A BOURGOGNE, ROI D’ARMES DE L’EMPEREUR
(Apologie de Charles V, 287.)
Bayonne, 9 juillet i5a8.
Monsieur le hérault d’armes , à ce matin ay receu le poste du roy, mon souverain seigneur et maistre , lequel me fait entendre que Guyenne, son roy d’armes , luy a escript que l’empereur, vostre maistre, vous vouloit dépescher pour vous envoyer devers sa magesté luy rendre responce au cartel qu’il luy avoit envoyé , et me mande ledict seigneur que, avant vous donner parmission d’entrer en ses pays, 1 ( Officier ?)
PAPIERS D’ÉTAT je saiche de vous si de la part dudict empereur vostre maistre apportez le camp asseuré, ce que ledici seigneur entend que faictes, et que, ce faisant, je vous souffre et laisse passer par tous ses pays; vous faisant faire la meilleur chère qu’il sera possible , et vous accompaigner jusques à la part que sera sa majesté. A ceste cause vous envoyé ce trompette, à celle fin que par luy me vuillez mander par escript, et à la vérité, si avez aulire charge que celle de l’asseurance dudict camp; qui sera la fin, priant Nostre-Seigneur de vous donner bonne vye et longue. De Bayonne, ce ixe de juillet; le tout vostre amy,
SAINT-BONNET
RÉPONSE