‹ Papiers d'Eugène Burnouf conservés à la Bibliothèque NationaleChapitre 36 sur 40 · iniroduelian à VhùMre 4u buddkUme indien. Paris · texte numérisé non relu

iniroduelian à VhùMre 4u buddkUme indien. Paris

le courant da mois dernier. Elle est arrivée en très bonne condition. Mon premier soin a été de m*y plonger tout entier, et je n'ai pas voulu vous écrire avant de pouvoir vous adresser un remerciment motivé et en connaissance de cause. Ce remercîment est entier et des plus vifs, et je ne puis vous exprimer trop chaudement ma satisfaction de ce que votre belle caisse contenait justement la plus grande partie des livres que je vous avais prié d'avoir la bonté de me procurer. Ces volumes sont complets et en très bonne condition ; le seul dont il manque une grande partie est le Divya açadâna, dont l'exemplaire que vous m'envoyez ne forme environ que le quart. Mais un passage de votre dernière lettre me fait espérer que la partie manquante pourra se retrouver au Népal, si, comme tous les amis de l'histoire naturelle et de l'érudition orientale le désirent, vous y retournez un jour. Je n'ai pas non plus découvert de commentaires, dont vos travaux accusent cependant l'existence. J'ai trouvé seulement une portion du Trikanda cécha. Un dictionnaire comparatif sanscrit et tibétain nous serait d'une beaucoup plus grande utilité pour l'étude du buddhisme septentrional. J'ai peine à croire qu'un pareil ouvrage ne se trouve pas dans le Népal ou au Tibet; mais je pense également que les natifs ne seraient pas très empressés à s'en dessaisir.

En résumé, mon cher et savant ami, vous avez, par ce nouvel envoi, acquis des droits incontestables à la reconnaissance des érudits. J'espère pouvoir le dire bientôt, et quand même je ne devrais pas trouver une grande masse de matières nouvelles dans ces manuscrits, l'un d'eux me sera toujours d'une utilité incontestable, puisqu'il renferme le texte du Saddharma pundarîkay que j'ai traduit et que je compte publier prochainement.

Adieu, Monsieur et savant ami, excusez-moi de ne vous avoir pas écrit plus tôt, et conservez-moi un peu de cette amitié dont vous m'avez déjà donné tant de preuves.

E. BnaNoup.

APPBNDIOB. 477

A M. B. H. HoDGsoNy à Dardjiling, Bengale.

Paris, 16 féYrier 1852.

Monsieur et illustre ami.

Je ne saurais vous dire la vive satisfaction que m'a causée votre dernière lettre datée de Dardjiling. 11 y a si longtemps que je n'avais reçu de vos nouvelles ! Ce n'était pas cependant faute de vous avoir écrit souvent, et il y a longtemps déjà, pour vous remercier de l'admirable cadeau que vous m'avez fait d'une caisse de livres sanscrits buddhiques. Si vous avez parcouru les premières pages de mon travail critique * sur le premier envoi fait par votre inépuisable libéralité à la Société asiatique, vous n'avez encore qu'une idée imparfaite du ravissement avec lequel j'ai reçu les livres que vous me destinez vous-même. J'ai tâché de vous prouver que je n'étais pas ingrat. J'ai revu sur un exemplaire nouveau du Saddharma pundarîkGy contenu dans cette seconde caisse, la traduction française que j'avais faite sur l'exemplaire, alors unique, de la Société asiatique. J'y ai ajouté des notes sur la langue, et plusieurs appendices sur diverses catégories philosophiques et morales, parmi celles qui sont le plus souvent citées dans le Saddharma. Le volume, qui est in-4*, et d'une impression serrée, est actuellement parvenu à sa 808* page (rather bulky!), mais malheureusement pas aussi plein que gros. J'y joindrai une ample table pour qu'on puisse s'y reconnaître, et, si vous le permettez, je vous le dédierai respectueusement, comme au fondateur de la véritable étude du buddhisme par les textes et par les monuments'.

1. Voir V Introduction à tBUtoire du Buédhitmê indien^ par B. Bor- Douf. Paru, 1844, in-4*, p. 1 et aaiv.

2. Sur c4>tte dédicace et sur U publication du Lotus, que la mort do l'auteur laissa inachevée, voir le Choix de Lettres d'Eugène Bumauf, p. 412, note. — On trouvera dans le même volume des renseignements biographiques, que nous avons Jugé inutile de répéter ici, sur les correspoodanU d'K. BorBOiif.

