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les plus solennelles, et je trouvay au bas de l'escalier le Duc de Liria, M. de Chalais et M. de Valouse qui me dirent qu'ils me rendoient le devoir en qualité de Français. Lorsque je fus prest d'être introduit dans la salle d'audiance, le S' de la Roche, vint a moy et me dit, en particulier, que le Roy d'Espagne luy avoit ordonné de m'instruire de sa part d'un usage qu'il avoit accoutumé d'observer, de n'ôter point son chapeau a la seconde révérence, mais seulement a la première et a la dernière, pour que je n'en fusse pas surpris, et que je fusse persuadé au contraire, qu'il vouloit rendre aux Ambassadeurs de V. M. tout ce que la règle pouvoit permettre. Arrivé en sa présence jeus l'honneur de m'acquitter des ordres dont a plù a V. M. m'honnorer pour la demande de l'Infante, et d'exprimer de mon mieux le désir de V. M. de la posséder et de la faire élever en France sous ses yeux, son affection pour S. M. G. et son désir ardent d'une union indissoluble entre vos deux couronnes et de toute vôtre auguste maison.
La joye du Roy d'Espagne eclattoi^t cependant sur son visage et sur toute sa personne et toutes ses réponses furent si remplies d'effusion de cœur pour V. M. et de souhaits passionèz d'une union indivisible que je ne puis assez les exprimer a V. M. Jeus Ihonneur de luy faire ensuitte son remerciement de ce qu'il accordoit l'Infante a V. M. et du consentement qu'il donnoit a son prochain départ vers elle, et j'y ajouttay après mon compliment et son remerciement sur le mariage de M. le Prince des Asturies avec M"* de Montpensier que V. M. veut bien regarder et marier comme sa propre fille, et
sur tous les avantages coaiuiis qui seront les heureux fruits de cette double union.
Le Roy d'Espagne se repandit encore en tendresse pour la personne de V. M. et ensuitte en estime et en amitié pour M. le Duc d'Orléans en ajoutant qu'il ne luy en pouvoit donner une plus sensible et plus véritable marque, qu'en se liant personnellement a luy par des liens aussi étroits. Son discours, qui ne fut point abrégé, fut accompagné des marques les plus sensibles de sincérité et de joye et des expressions les plus remplies de justesse et de majesté.
Je crus qu'il m'étoit permis de luy témoigner mon contentement extrême de ces alliances qui reunissent si intime'" toute vôtre auguste maison, et qui font si justement espérer une union inaltérable et si désirée entre vos couronnes et de l'honneur infini qu'il a plù a V. M. de me faire de me choisir pour m' acquitter de sa part d'une telle fonction ; a quoy S. M. G. voulut bien me faire Ihonneur de me repondre, avec une extrême bonté. Je finis par lui présenter tous les officiers de vos troupes qui m'ont accompagné icy et il les receut avec beaucoup de bonté; je me retiray ensuitte et je passay dans l'appartement de la Reyne.
J'avois été averti que le S"" de Magni l'un des trois majors dômes de la Reyne se trouvoit de semaine et par conséquent en fonction de me recevoir a l'entrée de son appartement et de me conduire a son audiance. J'avois fait parler a M. le M. de Grimaldo des ordres que j'ay receus de Y. M. sur les François qui sont passez icy contre leur devoir, et je l'avois fait prier de demander a L. M. G. de me faire grâce de nommer un autre ma-
jor dôme en sa place, elles s'y portèrent avec tant de considération pour Y. M. que j'obtins beaucoup plus que je n'avois demandé; non seulement je fus introduit par un autre major dôme mais le S' de Magni qui avant mon arrivée avoit été nommé du voyage de Lerma a receu deffense de se trouver en quelque lieu ou je puisse être; M. le M. de Grimaldo me l'a dit luy même, et que cette deffense ait été etendiïe a tous les autres, ou qu'ils l'ayent craint, ils ont évité jusqu'à tous ceux qui sont ici avec moy.
