la médiation de la reine d'Angleterre, représentée par le cardinal Pôle, le comle d'Arundel et Page t. Les plénipotentiaires français étaient le car

dinalde Lorraine, le connétable, Marcillac, évêque de Vannes ; Morvillers, évêque d'Orléans , depuis garde des sceaux, el Claude de l'Aubépine, secrétaire d'état. L'empereur avait pour négociateurs le duc de Medina Celi , l'évêque d'Arras , le comte de Lalaing, M. de Bugnicourt, le président Viglius et celui de Malines.

vouldra engaler les choses, l'on trouvera ledict roy de Fiance incliné au bien de la chrestienté et tranquillité d'icelle; que la commission et congrégation n'est encoires du tout finie ou dissolue; que ladicte daine pouvoit encoires advyser moiens convenables; que ce que ne s'est faict se pouroit encoires redresser ceste année ou la prouchaine, et que le roy de France tiendra tousjours en obligation et souvenance la peine que ladicte dame a prins pour ladicte paix, pour, en ce que l'occasion se présentera, faire la réciproque affectionnément et voluntairement.

Ausquelx la royne respondit que son intention a tousjours esté de veoir vostre majesté et ledict roy de France en bonne paix et amitié, pour éviter le trouble, affliction et scandale qu'en reçoit et a recen la chrestienté, le publicque et particulier; que l'oifice qu'elle a faict en ceste négotiation a esté sincère ; qui luy desplaît que la chose soit demeurée im[parfai]cte par le seul moien dudict roy de France, [ayant j assez justifié vostre majesté du zèle qu'elle ti[ent pour le] bien et repos publicque, par l'aggréation et consentement des moiens proposez et mis avant par ses depputez et légat de sa saincteté; qu'elle est bien informée, et àia vérité, comme le tout est passé; qu'elle ne pensoit que les commissaires du roy de France se deussent retirer de ladicte assemblée sans respondre ausdicts moiens, ou en proposer d'aultres; qu'il estoit malaisé traicter accord si la partie ne le veut. Que quant à ce qu'ilz disoient que l'on pouroit encoires traicter ladicte paix l'aultre année , elle ne sçavoit si elle seroit tousjours en la mesme opinion et inclination qu'elle a esté; que l'obligation qu'elle doit à vostre majesté et au roy son S§r et mary est redoublée de l'acceptation desdicts moiens, aians plustost voulu céder partie de leurs drois et servir au bien publicque que désaggréer lesdicts moiens ; qu'elle remectoit à Dieu la disposition du surplus.

Lesdicts ambassadeur et son frère treuvèrent ceste responce aigre, et dirent que ladicte dame pouvoit avoir esté informée suspectement , à la justification de vostre majesté et charge des commis dudict roy leur maistre; que les diiférendz estoient telz qu'ilz ne se pouvoient

kkk PAPIERS D'ETAT

résoldre si à coup; que la congrégation n'avoit esté infructueuse, ains servoit pour préparer et disposer la contention à vraye intelligence et meure résolution; qu'elle avoit encoires tel et semblable pouvoir quelle avoit eu; que, lesdicts commissaires proposans moiens égaulx, ilz confioient le roy leur maistre ne les rejecteroit, comme il n'avoit faict. Et sur ce l'admirai d'Angleterre, qui estoit présent, rompant le propos, dict que les Françoys vouloient que l'on mist en difficulté ce que possédoit vostre majesté doiz longtemps. Et tant sen fault (reprirent-ilz) qu'ilz aient descouvert l'humeur que pouvoit avoir ladicte dame, [c'est] qu'ilz [ne s'en] sont ressentuz au légat Pôle à leur retour, [vers] lequel ilz ont communicqué longuement, et persuadé de [vouloir] continuer l'office pour ladicte pacification , sans [toutes]foys déclairer qu'ilz eussent charge du roy leur maistre de ce, sinon par généralité, tumbant tousjours sur leurs erres : que restituant vostre majesté Navarre, le roy de France 1 et que si le sieur duc de Sav[oye estoit

disposé à] envoier aulcuns commis en Fr[ance, ilz] estoient [certains] que le roy de France traicteroit avec eulx récompense notable; que , quant à l'alliance de luy et madame Marguerite, seur dudict roy de France , cela ne se pouvoit faire , pour estre ladicte dame délibérée de non se marier; mais que, avec [une fille2] du duc de Ferrare, le roy de France, en contemplation] de l'alliance, useroit de bonne récompense. [Dans le traicté seroient] les parties principales et les tiers, [ vostre maj esté , ] le roy de France , le sieur duc de Sa[voye , la] douairière de Loreine et le sieur duc son fils, le duc de Mantua, Genevois, duc Octavio, Siennois, le sieur de Vendosme, comme mary de la fille et unicque héritière du sieur de Hallebret; que, [sép]arans le faict et action des tiers, l'on pouroit plustost traicter le principal, et puys après le faict des tiers par voie d'arbitre; que, remectant au concilie l'ung, l'on pouroit remectre l'aultre, comme si vouloient inférer que, remectant la querelle de Navarre audict concilie , le roy de France s'inclineroit plustost à la paix.

