PENSIONS
in extenso ; nous en tirons les indications suivantes : l'Empereur a lout fait pour s'attacl er cet écrivain, qui n'a trouvé que déboires dans sa carrière serai oflicieDe. Sa pension de 6,000 fr., offerte par M. Rouland, a été suporimée en 1865, puis à grand' peine rétablie pour deux ans. 50.00C ir., offerts par l'Empereur pour l'achat du journal Le messager (le Paris, et qui devaient être avancés : 20,000 fr. par un maire de Poitiers, 30,000 fr. par M. de la Guérounière, sur les fonds alltués à la presse, n'ont jamais été versés. Le maire de Poitiers a fait ibiiliîe et s'est enfui; IVI. de la Guéronnière n'a fourni que -4,000 fr. M. Hippolyte Castille, ruiné, accablé sous le poids de 100,000 fr. de dettes, a pu méditer, a ses dépens sur la faveur des princes.
Cattaneo, ex-ofDcier de l'Empire, pension de 6,000 fr. . . . 6,000
(Au moins jusqu'en juin 1855).
Césena (A. de), 2,000 fr. pour un travail sur les théâtres. 1832 (fonds secrets) »
Chambure (M-ne de), 1865, 19,000 fr . . ,
Chandelier, ancien serviteur à Sainte-Hélène (1835) .pension 1,200 fr ., 1,200
Chanoine aîné, fait valoir diverses créances (103,000 fr. envj. ron), et demande par deux lettres datées du Havre, 24 mars 1849 et 24 janvier 1830 une place de courtier ou sou remboursement. Ces pièces, curieuses à plus d'un titre, nous apprennent qu'un sieur Devey, qui lit faillite en 1842 et qui emprunta 10 fr. à M. Bure en 1849 (septembre), fut, en janvier 1841, chargé de réclamer au gouvernement français une somme de 20,353,579 fr censée due à Louis-Napoléon. La moitié du produit devait appartenir aux intermédiaires. En même temps, deux crédits de 75,000 fr. et de 30,000 fr. celui-ci destiné à retirer des mains de Devey des valeurs souscrites en 1859-40 par le général 31ontholon, l'autre ouvert par M. Édgard Ney, avec garantie du prince, passèrent en presque totalité à M. Chanoine aîné, qui trouva MM. de Montholon et Devey insolvables. Le sieur Uevey cependant parvint encore à soutireràM. Chanoine, en 1841, 50£ (1,250 fr.), sur dépôt de certaines pièces. Quanta la créance de 73,000 fr. garantie par une hypothèque sur le domaine d'Arenenberg, M. Chanoine s'abstint de la faire valoir, comptant sur la fortune du prétendant.
Chantepie (mars et juillet 18.j8), une somme de 50,000 fr. . . »
M. Chantepie a été employé à l'Elysée. Il a laissé des dettes jue l'Empereur refusa de payer.
Charbonnière (Commandant Girard de), 1852, frais de représentation, 250 fr. par trimestre 1,000
Choppin d'Arnouviile, le 22 mai 1801, remercie de l'envoi de 3,000 fr »
Cocteau, solde de prix, comptes Béville, 1859, 101,500 fr. . . 9
Compagny de Courrières, petit-fils du général Laborde, pensioc (in.stitution Barbet), 1,3 14 fr b
Cbuueau (Henri), fidèle ami , médecin et médecin en chef du
2,000 '9,ÛOe
PENSIONS. DONS
prince, directeur des dons et secours. Sa vie est trop mêlée à celle de Louis-Napoléon pour que rous la retracions ici. Ses appointements avant 1848, l'acquisition de la clientèle Berrier-Fontaine à Londres, sortent quelque peu de notre cadre.
Commeniédecinenclief il reçut quatre ans 6,000 fr 6,000
un an 12,000 fr 12,000
dix-neuf ans 30,000 fr 30,000
Comme trésorier des dons et secours il disposait d'un budget de 1,200.000 fr. en moyenne.
Enfin une propriété en Corse, dont nous ignorons la valeur.