La Reine reçût ce que jeus Ihonneur de luy exposer des ordres de Y. M. avec un tel transport de joye quelle en fut un peu embarrassée, et quelle a pris plaisir depuis a avouer cet embarras; elle ne laissa pas de le surmonter dans les réponses quelle me fit l'honneur de me faire, et témoigna tant de passion pour la personne de Y. M., tant d'estime et d'amitié pour M. le Duc d'Orléans et tant d'ardeur pour une union indissoluble entre Y. M. et le Roy son oncle, et vos couronnes, qu'il m'est impossible de vous le représenter, non plus que l'esprit et la grâce qui brillèrent dans tout son discours. Je finis côme en ma précédente audiance, par luy présenter les officiers qui sont venus ici avec moy ; elle les vit avec beaucoup de satisfaction.
Je fus immédiatement après chez Ms' le Prince des Asturies a qui je fis les compliments de Y. M. et qui les reçût avec beaucoup de grâces et m'y répondit avec une grande joye et un grand respect pour Y. M. Je passay delà chez l'Infante ; sa gouvernante vint audevant de moy pour me dire quelle dormoit (mais nous y fumes receus et reconduits a la porte extérieure de l'anti-
chambre par M. le D. de Popoli qui se repandit beaucoup en joye de l'union et en respect pour V. M.) quelle l'alloit éveiller si je le desirois; je la supliay de sen bien garder et je lui dis que V. M. prenoit déjà trop de part en elle, pour que je ne craignisse pas de vous mal faire ma cour en troublant son repos, qu'il me sursoit de m'être présenté chez elle pour exécuter les ordres de Y, M. auprès d'elle, et luy rendre la lettre dont j'etois chargé de sa part; que je ne manquerois pas d'y retourner dans un moment plus favorable.
Je vis ensuitte tous les Infants chez eux excepté le dernier qui dormoit aussi ; je leur presentay pareillement en me retirant tous ceux qui m'avoient accompagnez, et je fus reconduit côme javois été receu.
Sur les quatre heures après midy nous retournâmes au Palais M. de Maulevrier et moy, et je m'y rendis avec le même cortège qui m'avoit accompagné le matin et dans le même carosse du Roy d'Espagne avec le même Major dôme. Le cabinet ou les articles avoient été signés la veille ayant été jugé trop petit, on nous introduisit dans le Sallon des grands qui y est contigû, ou tous ceux qui sont icy de cette dignité, avoient été mandez par écrit, et qui tous s'y trouvèrent avec le Président de Castille et les deux Secrétaires d'Etat sans qu'aucun autre y fut admis; on y fit aussi entrer avec nous les cinq témoins François et les portes furent fermées. Un moment après L. M. G.,M=' le Prince desAsturies, l'Infante et les Infants y arrivèrent sans aucunes dames que la gouvernante de l'Infante; et aussitôt après. ils se placèrent devant une table disposée au milieu du Sallon, ayant des fauteuils derrière eux, avec leurs grands ofh-
ciers en leur place et les Grands d'Espagne faisant un cercle tout autour ; le Xonce étoit au bout de la table a droitte, mais comme il sagissoit d'une fonction particulière je crus me devoir placer tout auprès du Roy, joignant le Major dôme major et M. de Maulevrier.