Je ne suis en aucune façon surpris de ce que vous me dites sur l'assistance qu'a tirée M. Cunningham de l'étude de votre volume sur la doctrine ancienne du buddhisme. Je suis intimement convaincu que je n'en aurais pas moins obtenu d'instruction, si je l'avais eu à ma disposition pendant le cours de mes recherches. Mais, quelques efforts que j'aie faits depuis bien des années, quoique je l'aie demandé partout, à tous les libraires, et aux secrétaires de toutes les Sociétés, à Londres, à Calcutta, à Bombay, à Madras, je n'en ai pas même pu voir un seul exemplaire, et Dieu sait si j'eusse épargné un sacrifice quelconque pour me le procurer. Il en est de même de vos recherches ethnologiques, qui sont faites pour jeter tant de jour sur la primitive histoire de l'Inde. On trouve ces excellents ouvrages cités dans le Journal du Bengale, qui ne nous parvient lui-même que très irrégulièrement et même d'une manière très incomplète ; mais on ne peut s'en procurer d'exemplaire ni pour or ni pour argent. Heureusement que votre amitié a pensé à moi pour le dernier ouvrage, et que je vois, par votre dernière lettre, que vous en mettez trois exemplaires à ma disposition. Je désire que vous ne désapprouviez pas l'emploi que je compte en faire dès leur arrivée : un pour l'Académie des inscriptions, un pour M. Mohl, secrétaire de la Société asiatique, et le troisième pour moi.

L'exemplaire destiné à M. Mohl est bien placé comme souvenir du zèle qu'il a montré à soutenir votre candidature auprès de nos confrères, car vous avez deviné juste : c'est moi qui, en effet, ai cru que l'auteur des beaux Mémoires des Asiatic Researches et du Bengal Journal était depuis longtemps digne d'être le correspondant de la classe d'érudition de l'Institut. J'ai exposé publiquement vos titres dans une de nos séances, et, quoique votre nom n'eût pas été porté sur la liste des candidats par la Commission chargée de préparer le travail, j'ai eu la satisfaction de l'y voir insérer hors de ligne sur ma demande; et à la séance suivante, vous avez eu presque l'unanimité. M. Mohl vous a servi beaucoup dans les conversations particulières. Nous sommes très heureux d'apprendre par votre lettre que vous n'avez pas été indifl^érent à ce titre. S'il est dans vos intentions d'écrire à l'Académie, votre lettre devra

APPBNDICB. 479

être adressée à M. le baron Walckenaer, secrétaire perpétuel

de rAcadémie des inscriptions et belles-lettres de Flnstitut de

France, à Paris, palais de Tlnstitut. Tout ce qui viendra de

vous sera toujours accueilli avec une estime méritée et une

reconnaissance très empressée.

Adieu, Monsieur et illustre ami, veuillez me conserver votre

bienveillant souvenir, et croyez-moi l'un de ceux qui s'honorent

le plus de vous compter au nombre de nos confrères.

Votre bien dévoué et reconnaissant,

Eugène BuanouF.

Lettre de F. Rosen a E. Burnouf ACCOMPAGiiÀifT l'envoi

DE notes sur deux MANUSCRITS ZEND8 DU MuSBE BRI- TANNIQUE*.

LondoD, 28 aogast 1836.

Theurcr Freund,

Endlich fange ich an meine schon zu ait gewordene Schuld bei Ihnen abzutragen indcm ich Ihnen vor allen Dingen einige Notizen aus zwci llandschriften im Britischen Muséum zusende.

Die Note des Abschreibers des Cod. [Hyde]^ Royal 16, B, F/, habc ich copirt; Sie wcrden sehcn dass dieselbe wirklich das Datum des 30^» Ardibehesht, a. Yezd. 1042 enthllt. Einige Benierkungen ûber das zend und pazend Alphabet gehen der Note unmittelbar voran

Die b^idcn Verse, mit denen die Note schliesst, sind denen fthnlich die ich oft am Ende persicher Bûcher gefunden zu haben glaubc; namentlich glaube ich den zweiten Vers am Schluss des Shah-\ameh gelesen zu haben.

