‹ Papiers secrets et correspondance du second EmpireChapitre 104 sur 130 · DONS · texte numérisé non relu

DONS

C'est alors que le Crédit foncier et la Liste civile, pour rentrer dans leurs avances, ont fait vendre la propriété, qui ne trouvait pas acquéreur à 200,000 fr. L'État, qui l'acheta528,000fr. (1862), dut y dépenser 300,000 fi", et devra y dépenser encore le double pour la mettre en valeur.

M. Francesclietti, régisseur avec une pension de 6,000 fr., semble avoir peu fait pour remplir certains engagements relatifs à sa gérance. Selon la noie, il se contente de vivre sur Casabianda sans l'améliorer, vendant à son profit chevaux, récoltes et tout l'attirail d'exploitation.

On peut estimer sans crainte les sommes qu'il a touchées de , l'Empereur, outre ses appointements, à 230,000 fr.

Fraye, propriétaire, en 1847, du Crokford-Ctub, à Londres, dut rendre à Louis-Napoléon, sur la demande de M. Andrews, secrétaire du prinre, 2,000 jf (50,000 fr.) qu'un fripon, habitué de son rlub, avait voulu extorquer au prince. Ces faits énigmaliques semblent attestés par une lettre d'un sieur L. de 3Iauny, ancien secrétaire du Crokford-Club (3 octobre 1853).

M. Fraye, ruiné par l'abandon des grecs dont il n'avait pas voulu favoriser l'entrenrise, demande, le 29 juin 1863, un secours à l'Empereur. En marge de la demande, la réponse : rien à faire.

Frère (ancien serviteur de l'impératrice Joséphine). 1853, pension, 3,000 fr 3,000 ><

Priant (Dotde la fiHe du colonel), juin 1867, 24,000 fr. ... » 2l,0ù0

Fririon (Baronne), veuved'un général de l'Empire 1854, pension 3,000 fr 3,000 »

Galliera (Duc de), mandataire du marquis Pailavicino (voir ce nom) pour le remboursement d'un prêt de 324,000 fr. hypothéqué sur Civita-Nova (1) ; intermédiaire pour l'acquisition de l'hôtel Sebastiani et de la Motte-Beuvron.

(1) G^nes, le 18 février 1831.

A M. Mocquard, clief du cabinet particulier de S. A. M. le prince Louis- Napoléo» Bonaparte^ à Paris.

Monsieur,

M. le marquis E. L. î'allavicino me charge de vous écrire pour vous Jire que, d'après les accords pris entre W. le piince Bonaparte et lui, il vient de nommer M. le duc de Galliera son mandataire spécial, pour VoDcher en son nom, des mains du prince Bonaparte, la somme de 52i,000 fr. Veuillez donc, MonsiiMir, passer chez le duc de Galliera, qui demeure dans la rue d'Astorg, n' 16, pour fixer le jour qui lui conviendra pour réf;lcr celte atfaire.

M. le duc vous remettra après le remboursement do la somme totale les pièces suivantes :

1« Quittance eniière et détinitive des 524,000 fr 324,000

S° Pouvoir spécial k Kaphael Defferari, duc de Galliera, de loucher au nom du marquis la samme susdite; 3° Consentemi-nt à la radiation de l'hypothèque sur le domaioe du prince à Clvita-\ova; Finalement une quittance pour 1» somme de 1,665 fr. 50 c. dus sur la somme totale, soit; pour intéri^ls depuis le IS janvier Jusqu'au 15 février 1,651 fr 00 e.

PF.XSION'S. rONj,

G.Mvani (veuve d'un commissaire des guerres de l'Empire). 18^^;, pension 1,200 II- 1,200 »

Gazan (M"''--) pension de 6,000 fr G,(iOO :>

Geoffroy. 18o3, pension de 1,200 ;r .... 1,200 :>

George"(.Mii«). 1853, pension de 2,000 ff 2,000 y

Gillemant (Léon), ancien serviteur, déjà pensionné en 18i7.

Touche en 18o5 une pension de 1,200 fr. 1,200

payée par la maison Orsi et Armani lie Londres.

Gillet du Coudray (Veuve). Son mari, lilleul du roi de Hollande et de la reine Hortense,fut secrétaire du prince. Situation précaire. Sollicite un secoi^rs.

Girard (Veuve), petite-fille de M. Tauzin, qui aurait favorisé la mise en liberté de M'"«de Beauharnais (1794), demande un secours pour payer 5,000 fr. de dettes, et une minime pension.