En suitte, D. Joseph Rodrigue lut le contract de mariage en Espagnol et fit ensuite la lecture d'un double du même contract et en même langue, après quoy il fit lecture aussi en Espagnol de l'acte séparé ou il fut fait mention des noms et qualités des dix témoins, et en outre de la présence de tous ceux des Grands d'Espagne qui y assistèrent, sans que nous nous fussions attendus a cette dernière formalité, mais comme elle fut de leur part sans y rien contribuer de la nôtre, je ne crus pas a propos de la relever; elle montre combien le Roy d'Espagne a voulu apporter de précautions et de solemnité à la signature de cet acte, et combien nous aurions peu réussi, en refusant d'admettre des témoins, puisqu'il leur ont ajouté en la manière qu'il lont peu tout ce qui s'est trouvé icy de Grands d'Espagne. Après que le Roy et la Reyne eurent signés, avec les démonstrations d'allégresse, que toute leur cour sempressa aussi de donner, la Reyne aida l'Infante a mettre sa signature et Ms"" le Prince des Asturies qui depuis la célébration de votre mariage luy cède partout, signa après elle, puis les autres Infants ; aussitôt après nous fumes conduits M. de Maulevrier et moy, par D. Joseph Rodrigue a une autre table, placée a fort peu de distance de la première, ou le Roy et la Reyne se trouvèrent aussitôt que nous, et qui nous commandèrent dans l'excès de leur joye de signer en leur présence; la mienne étoit
si grande que je ne pus m'excuser longtemps, et j'eus l'honneur de faire devant eux la plus glorieuse signature qui puisse être commise a un sujet, et dont l'effet me combla du plaisir le plus sensible, en voyant renaître pour jamais une union et si utile et si nécessaire, et que j'ay toujours si passionnément souhaitée,
V. M. recevra donc par ce courrier un des deux contracts originaux, dont l'autre demeure au Roy d'Espagne, et en même temps la traduction Françoise de cet original certifiée et signée du même Secrétaire d'Estat, D. Joseph Rodrigue, qui a reçu le contract de mariage; je joins aussi l'original François des articles que nous eûmes l'honneur de signer avant hier, avec la copie certifiée du plein pouvoir a cet effet des deux commissaires d'Espagne qui les ont signez avec nous.
Je ne finirois point. Sire, a rendre compte à V. M. de tout ce que le Roy et la Reyne d'Espagne m'ont fait l'honneur de me dire et ont témoigné a tout le monde de satisfaction d'empressement et de joye, toutes les fois que j'ay eut l'honneur de les approcher ou quelles se sont montrées a leur cour ; elle ne peut rien imaginer au delà de ce qui en paroit et il me suffira de rendre compte a V. M. des démonstrations publiques qui en ont été faites, pour ne m'arrêter pas a tout moment en répétitions inutiles.
A la nuit la place du Palais fut magnifiquement illuminée et on y tira un feu d'artifice après un million de fusées quej'oseroisassurern'avoirpasétémoinsbeau que le dernier qui a été tiré devant vous ; le nom de Y. M. et celuy de l'Infante, étoit en feu au haut de la Piramide et ce feu qui dura le dernier éteignit tous les autres.
Après soupe il y eut un bal magnifique dans la même Sale des Grands, superbem' éclairée, les habits des dames très galants et aussi magnifiques que la rigueur de l'interruption du comerce avec la France l'a pu permettre, et quoy qu'il ny eut que des Grands et un très petit nombre d'autres personnes privilégiées par leur charges, tout ce que j'ay amené avec moy y fut non seulement admis, mais invitté, et y eut toutes les distractions et toutes les préférences. M. de Maulevrier et moi y reçûmes un honneur que nous n'avions pas demandé et qui est icy tout a fait contre l'usage : c'est qu'on mit pour nous deux sièges plyants dans l'embrasure d'une porte feinte un peu en arrière de leurs Majestéz, mais sans qu'il y eut ni jalousies ni personne devant nous. L'usage est ici qu'aux spectacles et au bal nul ne soit assis, devant le Roy ni la Reyne d'Espagne que les dames, excepté les trois ou quatre charges, qui s'assoyent derrière eux, et le Major dôme major, qui se place a côté.
Le bal fut mêlé de plusieurs contredances et dura jusqu'à deux heures après minuit, L. M. G. y^ parurent prendre beaucoup de plaisir. Je fus surpris que le Roy d'Espagne eut si peu oublié l'ancienne dance de nos bals, et de voir la Reyne avec tant de grâce, d'aisance et de majesté egaller pour le moins ce qui a le plus brillé aux bals de Versailles et de Marli; M" le Prince des Asturies y fit aussi des merveilles et comme il est parfaitement bien fait, il gagne beaucoup en dançant; L. M. G. et luy furent souvent sur le bal et ne manquèrent aucune contredance. Je n'oserois dire que la Reyne voulut absolument que je dançasse, et qu'il n'y eut pas moyen
de s'en défendre dans un jour d'une si grande allégresse.
