‹ Papiers posthumesChapitre 22 sur 29 · SI J'ÉTAIS ROI · texte numérisé non relu

SI J'ÉTAIS ROI

On a mis cela en musique. Le talent flexible du nouveau président se montrait plus élastique que jamais dans les modulations habiles dont il enrichissait un thème déjà usé. « C’est une malice du rédacteur en chef, » dit-il au garde des sceaux qui le complimentait, « il abuse de ma vieille copie. » Timothée se donnait tout entier, en effet, aux affaires publiques. Inaccessible à toute distraction, grave comme un ambassadeur qu'on étrille, il tenait les rênes du vaisseau de l'État avec la maestria la plus imposante. Chaque soir seulement, il tirait de sa poche un feuillet soigneusement numéroté, et l'envoyait au Peéit Journal, qui imprimait en

— 992 — gros caractères la prose présidentielle, et chacun de ces articles, intitulé :

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