Aus dem 0>d. [Hyde], Royal 16, B, V, habe ich das Alphabet und die ersten ncun Seiten des Textes copirt. Beim Abschreiben des letzteren habe ich die in Ihrera Commentaire sur le Yaçna gebrauchte Méthode, die zendischen Buchstaben durcb

1. Voir le volame n* 13 du Caialogiie, d-dettot, fol. 221-240.

lateinische zu ersetzen, angewandt; in irgend zweifelhaften F&llen habe ich zugleich den Buchstaben^ wie ich ilm in der Handschrift fand, abgezeichnety und ihn ûber das Wort in meiner Abschrift gesetzt. Am Rande habe ich bemerkt wo eine neue Seite im Original anfôngt. Auch die Abtheilung der Zeilen habe ich beibehalten

Die Probe die ich Ihnen schicke wird Sie auf jeden Fall in den Stand setzen, ûber dem Werth der Handschrift zu urtheilen, und auch meine Ffthigkeit zu einer Arbeit dieser Art zu wûrdigen. Fallt Ihre Meinung iiber Beides giinstig aus, so bin ich gern bereit Ihnen mit der Zeit noch mehr Ausziige daraus zu schicken.

Wie es zugeht dass dièse Handschrift jetzt im Britischen Muséum befindlich ist, und sich doch im Jahre 1762 in D' Hunt*s Hânden befand, kann ich noch nicht ganz erklâren. Ich vermuthe indess, dass die Bibliothek Georges des Zweiten, zu der die Handschrift fhiherhin gehôrte, damais noch nicht der Bibliothek des Brit. Muséum einverleibt war, und vielleicht war dièses Manuscript dem D*^ Hunt daraus geliehen worden zu der Zeit als Anquetil in Oxford bei ihm war. Ich wiil mich hiemach genauer erkundigen sobald Herr Forshall, der Conservator der Mss. des Brit. Mus. nach London zuriickkehrty was gewiss in Kurzem der Fall sein wird. Alsdann will ich auch meine Nacbfrage wegen Riches Copien der persepolitanischen Inschriften erneuem, die bis jetzt fruchtios geblieben sind.

Den ersten freien Tag werde ich beniitzen fur Ihre Anfragen, die Mss. im East India House betrefiend, die nôthigen Notizen einzusammeln. So sehr crwûnscht es mir auch sein miisste Sie einmal wieder auf einige Zeit hier zu sehen, so glaube ich doch nichts versâumen zu diirfen, was Ihnen eine unangenehme Reise und Entbchrungen in einem Lande das Sie nun einmal nicht lieben, ersparen kann. Haben Sie Geduld mit mirl Sie wissen noch wohl aus der Zeit da Sie hier waren, wie mancherlei sich hier gegen meine wissenchaftliche Thâtigkeit zu verschwôren scheint.

Ich arbeite jetzt, in meinen freien Stunden, an Noten und einem Index verborum zum ersten Ashtaka des Rig veda. Ich hoffe sehnlichst dass in einigen Monaten der Band fertig sein

APPENDICE. 48f

wird. Es ist melne Absicht demn&chst den Nirukta dnickea zo lassen ; bloss den Text und cinen Index der obsoleten WArter die darin yorkommen. Den Nighaniu^ welchcm der Nirukta eigentliob als Commentar zu dieuen bestimmt scheint, batte icb wobl Lust zum Gegenstand ciner grosseren spracbvcrgleicbenden Arbeit zu wàblen ; aber yielleicht ist es Unrecht ein so merkwiirdiges altes Glossarium dem Publicum nocb so lange vorzuentbalten.

So eben babe ich aus Berlin eine Prakrit Grammatik von H6fer zugeschickt erbalten, vas eine sebr fleissige Arbeit zu sein scheint...

Ist die letzte Liefening Ihres litbograpbiscben Vendidad Sade nocb nicbt erscbienen ?

Leben Sie wobl, theurer Freund, und wenn Ibre Zeit es gestattet, so lassen Sie mich bald bôren dass es Ibnen wobl gebt.

Aufricbtig der Ibrige,

F. ROSBN.

Lettre de A. Stenzlbr a E. Burnouf

RELATIVE A U?l MANUSCRIT SANSCRIT DE L*UrVAÇ1 '.

London, 14 september 1830.

Mein liebor llerr Bumouf,

In diesein Augenblicke komme icb vom East India Ilouse and beeilemich, Ibnen durcb eincn morgcn abreisenden Bekannten, das Résultat lueiner Nacbfragen iiber das Drama Vikramorvasi niitzutbeilen. In dem Codex n** 860 der Bibliotbek befindet unter Anderem aucb eine Copie dièses Drama, in Devanagari-Scbrift, welche icb beute zu vergleicbcn anfieng. Leider aber sab icb bald, dass die llandscbrift von Feblem wimmelty und ûberdiess so scblecbt gescbrieben ist, dass icb obne Ibre Copie nur

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