Contencio (De), à partir de 186i, reçoit fréquemment 4,000 fr. par mois; sans doute une affaire de terrains 48,000
Corbigny (Brossard de), inspecteur des forêts de la couronne, chargé de l'acquisition et de la mise en valeur de la Jonchère, reçoit 6,000 fr. par mois, de juillet 1862 à juillet 1865, et 1,500 fr. mensuels, depuis juillet 1863, mettons un minimum de 12 mois. Ces sommes, environ 90,000 fr. sont pour partie au moins, deslinées à l'entretien du domaine de la Jonchère » 90,000
Corneille (Pierre), descendant du tragique, pension de 600 fr. . 600
Les demoiselles L, M., M. T. et Gath. Corneille, les dames Desmarest et Chabannes, nées Corneille, reçoivent chacune une pension de 400 fr 2,000
Cotte (Général de), 23 déciniibre 1831 : « Prière à 31. Bure de
<i payer à M. Créraieux 2,30') IV » 2,300
« pour un cheval donné à M. le général de Cotte. Le lieutenantcolonel Fleury. »
1837, 23,000 fr » 23,000
Craraatte, ancien commissaire spécial du palais ;touch ait 250 fr. par mois. Après sa retraite, pension de 1,300 fr 1,500
Crenne (ancien matelot, ancien serviteur), 900 fr 900
Crouy-Chanel (Le prince de) reçoit fréquemment de la caisse des dons et secours 300 fr., 1,000 fr. et plus.
De 1833 à 1839, les sommes données ainsi à M. de Crouy-Chanel ,-,'élèveut -au moins à 22,8.30 fr » 22,836
Cuxac (Léon), premier valet de chambre; nombreuses gratifications. L'Empereur lui a donné les maisons anglaises n<" 3 et 4 (en quelle ville?) et alloué 14,600 fr. pour l'ameublement (note de M. Faure, architecte, 1863) » 14,600
arabry(Le général),en 1 864, 3,000 fr. par mois X 12=36,000 fr. »
Dauvin, encouragement littéraire (1832), 230 fr «
David (Le baron Jérôme). La commission a aonné l'état des .lépenses faites pour l'ameublement de M. Jérôme David. Ajoutons à ces libéralités, au moins en 1868-1870, 5,000 fr. mensuels sur
la cassette 36,000
Defodon, capitaine au 10« cuirassiers, 1870, 2,000 fr
Degeorge (Frédéric), rédacteur d'uu journal bonapartiste avant
— ôli —
1848, a reçu des secours. Sa fille J.-J. Ayiaiid, née Degeorgo, reçoit, les 6 et 7 février 1866, deux sommes de 300 fr. ... » 1.000
Delage (Le capitaine). Dot de sa femme, 2o,000 fr. (1859). . . » So.OOO
Délateur (M"")- 18-48- I8o0, pension de 1,600 fr 1,600
Delcambre (Adrien), 1870, 2,000 fr » 2,000
Delvigne, inventeur d'une carabine (1833), pension 1,200 fr.. 1,200 Desjardins (Le capitaine), complice dévoué du prince à Strasbourg et à Boulogne ; pension, 2,i00 fr 2,400
Le fils du capitaine Desjardins, artiste dramatique, demande en vain à l'Empereur (juillet 1870) une somme de 2,000 fr. pour obtenir la direction d'un théâtre de province. Devasse, lieutenant de gendarmerie à la Bastide (Bordeaux),
S,000fr > 3,000
Dietfurt (le baron de) rappelle (mai 1837) que l'Empereur serait venu il Constance l'engager, ainsi que sa femme, à dîner chez la reine Hortense en 1856, et lui aurait emprunté son passe-port, circonstance qui aurait amené des suites désagréables pour lui, Dietfurt. 11 sollicite un emploi au château d'Arenenberg. Le 19 février 1861, il obtient une pension de 2,000 fr. . . . 2,000 Drouhot (Mlle), dot de 20,000 fl-., dont 862 fr. de rente 5 p. 0/0
^ achetés 19,980 fr. 60 c. (juin J 860) 20,000
Dufour d'Autirte (Général), 50,000 fr » 50,000
Dufresne (Emma) reçoit 1,000 fr., 1807 » 1,000
Dugué-Blanchard (Veuve) 1870, 2,000 fr » 2,00U
Duhesme (veuve d'un général de l'empire), pension 6,000 fr. . 6,000 Dumougeot, ancien serviteur du prince, pension 2,400 fr. . . 2,400 Dumoulin, officier, agent électoral en 1848 (remboursé de
371 fr.) ; pension, 2,400 fr 2,400
Dupasquier (John), soUicitor a Londres, a été chargé des affaires de Louis-Napoléon et de M. Bouffet-Montauban. Nous trouvons diverses menues sommes à son nom sur les carnets du prince (1846-47). Plus tard (voir Bouffet-i\!cntauban) la cassette lui rembourse 1,300 fr. d'honoraires arriérés > 1,500
Dusautoy, fondateur de L'Époque, a reçu de l'Empereur fdécenibre 1867, avril 1868) une subvention (on a les reçus) de 273,000 fr. » 273,000
en 1869-1870, 80,000 fr » 80,000
agent électoral en 1848, remboursé de 430 fr.
