‹ Papiers d'état du cardinal de GranvelleChapitre 95 sur 153 · ENTRE I.ES PAYS-BAS, LA FRANCE ET L’ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ENTRE I.ES PAYS-BAS, LA FRANCE ET L’ANGLETERRE

(Mémoires de Granvelle, I, 95.)

Sans date. [Juin 1528.]

CH ARLES-QUIN T

AU SIEUR DE MONTFORT

(Mémoires de Granvelle, I, 149.)

19 juillet [1528].

Monfort, j’ay reçu vos deux lettres : à Tune, je respond par main de secrétaire ; à l’autre , j’ai laissé de vous répondre jusques à ceste heure pour ce que plus tost n’a esté possible. Je ne le dis pour me louer, mais je vous promect queje crois que j’ay prins la peine qu’il est possible à homme pour dresser ce que verrez que vous escriptz et à monsieur de Reulx, par la lettre générale. Vous savez l’ayde que j’ay; je me contenterois que ce ne me fust empeschement. Je cuiday beaucoup haster la chose à en parler en Valence; la haste fust telle,

] Provoquée par le cardinal Wolsey, et signée à Hamptoncourt le i5 juin. papiers d'état. — r. 54

que je ne sçait que j’en dois dire. J’ay esté ferme en la foy et seray jusques au bout. Je heusse bien voulu avoir de vos nouvelles et je crois que vous des miennes , et que checun a fait ce qu’il a peut , et ü n’y a heu faulte d’empeschement; et il me semble que, combien que tard , les choses sont en bon trainct, et vont mieulx ainsin que jamais. Je ne faictz doubte que Madame 1 a la volonté que m’escripvez ; solicitez que la chose ce meste en œuvre. De celle de monsieur de Liège, je luy escriptz; vous luy baillerez la lettre dont m’escripvés; je l’ai consommé [sic) et de desplaisir et de désir de plus avoir. Je crois que celuy qui est auprès de moy en est devenu malade : il crainct, je ne sçayt que Dieu fera. Il me souvient bien des devises passées ; chose qui vous touche n’ay volonté de l’oblier. J’ay pensé à ce que vous dis au parlement; je crois que ne fauidraÿ en quelque chose. Quant au pacquet, il a esté bien baillé; de ceste sorte je seray bien ayse d’en avoir responce, et sur ce vous dis l’adieu.

Escript en 2 ce dix-neufvième de juillet, de la main de vostre

vray bon maistre et qui jamais ne vous fauldra.

CHARLES

N’obliez d’amener Colman avec estouffe 5 et ouvriers , si d’avanlure il me falloit combattre, ce que crois que non, comme verrez par ce que ce pourteur porte. Je crois que en saichant que c’est pour ce , il ne vouldra demeurer et hastera vostre venue.

1 L’archiduchesse Marguerite.

2 Lacune dans la lettre.

1 Matériaux.

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