Girard (Désirée). IBoô, pension de 2,000 fr 2,000

Giroud de Villelte (M"" Maria), née Bonneville de Blescliamps, petite-nièce de la princesse douairière Lucien Bonaparte, artiste lyrique, ne cesse de réclamer des secours et au moins une compensation pécuniaire pour les obstacles mis à sa carrière musicale. A force d'envoyer des billets de concert, cette dame obtient de temps à autre, 500 fr., 400 fr.

Entin, en 18G2, il lui est alloué un secours annuel deôOOfr. . ûOf)

Mais elle ne se tient pas pour battue et revient à la charge, comme le prouve assez un volumineux dossier ('1832-1866). On y voit qu'elle se transportait dans toutes les résidences de la cour pour y donner des concerts, et sans se faire faute d'exploiter sur ses affiches sj parenté lointaine avec la famille impériale. Bien n'est •

plus curieux que la pétition adressée par elle au Sénat, et où elle demande la permission d'actionner le Préfet de police, les maires d'Auxerre, de Boulogne, de Douai, de Compiègne, et le procureur impérial de Vichy, coupables d'avoir, par ortiz-e «wp^mar, interdit ses représentations.

Gordon (M™*), célèbre complice de Strasbourg, a touché une ^

pension de 4.800 fr. jusqu'à sa mort 4,800

Sa sépulture a été payée 720 fr » 720

Gouvilliez (M™*), parente de l'Empereur, 1833, pension de 0,000 fr 6,000

Granier (de Cassagnac) a rédigé, dans le courant de 1831, une brochure publiée au nom du prince et distribuée à 40,000 exemplaires.

Celte brocbure lui a été payée 2,000 fr d 2,000

Procuration au vicomte de Casabianca pour la radiation d'hypothèque sur une partie du domaine ila /

prince 13 00 }..

Fraii dg procuration expédiée h Paris. 19 5C

Total 4,063 :;0 4,663,50

Veuillez, je vous prie, m'accuser réception Je la ini'senle, et agréez l'assurance de ma considùratinn. Uèt-distinguée.

Voire très-humble et très-obéissant serviteur ï'ilix Arabo.

mï

PENSIONS. DONS

par l'intermédiaire de M. Chevalier, trésorier de la présidence (5 août 1831). Le 22 août, le prix du timbre 2,000 fr., a été versé par M. Bure à M. Chevalier, et des mains de M. Granier a passé dans celles de l'éditeur Pion p 2,000

Dans les derniers temps M. Granier, comme directeur du Pays, a reçu de l'Empereur 176,000 fr i 176,000

Gricourt (le marquis de), chambellan et sénateur, a touché

42,000 fr. durant dix-neuf ans {798,000 fr.) 42,000

plus des indemnités de logement et autres. Mais nous ne rappelons ici les traitements que pour mémoire. Deux notes du ministère de l'intérieur nous le montrent en 1855-1853 recevant 71,000 fr. . p 71,000

En mars 1837, nous trouvons à son nom 22,000 fr. . . . <f » 22,000

Une lettre très-curieuse, de décembre 1837, nous apprend l'existence au ministère de l'intérieur de fonds politiques distribués aux favorisés, et qui s'élevaient, sous l'administration de M. de Persigny, à 500,000 fr. M. de Gricourt écrit à l'Empereur que, ayant cru pouvoir compter sur 60,000 fr. promis par ai. de Persigny, il s'est laissé aller à acheter une propriété de 60,000 fr. M. de Persigny, tombé du ministère, refuse de reconnaître sa promesse, ou, du moins, de la recommander à son successeur. De là un grand embarras pour M, de Gricourt, qui ne sait avec quoi payer son immeuble. Aussi reçoit-il, le l'^^mars 1838, des mains de M.'ïhélin, 120,000 fr t ' 120,000

GrimaUli (de), banquier, s'est trouvé mêlé de très-près aux affaires du prince, de 1830 à 1832.

En 1850 on lui doit 50,700 fr » 50.700

Il fournit une traite de 102,000 fr. sur Londres, remise au docteur Conneau. 11 écrit à ce dernier: t Voici, sous ce pli, /a lettre ol]if cielle convenue entre nous, au sujet de la remise des 4,000 livres « sterling, i 9 102, OPO

En 1831 il est l'intermédiaire pour le prêt Narvacz, remboursé l'année suivante entre ses mains. On lit en marge d'une de ses lettres : Lui réclamer les pièces originales du payement par M. L. Faucher.

