A ÉLÉONORE D’AUTRICHE, REINE DE FRANCE, SA SOEUR
(Mémoires de Granvelle, II, 5o v°.)
Sans date [septembre on octobre i53i].
J’ai baillé charge, madame ma bonne seur, au Sr de Balançon, gentilhomme de ma chambre, vous condouloirle trespas de nostre bonne mère, cuy Dieu face mercy, bien saicbant le gros deul et regret qu’en avez, comme aussi il m’en déplaict très-fort; mais puisqu’ainsi plaict au Créateur, s’en fault conformer à son sainct vouloir, espérant fermement que comme elle s’est tousjours employée en bas à nourrir paix et repoz en la chrestienté, elle l’aura là-haut éternelle. Vous priant en ce user de vostre accoustumée prudence et de la patience que convient, et avoir tousjours en vostre souvenance celluy qu’est et veult demeurer vostre bon frère.
CHARLES