Lacune d'une demi-ligne. 1 534 , el mariée en 1 570 , à François-Marie

2 Sans doute Lucrèce d'Esté, née en de la Rovere , duc d'Urbin.

A quoy ledict légat respondit que tant plus ilz partaient de Navarre, tant plus rendoient-ilz difficile l'accord qui devroient faciliter; que tant plus qu'ilz taichoient de exclure les tiers de l'accord principal, tant plus iaisoient-ilz leur cause maulvaise, et tesmoingnoient le peu de volunté qu'ilz ont àia réintégration, à laquelle raison et justice les incitent; qu'il n'est raisonahle de séparer les actions deppendans de la difficulté principale et pour laquelle les tiers sont intéressez; qui ne véoit apparent que vostre majesté deust [concé]der tresve ny suspension d'armes, ny traicter d'un [poinct] sans l'aultre; qu'il avoit satisfaict à sa commission, et] jugeoit la paix estre aultant requise pour [le roy] de France que pour vostre majesté; qu'ilz [ne deussent] treuver estrange que la royne leur eust faict [une semblable] response : car il estoit notoire qui n'avoit [dépendu de vostre] majesté que l'accord s'ensuyvît; qu'elle est prest [de donner, si] on l'entremectoit en telle besoingne, tout bon avis, comme aiant faict toute sa vie profession de dame et princesse chrestienne et catholique, laquelle a senti la descente du Turcq en chrestionté comme si ce fust esté en son royaulme, et en compassion de la ruine et calamité que la guerre amène avec soy; que l'on ne se debvoit esbahir si elle ne prenoit de bonne part le départ des commis françoys ; que l'on ne debvoit refuser telle occasion quant elle se offre; que, quant il pourroit promouvoir le faict à chiefz et eflect, il s'cssaieroit encoires de prier ladicte dame de persuader vostre majesté et ledict Sr roy son mari pour communicquer de nouveau. Ace ont respondu lesdicts ambassadeur et son frère [n'avoir] charge particulière de passer si avant, et que ce quilz en disoient estoit d'eulx-mesmes, pour monstrer l'affection qu'ilz ont à ladicte paix, comme tous gens de bien doibvent avoir.

Le jour suygant , partant du logis dudict légat où ilz dormirent la nuictée de ladicte audience, ilz prièrent l'abbé de Sainct-Salutz pour aller à Londres quant il auroit loisir, pour diviser plus amplement de la négotiation , pour ce que ledict abbé peult envers le légat, et auquel il se confie entièrement; ne say s'il y sera allé, pour ce que

je advertiz leclict abbé qui me senibloit qu'ilz désiroient d'assentir de luy plustost que de passer oultre en aulcune communication: que, entendant le discours cy-dessus touché, je jugeois que le frère dudict ambassadeur n'avoit commission de soy élargir sy avant. Sur quoy ledict abbé me dict qu'il avoit entendu de bon lieu que les Françoys n'avoient procuré ladicte assemblée, sinon sur intention de tresve et suspension d'armes pour quelques moys ou années, et qu'il se garderoit de parler, n'estoit qu'ilz luy touchassent [les affaires dudict sieur duc de Savoye, leur ayant jà [dict suffisamjment que ledict sieur duc ne feroit chose quelconque [qui ne] fût du vouloir, sceu, conseil et commandement de [vostre majesté].

Puys sadicte audience , le légat l a lai et part de la négociation et. ... 2 [luy] et Paget furent quatre ou cinq [jours ? comme j j'entends, pour jecter les articles et [conditions d'un traité] pour

lenvoier au roy de France3 et entendre résoiutivement son

intention4

L'assemblée aux festins du mariaige de [la landgrave Agnès avec

le] duc Jehan-Frederich 5, s'est séparée sans gra6 conclusion:

que l'eau du fossé torné en couleur sanguine les a intimidé, si la nouvelle est véritable que ce royaulme se pourroit mouvoir contre France; que vostre majesté peult plus financer que eulx, et une infinité d'aultres raisonnemens, et mesmes qui fault changer le déseing qu'ilz avoient en la Toscane par l'armée du Turcq pouroit inciter les François d'accepter et user desdicts moiens7; et n'aiant encoires entendu ce qu'ilz ont faict ou déterminé, je ne puys escripre davantaige, me remectant à ce que vostre majesté en entendra d'aillieurs.