Il propose d'ailleurs de compléter, si besoin est, le remboursement. Lui-même a prêté ou procuré une somme de 330,000 fr. » 550,000 dont 150,000 fr. fournis par M. Lebœuf et Montgermon, sénateur.

Jl . de Grimaldi a proposé au prince ou à son entourage de nombreuses spéculations et eu a fait quelques-unes, si l'on s'en rapporte a une note annexée à une pièce d'août 1852 et ainsi conçue: Q00,000iv.pour Grimaldi, avant le départ du prince j iiiJD 000?

La même année il propose un emploi de 25 millions en chemins de fer (Granville, Cette, Bordeaux, Bayonne, etc.). Il « a vu le « ministre, qui prêche à tous la fusion n (de deux compagnies sans doute, car wi lit en marge : 800 kilomètres). Il désire que la concession soit laite avant la session des conseils généraux et contiée aux personnes les plus sérieuses (en marge : Ezpeleta, Granier de Cassagnac, Heeckeren); « que le prince dise Je veux; comma il a « fait pour toutes les choses qu'il a voulu faire réussir.»

Dans nne lettre très-vive, non datée, où il annonce l'envoi à MM. Baring de 105.000 fr., il s'élève furieusement contre un juif qui l'a calomnié, et termine ainsi : « un dévouement de cœur qui I a précédé la fortune de Son Altesse, et qui saurait au besoin y * survivre.»

Guisolphe (M'"e), en 1869, pension de 6,000 fr

Guitaut (Mme de), 1857 (échange de terrains ? ), 183,07ofr . .

Jwynne (Mary). Le nom de cette dame se trouve déjà dans les comptes de M. Bure durant la captivité de Louis-Napoléon, 18i4- 1846; ses relations avec lui sont donc antérieures à cette date. Elle reçoit dès cette époque une pension de 6,000 fr., qui n'a cessé d'être payée régulièrement, au moins jusqu'en 1868

En 1852, mariée à un médecin qui n'a ni diplôme ni clientèle,

elle demande 23,000 fr. pour l'établir

Accordé. Dans une pressante lettre à M. Bure, elle appelle l'Empereur son bienfaiteur. Maintenant enceinte et ré luilc a la misère, elle rappelle à M. Bure (1853) les « preuves d'intérêts, » les « mar- « ques d'amitié î qu'elle lui ;i f''^nnées « lorsqu'elle était heureuse.» Elle lui demande, en écUuiuje, de l'aire doubler sa pension de 6,000 fr. pour tout le temps que durera la préparation des examens de son mari, médecin.

En 1868, Mme Gwynne continue à (iouiander des secours. L'Empereur, qu'on engageait à refuser, donne un à-compte de 12,500 fr

IJaussmann père obtient, par l'intermédiaire de M. Couneau, le 8 avril 1870, une somme de 5,000 fr •

Hautpoul (Marquise d'), veuve du général d'Hautpoul, grand référendaire.

L'Empereur lui fait écrire, le 19 aoiit 1863, qu'elle ne sera pas négligée lors delà promulgation de la nouvelle loi sur les pensions des veuves des grands dignitaires. Le l*' mars 1866, M»» d'Hautpoul remercie de la pension de 10,000 fr. qui lui est allouée sur le Trésor public ; elle espère, eu outre, qu'elle ne sera pas oubliée quand paraîtra le II» volume de la Vie de César.

Hecquet (Femme), veuve Colon, née Aune Bautron d'Amazy, après avoir habité Glamecy, s'est établie à Alger, où sa maison a été fermée sans rémission pour cause de chants politiques. Elle expose que son premier mari, soldat, honoré de la contiance du prince à Ham, a, depuis, travaillé à la propagande et aux élections bonapartistes. Mais en vain conserva it-il avec soin les débris d'une superbe pipe, cadeau du prince ; il n'a pu obtenir de l'Empereur 14,000 fr. pour relever son commerce. Sa veuve sollicite une avance de 15,00(1 fr. pour son second mari. Kefuspoli (1865).

Hippenmayer, serviteur dévoué, reçoit diverses sommes, entre autres 4,000 fr. le 51 janvier 1865, et 4,000 fr. encore le 17 mars. »

Hoffe(Enfants), pension 1853, 1,200 fr 1,200

PENSIONS. DONS

PENSIONS DONS

Hourseaux. Services et décembre 1848 et décembre 1851, 1,000 fr. (1870) > 1.000

Howard (ftiiss), créée par l'Empereur comtesse de Beauregard. La Commissiou a déjà publié les pièces qui établissent réuormité des avances que cette dame aurait faites au prince avant le 2 décembre.

