‹ Papiers de Joseph HubertChapitre 5 sur 11 · HO · texte numérisé non relu

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J aurais pu dire encore à Joson : Pourquoi n’avoir pas complété les dix mille gaulettes de superficie de la troisième parallèle, en donnant plus de hauteur aux con- < cessions ?

Au reste, - je dis à Joson que je n’écris qu’à lui, et que meme je n’en écrirai à personne. En effet, et ce qui suit, mon cher Delcy, répond à votre lettre de lundi. Joson une dit que les propriétaires ne sont pas dérangés, et que son plan donne partout les pas géométriques. Puisje dire le contraire qu’en vous citant, lorsque je vois qu’on ne vous a pas écouté? On me dirait: Vous ne ■parlez que d’après M. Delcy; nous l’avons déjà entendu et I avons désapprouvé. Je serais même lâché que Joson me répliquât. Je ne lui ai écrit que parce qu’il fallait lui répondre. Je le devais, surtout par la manière honnête qu’il la fait, et je sens d’ailleurs mon insuffisance pour discuter sur des points de droit et des principes d'arpentage.

Cette discussion et la réception froide que vous a faite le Général ne doivent pas vous engager à donner votre démission. Il ne s’agit pas ici de votre place. Je suis même persuadé qu’il ne changera rien à ses promesses écrites d’ajouter à votre propriété. Considérez ceci comme un procès perdu, ce qui arrive toujours à l'un des deux plaideurs. Consolez-vous dans l’espoir de faire une belle récolte de girofle, et de venir vous rapprocher de nous. Mais, mon ami, encore une fois, ne vous engagez pas dans des allégations de faux ; ce serait attaquer des fonctionnaires ayant un caractère public de confiance, et cela est dangereux. Je ne serais même pas étonné que quelques-uns de ceux qui vous ont mis en avant ne fimssent-par vous désavouer. Sans trop vous flatter de n'avoir plus de procès, qui terre a guerre a.

J. Hubert.

Saint-Denis, le 27 août 1816.

A Monsieur Joseph Hubert.

Monsieur,

M. Bonniot passe par Saint-Benoit, pour se Tendre à

' ses travaux. Il vous fera part des difficultés «qu’il éprouve. Usez de toute votre influence sur vos enfants, pour qu’ils se prêtent à une opération qu’il leur est si nécessaire de voir terminer. Que les plus grands soient les plus raisonnables; c’est à eux de donner l’exemple.

'-Vous m’entendez ; il suffit.

Agréez, etc.

De Bouvet.

29 août 1S16.

A ■ Monsieur Bovvet.

-Vous devez penser, Général , que les discussions qui se sont élevées , à l’occasion du mesurage de Saint- Joseph , ont dû m’affliger, et qu’il ne dépendra pas de moi qu’elles ne cessent. Je sens fortement combien la confection de ce travail est nécessaire à la prospérité de ce quartier, qui, sans cela , ne jouirait pas du bienfait inappréciable de l’ordonnance du 22 mai.

M. Bonniot a bien voulu me communiquer son travail. Je n’ai aucune connaissance dans l’art de l’arpentage; mais j’y ai remarqué beaucoup de détails qui annoncent que les peines n’y ont pas été épargnées , et qu’elles ont été employées avec le désir de bien faire.

Je ne puis m’empêcher de vous dire que je crois que M. Delcy est fondé à ne pas payer une partie de la réserve qu’il occupe, qu'il a achetée de Jean Sautron, par acte passé en ma présence, lequel l’a eue en même temps que la concession que M. Delcy a achetée de lui, et que vous avez confirmée par votre ordonnance du 22 mai.

Je pense que celui-ci, qui est à Saint-Denis, vous aura exposé et fait connaître ses titres , et vous aura représenté aussi que, de 62 gaulettes de réserves au-dessous de lui, 40 sont de laves. Ceci est indépendant des discussions qui se sont élevées entre cet habitant et M. Bonniot , et qui m’ont fait de la peine. Je vous demande votre indulgence, pour le désordre de cette lettre ;

, je souffre des douleurs de goutte.

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