Item que au premier et aultres semblables articles
VIL Item qu’il plaise audict Sr empereur faire donner ordre que les fruictz cuilliz et levez en Arthois, estans de l’abbaie de Mont-
Sainct-Jehan près Thérouenne, soient renduz et restituez à l’abbé , et pourveoir à ce qu’il n’y soit plus donné empescliement audict abbé par don François Euvrard en la jouissance de ladicte abbaye , attendu qu’icelluy abbé a esté bien et dehuement pourveu par nostre trèssainct père le pape de ladicte abbaye.
Pareillement faire restituer et remectre monsr le cardinal de Bourbon en la possession et jouissance de l’abbaye de Sainct- Amand, dont il a esté spolié, et luy faire rendre, en ensuyvant le traicté de paix, les fruictz qu’en ont esté par çy-devant levez par les gens et officiers dudict seigneur empereur.
7. Si ceste abbaye est occupée à raison de la guerre, il en sera faict conforme ausdicts traictez, et dès maintenant le mandera l’empereur ; et au surplus l’on fera bonne et briefve justice.
L’EMPEREUR
A SON AMBASSADEUR EN FRANCE
(Mémoires de Granvelle, II, 34-35.)
Bruxelles, 24 juin i53i.
Vénérable, etc. . Suyvant ce que dernièrement nous avez escript, avons eu nouvelles de nostre ambassadeur estant à Gennes, comme Anthoine Doria s’estoit retiré de France audict Gennes, avec trois galères, nous ayant ouffert son service; et sur ce nous a escript mons' Andreas Doria , dont sommes en terme de besoingner avec luy. Enquerez-vous , par les moiens que convenablement pourrez , pour sçavoir la cause de son parlement , et se ce a esté avec congé et bon
grey du roy ou aultrement, et si vous semble que ledict sieur roy ayt pour agréable ou non que nous en servions, sans toutesfois, comme qu’il soit, faire semblant qu’èn aiez charge de nous, ny démonstrer que fassions scrupule quelconque de le prendre en nostre service. A tant, etc. Escript en nostre ville de Bruxelles, ce xxime de juing 1 53 1 .
L’EMPEREUR
A SON AMBASSADEUR EN FRANCE- ( Mémoires de Granvelle , II , 34 y®. )
Bruxelles, 24 juin i53i.
Vénérable, chier et féal : Pour ce qu’aurez ouy ou oierez parler touchant laprinse et détention faicte, puis aucungs jours, de la personne de Georges Gritty, par le sieur Descalinghes, gouverneur d’Ast, dont seulement depuis hier sommes adverty, et que propos s’en pourroient tenir aultrement que la chose n’est passée, mesmes que ce fust de notre adveu, sceu ou consentement, nous avons bien voulu vous escripre sur ce expressément ceste et envoyer la coppie de ce qu’en escripvons et respondons audict sieur Descalinghes, comme aussi avons faict en conformité à Goultières Lopès de Padille, gentilhomme de nostre hostel, estant devers nostre cousine la duchesse de Savoye , afin que, selon ce, en dictes et respondez où que verrez estre besoing et convenir à nostre service ; et mesmes comme verriez venir au propoz, le pourrez dire au roy très-chrestien , nostre très-chier et bon frère, et nous advertissez de ce qu’en saurez et pourrez entendre ensemble de vos nouvelles. A tant, etc. Escript en nostre ville de Bruxelles , ce xxime de juing 1 53 1 .
L'EMPEREUR
A SON AMBASSADEUR EN FRANCE
(Mémoires de Granvelle, II, 38-39- )
Sans date [ commencement de juillet i53i].
Vénérable, chier et féal : Nous avons différé respondre aux particularitez de vos lectres du ixe de juing jusques à oyres, que les ayans consulté, trouvons que quant aux greniers à sel de Noyers et Chastel- Chinon, n’y a nulle cause pour mectre difficulté au paiement du revenu, mais, que plus est, seroit expressément contrevenir au traicté de paix de Cambray ; car il n’y a nulle difficulté que le feu roy domp Philippe, nostre feu seigneur et père que Dieu absoille, n’en ayt entièrement jouy et commis aux offices de grenetiers et contrerolleurs desdicts lieux, quant ilz sont vacquez; comme du tout l’on a faict deuement cy-devant appairoir au conseil du roy très-chrestien, et ferat-on encoirres s’il est besoing, jà çoit semble que à ce ne doibt entrevenir difficulté, actendu ledict traicté de paix et notoriété de ce que dessus.