Je crus devoir prendre au matin une audiance particulière de L. M. C. pour leur faire les remerciements de V. M. d'une manière encore plus marquée, et pour leur témoigner combien j'etois pénétré de joye de celle dont ils ne cessent de faire tant de démonstrations, et pour leur rendre de très humbles grâces pour moy même de toutes les bontés dont elles me font l'honneur de me combler depuis mon arrivée; elles sont telles que me trouvant a la signature du contract tout auprès du Roy d'Espagne, je crus pouvoir prendre la liberté de luy demander cette audiance moi même, il eut la bonté de me témoigner quelle luy estoit agréable et de me l'accorder pour hier midi. Je l'eus seul de L. M. C, et ce seroit toujours a recommancer que de vouloir rendre a V. M. toutes les effusions de leur joye, de leur passion pour vôtre personne, de leur estime, de leur affection pour M. le Duc d'Orléans, de leurs désirs et de leur ferme espérance de l'union entre Vos M'"'' la plus intime et la plus inaltérable; sous la protection du nom auguste de V. M. elles me firent l'honneur de me commander de ne point craindre d'enfraindre les étiquettes et d'approcher de leurs personnes avec toute la liberté que je voudrois.
Sur les 5 heures du soir, le Roy et la Reyne d'Espagne furent en public, c'est a dire en pompe a Nôtre Dame d'Atocha, assister a un Te clewn solennel, ou tous les grands avoient étés mandez, et j'avois cru convenable que, M. de Maulevrier et moy, nous nous trouvassions a des actions de grâces rendues a l'occasion de
la conclusion du futur mariage de V. M. Mais M. le M. de Maulevrier, craignant qu'il n'y eut quelques difficultéez, fit consulter la dessus le Marq' de Montalegre Somelier du corps, qu'il m'assura être instruit des choses de cérémonie, et qui fut d'avis que nous nous abstinssions de celle là, tellement que je me contentay d'y faire paroitre tout ceux que j'ay amené avec moy.
Ce soir L. M. C. retournant au Palaix traversèrent la Place major extrêmement grande et presque parfaitement quarrée, dont les cinq étages qui sont tous de niveau se trouvèrent éclairés de prez de deux mil gros flambeaux de cire blanche. Il y a dans cette place une maison qui appartient au Pioy d'Espagne et d'où les Pioys ses prédécesseurs avoient accoutumez de voir les fettes de taureaux ; elle fut réservée pour M. de Maulevrier et pour moy, et pour tout ce qui voudroit nous y accompagner; ce fut de la que je vis cette illumination la plus belle et la plus surprenante qu'il soit possible de faire pour l'ordre et pour la magnificence.
Je crus. Sire, qu'il convenait d'éclairer ces deux soirs là toute ma maison par dehors et par dedans et celles qui ont été marquées pour ceux qui m'accompagnent; je le fis donc exécutter de la sorte, et j'y ajoutay les deux soirs le plus beau feu d'artifice que l'on pût faire; beaucoup de Seig'' distinguez firent aussi des illummatiôns chez eux, mais sans feu, et toute la grande riie jN'^* Dame d'Attocha fut éclairée.
Comme j'achevois cette dépêche le courrier de Y. M. est arrivé avec celles du 18 de ce mois et l'agréable nouvelle du départ de M"« de Montpensier de
ce même jour, dont l'avis étoit attendu par L. M. G. avec la plus vive impatience. M. le M. de Maulevrier m'a fait l'honneur de me venir communiquer ce qu'il venoit de recevoir et j'ay veu avec beaucoup de satisfaction que mon arrivée icy a prévenu de 7 jours l'attente de V. M. Nous sommes allez incontinent au Palaix, ou n'ayant point trouvé M. le M. de Grimaldo a cause du départ du Roy qui avoit déjà rompu tous les bureaux, j'ay crû devoir l'aller chercher chez luy; mais M. de Maulevrier a jugé plus a propos d'aller tirer L. M. G. de leur impatience, tellement que nous sommes montés a leur appartement ou nous avons fait demander a avoir l'honneur de leur parler. A l'instant même elles nous ont mandé quelles étoient encore au lit, mais que nous étions les maîtres d'entrer, ce qui est de toutes les distinctions la plus singulière et qui est icy la plus inusitée.