Elle recevait en 1833 400,000 fr. mensuels, jusqu'à acquittement d'une somme de plusieurs millions 4,800,000

Hubert de Burgh, chambellan honoraire. Il lui est ouvert, en 1Sj4, sur Bariug un crédit de 25,000 fr » 23,000

Isabelle de Bourbon, ex-rciiio d'Esn:ignL:. Ses dépenses de bouche à Pau Oiôtel de P'rance tenu par Gardères se sont élevées à 3,652 fr. du 50 septembre au 2 novembre 1808. La liste civile a

obtenu quittance pour 5,000 fr. une fois payés •» 3,000

Isabey (au château do Versailles). 1855, pension de 6,000 fr. . 6,000 Sa veuve, 5,000 fr 5,000

Jablonowski (1863). Pension de 6,000 fr. sur la cassette . . . 6,000 Janvry (M^-^de), ancien serviteur, pension de 1,800 fr. . . . 1,800 Josse, premier vicaire à Fontainebleau, obtient, le 28 février

1854, une somme de 1,560 fr » 1,560

pour messes dites depuis 1848 tous les dimanches à la chapelle du château, demeurée sans chapelain.

Joubert. 1858, 1-200 fr. de rentes 4 1/2 p. 0/0 1,200

Juniac (De) reçoit en 1858 20,000 fr » 20,000

en 1865-1864 5,000 fr. durant quatorze moiS; en tout 00, 0.0 h:

Peut-être s'agit-il de quelque acquisition î 70,000

Kniissy (M'"f), née Laiibly, « fîUe du menuisier Laiibly, à Er- \> matingen, près la maison du docteur Doliler, a épousé un sculp- )t teur; ils ne sont pas heureux et vuudraient partir pour l'Âraé- -•i rique. Elle se dit tille de Sa Majesté. Une lettre a été écrite par

elle à l'Empereur, il y a huit jours, et lui a été remise par Hipt> penmayer. » (Note de M. Bure, sans date.)

Labarbe(1852). Pension, 6,000 fr 6,000 J

Laborde (Colonel), ancien oflicier de l'Empire, gouYern.-^ni- du Luxembourg, au moinsdès 1855 ; touche, outre ses appoiutemeiils,

une pension annuelle de 5,000 fr. . . ^ . . . . . . -5,000 »

Ajoutez: en 1861, janvier, 26,000 fr » iiî.OOO

Vour logement, 5,000 fr » 5,000

PENSIONS DONS

pour mobilier, en avril, 14,000 fr » U,0(H»

Ml déctMubre, 7,000 fr J 7,0U0

Total égal : 60,000 fr.

Une pension de 2,000 fr. était en outre allouée à son petit-fils en 1853 2,000 »

Lapeyrouse (M-e). Pension de 6,000 fr. (1863) 6,000 «

t-ardier (M"«). Février 1860, 40,000 fr » 40.000

Lassalle (Mi*^*), rfe BoM/ofiTHC. Juin 18o7, dot: 14,000 fr. . . » 14,000

Latour de Périgny fM"^), cx-dame d'honneur de la reine Horlense; par an, 2,400 fr. (4833) 2,400 >

Mlle de Périgny, fille de la précédente, a part aussi aux libéralités impériales.

Latour Saint-Ybars, « homme de lettres distingué, » a reçu, le 10 juillet 1860, 2,500 fr. « pour exonérer sou fils. » (Reçu signé Mocquard.) » 2,300

Lebregeal (1852), appointements 1,800 fr 1,800 »

Leconte de Liste, à partir de juillet 1864, pension de 3,600 fr. 3,000 »

Lefèvre-Deumier, bibliothécaire de la présidence et plus tard de l'cnipereur, distributeur de secours aux gens de lettres et artistes. Ses appointements étaient de 7,000 7,000 9

M. J. Lefèvre-Deumier, auteur de poésies assez estimées, avait écrit pour le prince une brochure intitulée ; La province à Paris, et dont trois cents exemplaires furent payés à l'Imprimerie impériale en 1832, 223 fr , J 225

En 1833, Mme A. -Louise Lefèvre-Deumier reçoit 5,000 francs par mois. Nous avons de cette dame six lettres de remerciment, datées de différents mois. Ces sommes sont remises par l'intermcdiaire de M. Mocquard. Elles semblent être un secours à M. J. Lefèvre, toujours souffrant » 10,000

Après la mort de son mari » dont la dernière pensée â été pour <- S. M. (1838) «, M™e Lefèvre-Deumier conserve une pension, dont elle demande, en 1863, l'augmentation.