Ëtex, architecte, peintre et sculpteur, demande à l'Empereur, par lettre du 18 mai 1833, une indemnité de voyage pour aller A New-York chercher les œuvres d'art qu'il a envoyées à l'Exposition, et défendre en même temps les intérêts de ses confrères. On lui alloue 5,000
Faletans (M'»e de) reçoit, en 1849, 8,000 fr. pour un portrait. Earquhar, banquiei' à Londres, en septembre 1847, a payé pour
PENSIONS. T'ONS
le prince, qui semble avoir eu un compte chez lui, !>7,ô7o fr.
Ferrère (Charles). 1S70, 700 fr. mensuels &,-400
ZcrrièreslArislidc). Août 1850, 20,000 fr » 20,000
Filippi, chevalier de la Légion d'honneur, ancien capitaine, ancien consul, versificateur et agent politique. En 1850, le Prince lui alloue provisoirement 200 fr. par mois 2,400
Dès août 1852, dans une longue pièce de vers, il salue le prince Empereur. Il dénonce en même temps des menées antibonapartistes à la Rochelle, surveille les gendarmes et les autorités.
Il demande, pour retirer ses effets du monl-depiété, 4,000 fr., pour payer ses dettes 10,000 fr., et une place de 7,000 fr. Le prince, en septembre, lui accorde une pension de 3,000 fr. . . 5,006
En octobre, il n'est pas encore placé, et charge M. Bure de ses réclamations ; son nom figure plusieurs fois sur des notes destinées à être soumises à l'Empereur. Entin il obtient une place de régisseur (château de Pau?)
Firino vend à l'Empereur des terrains 93,566 fr. 65 c. (1856) . d 93,îj66 Ga
FJaust (Alph.) récliimc, en janvier 1870, une somme de 5,500 fr. déboursée à Londres, en 1R59, pour le service du prince. Une note dit « pour favoriser l'entrée de portrails du prince. »
Fleury (Commandant, puis général), officier d'ordonnance du Président, premier écuyer, puis grand écuyer et directeur des haras, finalement ambassadeur en Russie, a disposé de sommes énormes. Ou peut évaluer le total minimum de son budget régulier à une somme de 1,200,000 ir 1,200,000
Nous avons de lui, entre autres, une lettre de 1849, où il demande à M. Bure de quoi donner au moins des à-compte aux fournisseurs. Il n'ose plus faire de commandes à. Ehrler. Blieux vaudrait, dit-il, « croyez que je suis bon juge en pareille matièi'e, « devoir à un seul que de devoir à tout le monde. )> La même année, en mai, il réclame, « s'il y a moyen, 15,000 ir. » pour donner desà-eompte aux selliers et carrossiers, conformément aux instructions du Président. « En raison du crédit énorme qu'ils ont lait i selon leurs moyens, il estime que 10 p. c en moyenne serait une « limite suffisante pour les réductions. »
En juillet 1850, Baring est chargé de lui payer à Londres 43,000 fr > 45,000
M. Bure endosse, le 10 avril 1851, quatre lettres de change de 1,000 fr. tirées par M. Fleury » 4,000
Le 8 décembre 1851, quatre jours après le coup d'État (nous avons la lettre et le reçu), M. Fleury réclame, « pour que tout le monde ait reçu Yallocation, » une somme de 4,500 fr. ainsi répartie :
Pour le û» léger, venu de Versailles, 1,000 fr. ; les inliiraiers, 1,000 fr. ; les ouvriers d'administration qui ont gardé la gare du chemin de fer du Nord, 500 fr.; le train des équipages, 500 fr.; la division des cuirassiers de Versailles, à raison de 10 fr. pur homme, 500 fr.
