DE BURGOS
« Vous avez bien entendu ce que je vous ai dit relativement à votre office ; je « vous prie en conséquence d’exécuter ce que je suis dans l’obligation de vous « signifier. » Le roi d’armes répondit : « Sire , je l’exécuterai sans faute. » Sa majesté ajouta ensuite : « Vous direz au roi votre maître que je ne pense pas qu’il
1 Les alinéa qui suivent ont été récem- existait dans l’ancien texte français en cet ment traduits pour combler la lacune qui endroit.
«gentil principe que si lo ubiesse sabido me abría ya respondido;
« que hará bien de saberlo de su embajador, porque por ello conocerá « como le é yo mejor guardado lo que en Madrid le prometí que no « él á mi ; yo os ruego que se lo digáis assy al rey, y mirad qe no ha- « gais falta. » El dicho Guiana rey de armas respondió : « Sin falta al- « guna syre , yo lo haré. » Y hecha su reverencia , se fue.
LAS PALABRAS SUBSTANTIALES QUE SU MAGESTAD ESCRIBIO AL PRESIDENTE É EMBAJADOR DE FRANCIA, PORQUE LO REQUERIA DE DECIR Á QUE NO SE ACORDABA DE LO QUE SU MAGESTAD LE DIJO EN GRANADA.
« Que el rey de Francia vuestro amo avia hecho lâchement y mes- « chantment (qne quiere decir vil y malamente) de no me aver guar- « dado la fé que yo tengo dél, según la capitulación de Madrid, é que « si él queria decir en contrario , yo le manterné de mi persona á la « suya; y que son estas las mismas palabras que yo dije al rey vuestro « amo en Madrid, que yo le tendria por lasche et meschant (vil y bajo)
TRADUCTION
« ait été informé de certaine chose fort importante que j’ai chargé à Grenade « le président, son ambassadeur, de lui transmettre, car je le crois trop noble « prince pour ne m’avoir pas répondu si la chose fût arrivée à sa connaissance.
Il fera bien de s’en informer auprès de son ambassadeur, car il connaîtra de cette « manière que j’ai observé plus fidèlement que lui les conditions stipulées entre « nous à Madrid ; je vous prie en conséquence de fixer l’attention du roi sur cette «affaire, et de prendre bien garde d’y manquer.» A quoi ledit Guyenne, roi d’armes de France, répondit, « Sire, je l’exécuterai sans faute, » et se retira après avoir fait sa révérence.
SUBSTANCE DES PAROLES ECRITES PAR SA MAJESTE AU PRESIDENT ET AMBASSADEUR DE FRANCE , QUI PRETENDAIT NE PAS SE SOUVENIR DE CE QUE L’EMPEREUR LUI AVAIT DIT PRÉCÉDEMMENT À GRENADE.
« Je vous ai dit que le roi votre maître avait agi lâchement et méchamment « en violant la parole qu’il m’avait donnée lors du traité de Madrid , et que , s’il « prétendait le contraire, je le lui soutiendrais d’homme à homme. Ce sont les
« si él me faltaba de su fé que tengo dél , y en lo decir yo le guardo « mejor lo que le é prometido que él no hace á mi. Dada en Madrid,
« á 1 8 de março. »