Vous verrez et entendrez par les coppies joinctes à cestes, que le sieur de Pyennes n’a droit ne raison à faire les poursuittes qu’il faict touchant le revenu des greniers à sel , et à y envoyer son homme pour ceste affaire , lequel après avoir veu lcsdictes pièces n’a sceu que dire ; car par icelles apert clérement que par l’appoinctement et traicté faict entre feue madame nostre tante et le sieur de Pyennes, sur lequel traicté sont dressées et causées les patentes de commission, dont comme dessus vous envoyons coppies , ledict sieur de Pyennes s’est deppourté entièrement, du vivant de nostredicte tante, de ce
que depuis son trespas il a querellé , pensant peult-estre que l’on ne feit apparoir de ce qu’en avoit esté faict. Et pour ce renionstrerez et donrez bien à entendre où et ainsi qu’il appertiendra , le tort qu’auroit lcdict sieur de Pyennes en sa poursuitte, et le droit que nous appertient audict revenu , à cause de feue nostredicte tante ; et en tout ferez comme verrez convenir, et nous advertirez de ce qu’en sera faict et vous semblera se debvoir faire au surplus.
Au regard de nos subjectz du Charrolois, nous sommes certainement advertiz et informez qu’ilz sont très-mal menez et traictez des gendarmes de France ; et d’excuser ceste violence et foule sur la querelle du sieur de Courlaou1, et du sieur de Broulliat, soubz couleur que ledict sieur de Courlaou en baille occasion, n’y a apparence; car nous sommes bien adverty que ledict sieur de Courlaou n’y a riens actempté par euvre de faict, et y remédieroient bien les officiers du pays : mais que le tout ne se faict au contraire que par sa partie adverse , estant assistée du cousté de France. Parquoy parsisterez qu’il y soit pourveu comme raison veult et que l’amytié , conservation de paix et mutuelle voisinance le désirent, puisque la souveraineté nous y appertient selon ledict traicté de paix ; et ne pouvons délaisser de tenir main qu’il y soit pourveu, pour relever et garder nosdicts subjectz du Charrolois de si grandes foules et notoires oppressions.
Touchant le recouvrement des titres à Dijon pour le comté de Bourgoingne, nous escripvons au sieur du Cerf2, conseiller en nostre court de parlement à Dole, et à maistre Gérard Yernerot, trésorier de Salins, que ont à ce esté commis tant par feue madame nostre tante que naguères par nous, se trouver à Dijon et en faire les poursuites et diligences, selon et ensuyvant nostredicte commission.
Des plainctes et doléances que, comme nous avez escript, ceulx du conseil dudict sieur roy vous ont faict, sur ce qu’ilz dient que l’on contrainct aucungs des subjectz françois, tenans fief de nous,
1 De la maison de Vaudrey, dans le 1 Adrien de Salives,
comté de Bourgogne.
d’en venir faire leur debvoir en personne, mesmes du coustel d’Arthois, vous respondrez que ce qu’en a esté faict a esté à l’occasion que ci-devant le semblable a esté usé envers noz subjectz et en vertu de quelque mandement que, pour ceste considération, s’en estoit cy-devant dépesché ; mais que, incontinent que avons receuz voz lectres, avons pourveu que les subjectz dudict sieur roy , nostre bon frère , ne seront poursuyz à faire le debvoir de leurs fiefz , sinon par procureur comm’ilz ont accoustumé de faire, et aultrement comme par droit et raison ilz y sont tenuz.
Le sieur de Monego nous a faict présenter ung billet dont vous envoyons la coppie, et vous requérons de, à l’effect de ce qu’il requiert par ledict billet, tenir la main et faire ce que vous sera convenablement possible, selon la recommandation en quoy, comme souvent vous avons escript, tenons ledict sieur de Monego et ses affaires.
Nous vous envoyons les coppies des responces que avons faict bailler au sieur de Morette touchant ce qu’il nous a dit de la part du roy très-chrestien , nostre bon frère , son maistre , pour le réachat des terres de Vandosmc, et aussi au filz1 du sieur de Florenges, sur ce qu’il demandoit restitution des terres que tenons, dont ledict sieur roy et la royne nostre seur nous avoient escript ; et si vous en est parlé ou vient à propoz , vous réglerez selon lesdictes responces.
1 (Au fait ?)
NOTES RESPONSIVE S