Le 9 avril 1852, Fleury reçoit 48,000 fr. pour installation des
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écuries ; cette somme et beaucoup d'autres ne font pas partie d'une allocation de 400,000 fr. pour le même objet.
(Nous donnerons ailleurs le budget officiel et détaillé du gran écuyer.) Fontaine (M"« Agathe) . reçoit des gratifications, i 844-1846.
Fontanelle (tSoô). Pension, 3,000 fr 3.000
(Receveur-payeur à Versailles, supplément de traitement.)
Foresi (Lucien), fils de Vincent Foresi, de Porto Ferrajo, qui
prêta à Napoléon I«t, le 26 février 1815, 175,000 fr. en or, non
remboursés, sans compter des dépenses navales qu'on peut estimer
à 400,000 fr., obtient en 1859 7,000 fr. et en 1867 '6,000 fr. avec
lesquels il ne put s 13,000
réussir à faire prospérer à Paris un dépôt de vins de l'ile d'Elbe. En 1868, ruiné, il sollicite vivement quelque place de régisseur dans les domaines d'Italie, et une somme de 12,000 fr. Refus. Forestier (Théodore), trésorier sous la présidence, met la main
aux élections (plusieurs sommes dé 2,000 fr.) 6,000
Reçoit une traite sur Londres de 500 £('12,500 fr.) » 12,500
En 1853-1835, il touche sur les fonds de riutérieur (chiffre
officiel) 33,000 fr - . . . » 35,0:0
De plus, il possède, ainsi qtie M. Bure, en Algérie, une concession qui trouvait acquéreur à 100,000 fr » 100,000
Fossey (M^e; reçoit en mars, 1861, 1,500 fr • » l,oOi>
les mois suivants. 1,400 fr » 1.400
et depuis, régulièrement 350 fr, (4,200 fr.) 4,200
Fournier (Marc). 1868, 1,000 f-- » 1,000
Franceschetti, Corse, ex-propriétaire du domaine de Casabianda, lié, par les Pasaualini et les Sebastiani, avec le docteur Conneau, qui le recommande à l'Empereur. (Lettre datée d'Aleria, 7 juin 1861.) L'entremise et la garantie d<; l'Eraperour lui assurent un emprunt de 550,000 fr. au Crédit foncier, somme sur laquelle
l'Empereur verse lui-même 200,000 i 200, OOi^
D'abord actionnaire principal, puis régisseur à 6,000 fr. . . G,030 de sa propriété, vendue pour payer ses dettes, il sollicite en janvier IS'fi!, 50.000 fr. qui semblent lui avoir été accordés. ... » 50,000
Une curieuse note du ministère de la Maison (29 janvier 1864), tendant à faire échouer ses demandes de fonds, établit que le domaine de Casabianda, estimé par M. Franceschetti 1,612,000 fr., n'a qu'à grand'peinc paru au Crédit foncier une garantie suffisante pour le prêt de .530,000 fr. Lors de cette opération, Casabianda était déjà une société en commandite au capital de 1,500,000 fr. M. Franceschetti avait fixé lui-même la valeur de son apport à 1,200.000 Ir., sur lesquels 813 actions étaient déposées chez M|* Mocquard pour garantir l'Empereur. La société ne pouvant marcher faute de nouveaux actionnaires, c'est-à-dire faute de fonds de roulement, .^I. Franceschetti, dans quelques lettres à M. Conneau, cherche à faire affaire avec un ami du docteur, il propose de rester associé de l'acquéreur jusqu'au remboursement de sei actious : 300,000 fr- sntliraient pour racheter les autres.