Jay advis que les Françoys ont publié leur ban et rière-ban;

1 Lacune par lacération. Gotha , célébra son mariage avec celte

2 Idem. dame, veuve de l'électeur Maurice, le 26 1 Idem. de mai 1 555, à Naumbui g. Elle mourut le " Idem. l\ novembre suivant.

5 Ce prince , tils aîné de 1 électeur Jean. 6 Nouvelle lacune par lacération.

Frédéric, auquel il avait succédé l'année ' [Sic. )

précédente dans la principauté de Saxe-

qu'ilz amassent gens de guerre de leurs légionaires , et néantmoins ilz font passer en Jtalye gens de chevaulx; et m'a l'on escript qu'il y a plus de parolle que deffect deçà les montz. Aussy entend-je que les Françoys arment quelques bateaulx, à quelle fin l'on ne scet, sinon que ce soit pour [envoyer] aux Molices1.

L'armée que le [roy de Dan]nemarch a mis en mer ses jours passez [a fait croire à] ceulx de par deçà que se fusi ou contre ce

[royaulme ou] contre vostre majesté et ses payz2

mais l'on a entendu que c'est pour chastier les rebelles de Norvège3 et pour faire emprinse en Suède.

[Le] conseil de ce royaulme , délibérant pour [donner réponse] aux debitis et officiers de Calaix, [qui avoientfait] prisonnier un particulier, pour avoir dict qu'il [se faisoit] plusieurs practiques audict Calaix et la religion [estre mal] observée, se treuva en telle contrariété que, combien seize d'iceulx eussent signez les lettres conclûtes par la pluralité des voys, le conte d'Arundel et Paiget ne les voulsirent signer, favorizans lesdicts debitis et officiers, excusans qu'ilz entendoient que ledict particulier estoit jà bors de prison : que confirme l'opinion de la partialité d'entre eulx que l'on a tousjours eue; et ne s'est veu en ce royaulme que conseilliers soient esté si audacieux de contrarier aux délibérations conclûtes. Aussv ledict conseil, voiant que plusieurs gentilshommes s'asembloient à Londres et communicquoient par ensemble, qu'ilz se tenoient à Londres contre ce qu'est accoustumé en Angleterre, qui est que ceulx quilz ont moien ne demeurent à Londres en l'esté, ains au pays pour la chaleur et maladies ordinaires quilz y reignent, et que tous lesdicts gentilshommes sont héréticques, aians esté pour la plupart rebelles, les aultresparens et adhérans de Elisabetz, leur a faict faire commandement de se retirer [chascun en] sa maison et se séparer; qu'ils ont prins [mal] et en ont fait grandes doléances, en [prétendant] qu'ilz estoient gens de bien, qu'ilz n'estoient [traistres]; auxquelx plusieurs du conseil ont

1 (Moluques?) : Idem.

" Lacune de plusieurs lignes.

[représenté] qu'il ne souffisoit qu'ilz ne fussent traistres, mais [qu'il falloit encore estre hors de] toute suspition de menées et practiques, dont aulcungs ont faict démonstration] l

L'on m'a donné advis que le marquis2 [estoit] en la Picardie avec quatre cens chevaulx.

L'admirai d'Angleterre, aux obsèques que la royne commanda estre laides à Londres pour la feue royne d'Espaigne, de bonne mémoire, mère de vostre majesté, demonstra ouvertement avoir quelque ressentement de co qu'il disoit le roy ne luy faisoit si bonne chière et démonstration si favorable qu'il avoit accoustumé, disant qui sçavoit bien pourquoy s'estoit, inférant que ce fust pour ce qu'il avoit faict baiser les mains de Elisabetz aux gentilshommes quilz l'avoient visitez ; et s'en descouvrit au sieur de Hornes, luy tenant plusieurs propoz sur ce, et en plainne table , aux convives3 que se firent audict Londres et èsquelx les ambassadeurs assistèrent, se gista4 au super avec l'ambassadeur de France, et studieusement l'accarassa, contre ce qu'est accoustumé faire par deçà : que fut bien noté et interprété au sens qu'il le convenoit prandre; et troys ou quatre jours auparavant avoit eu plusieurs propoz rigoureux avec Paiget.

1 Mutilation de la dépèche. ' Repas, festin.

Nom illisible. * Se plaça.

L'AMBASSADEUR RENARD

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