A BOURGOGNE, ROI D’ARMES
( Apologie cíe Charles V, 289.)
Bayonne, 17 août 1528.
Monsieur le roy d’armes, j’ay tout présentement receu la poste du roy, mon souverain seigneur et maistre, lequel m’a envoyé le saulf-conduit que demandez, pour pouvoir seurement aller devers sa majesté exécuter vostre charge et commission, et m’escript ledict seigneur n’estre content de moy du long temps que vous ay détenu au passaige, ainsi que plus amplement pourrez veoir par la lectre dudict seigneur queje vous envoyé, laquelle après l’avoir veue vous prie me renvoyer et m’advertir quant estes délibéré venir iey, et je vous envoyeray ung gentilhomme des myens jusques à Hendaye avec vostredict saulf-conduit, lequel vous amènera en ceste ville, et d’icy vous feray accompaigner jusques la part que sera ledict roy. Monsieur le roy d’armes, je prie Nostre-Seigneur vous donner bonne vye et longue. De Bayonne , ce xvne d’aoust mil cinq cent vingt-huit. Le tout vostre amy,
SAINT-BONNET
RÉPONSE
DE BOURGOGNE AU SIEUR DE SAINT-BONNET (Apologie de Charles V, 290.)
Fontarabie, 18 août i528.
Monsieur, j’ay receu vostre lectre, avec celle que le roy de France, vostre maistre, vous a escript, laquelle je vous renvoyé; et à ce que m’escrivez avoir receu le saulf-conduit que je demande pour pouvoir seurement aller devers ledict sieur roy vostre maistre exécuter ma charge et commission, et que vous advertisse quant suis délibéré aller là, et vous m’envoyerez ung gentilhomme des vostres jusques à Hendaya , avec mon saulf-conduit, qui me mènera à Bayonne et des là me ferez accompaigner jusques la part que sera ledict sieur roy.
Monsieur, je vous mercye et vous advertiz, comme plusieurs fois vous ay escript, que ne suis icy actendant sinon ledict saulf-conduit, et incontinant que je le pourray avoir, suis prest et appareillé passer pour le plustost que pourray aller devers ledict sieur roy vostre maistre exécuter madicte charge et commission h Pourquoy, monsieur, de rechief vous prie le me vouloir envoyer; priant sur ce le Créateur vous donner bonne vye et longue. De Fontarabye, ce mardy xvme d’aost mil cinq cent vingt-huit. Vostre serviteur.
Le roi d’armes ,