La joye que leur a dabord causé l'arrivée du courrier se pourroit dire extrême si elle ne s'etoit encore acriie a la lecture des dépêches que M. de Maulevrier leur a présenté ; la suitte Royale de M"^ de Montpensier les a charmés, et elles ont été extrêmement touchées des honneurs singuliers que M. le Duc d'Ossone areceus, et qu'a cette occasion V. M. ait visitée Mad^"" de Montpensier, honnoré pour la première fois l'Opéra de vôtre présence et bien voulu dancer au bal; je puis même avoir l'honneur de vous dire que le Roy et la Reyne d'Espagne ont remarqué avec complaisance l'honneur que M. le Duc d'Orléans a receu de V. M. en cette occasion et que je n'avois point encore senti si distinctement un intherest véritable que L. M. C. recommencent
de prendre personnellement en ce Prince ; la distinction du logenV et defrayement de M. le D. d'Ossone, pendant tout son séjour a Paris, les a extrêmement grattifié et sur qu'elles ont vu que la ville de Paris avoit été par votre ordre saluer cet Ambassadeur, la ville de Madrid dont je n'avois pas encore ouï parler m'est venue complimenter dez cette après diné ; mais, a l'égard du defrayment, la longueur du voyage du Roy d'Espagne et le grand nombre de ceux qui m'accompagnent ne le pourroit aisément permettre, Je le congediay hier au soir; il a été en tout de la dernière magnificence et D. Gaspard de Giron un des Major dôme du Roy et de même maison que M. le D. d'Ossone m'en a fait les honneurs avec une assiduité infinie et une politesse peu commune.
Nous avons été prez d'une heure auprez du lit du Roy et de la Reyne d'Espagne ; aprez quoy nous avons été rendre a M. le Prince des Asturies les lettres que le courrier avoit apportées pour luy ; nous avons eu l'honneur d'aller prendre congé de l'Infante, qui nous a receus avec des grâces fort au dessus de son âge, et au prez de la quelle toute la maison de la future Princesse des Asturies a commancé ce matin d'entrer en fonction. Elle est partie incontinent après pour Alcala, ou cette cour doit coucher ce soir pour continuer sa route vers Lerma, et L. M. C. l'ont suivie ; sur les 3 heures après midi, je me suis trouvé dans leur antichambre avec tout ce qui est ici avec moy; le Roy et la Reyne d'Espagne ont eu la bonté de me parler en passant et de m'inviter a me rendre promptement auprès d'eux. J'ay eu l'honneur de leur dire que je ne manquerois pas d'avoir
celuy de me trouver a Lerma a la descente de leur carosse.
La ville et le petit peuple même ont disputez de joye avec la cour, et les aclamations et les bénédictions que nous avons receiies, en allant et en revenant de l'audiance publique et de la signature du contract, ont été presque continuelles, ainsi que les témoignages de respect pour V. M. et de la plus grande joye, l'ont été de la part de tout ce qu'il y a de plus grand et de plus considérable qui m'ont fait l'honneur de venir en foule chez moy, et qui me les ont réitères toutes les fois que je les ay rencontrés au Palaix
Je suis avec un très profond respect
Sire de Vôtre Majesté
Le très humble, très obéissant et très fidelle serviteur et sujet
Le Duc de St-Simon.
AU CARDINAL DUBOIS
Madrid, le 28 novembre 1721.
Je commenceray par avoir l'honneur de dire a V. E. que c'est avec un véritable déplaisir que je me trouve forcé a luy rendre compte, de deux inconvénients qui sont arrivés a M. le M. de Maulevrier, et que je sup-