Léon (Le comte), personnage qui devrait peut-être être rangé parmi les membres de la famille impériale. 11 a toujours eu 6,000 fr. de pension 6,000 t

Le 7 juillet 1835, le comte Léon, se fondant sur des décrets impériaux des 50 avril, 8 et 31 mai et 29 juin 1815, annulés par la Restauration, réclame 872,070 fr. qui lui auraient été attribués par Napoléon I" sur les prix de vente des bois de l'État dans le département de la Moselle.

Il prétend actionner (1837) le ministre des travaux publics en payement de 500,OC0 fr. qui, dit-il, lui seraient dus pour études préparatoires et démarches relatives au chemin de fer du Nord.

11 devait toucher après la mort de sa mère, Mme de Luxbourg, une rente de 19 000 fr. attribuée à cette dame par Napoléon I^f lors de son mari;ige avec M. Augier. Déshérité par M-^e de Luxbourg, il inlenle un procès aux légataires (1868), ne cessant d'implorer l'aide et la bienveillance de TEmpereui'. Le 10 août 1869, il demande 10,000 IV. ; à diverses dates, 5,000 it.( 7,000 fr. qu'il

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PENSIONS, DONS

doit et ne peut rembourser. Il sollicitait vainement, vers la même époque, la concession des boulevards des Amandiers et Parmentier, et celle du chemin de Tours à Montluçon.

On se contente de payer de temps en temps ses dettes, notamment en juin 1860, 7,202 fr. 50c » 7,202

et, en janvier-juillet 1864, 60,000. . . •. » 60,000

De son côté, la comtesse Léon écrit qu'elle a un besoin urgent de 5 à 6,000 fr. Elle obtient la pension de ses tils à Sainte-Barbe. Elle demande aussi la faveur d'une commande pour une mine belge où elle a des intérêts. Nous ne savons trop ce qu'il est advenu de ces réclamations sans fin et sans mesure ; aussi n'inscrivons-nous en marge que les sommes dont nous possédons les reçus.

Léon (Charles) et Léon (Gaston), élèves ; 1870, prix de leur pension 1,100 fr ■ . 1,100

Leras (1870), 4,000 fr » 4,000

Levie (M™« Letizia, née Ramolino), cousine germaine et filleule de Madame Mère, a eu quatorze enfants. Poursuivie pour une dette de 40,000 francs, et encouragée par un acte de muniSconce de l'Empereur envers ses frères, lors du voyage de leurs 3hijestés en Corse, elle sollicite des secours, à partir d'avril 1862. Elle obtient en 1865 une pension de 1,200 fr 1,200

Levillain, employé à la caisse de 31. Bure, part avec son camarade Cardon pour la Californie (San-Francisco), à bord du Fer- Hères, navire appartenant à M. de Rothschild. Le président paye leur voyage (1,400 fr.). 1830 » l.iOO

Lombard, nom qui revient souvent dans les listes des subventions, a reçu, le 12 novembre 1833 (fonds de l'intérieur), 20,000 fr » 20,000

Lorette (Mra«), i veuve d'un homme mort en votant. » Pension deeOOfr 600

Louis-Napoléon. (Même réserve que pour le comte Léon.) Les comptes de 51. Bure, 1844-1848, nous présentent souvent, dans les années 1843-18-16, cette indication : mois de nourrice de Louis, 32 fr. Divers achats de linge ou de cadeaux pour la nourrice sont aussi mentionnés.

Le 29 avril 1870, un jeune homme qui signe Louis-Napoléon arrive d'Amérique à Paris, et le lendemain écrit à l'Empereur une lettre dont nous détachons les renseignements et les extraits suivants ;

Laissé dans l'obscurité et dans l'ignorance de son origine, le jeune Louis s'engagea sans doute et demeura au Mexique, pour y végéter de longues années ; il se maria k Puebla, où la mère de sa femme lui aurait administré du poison.

Il prétend avoir vengé la mort «t d'un de ses parents, le duc de t B'vchstadt, » en la personne de Maximilien, archiduc d'Autriche. i 11 ne nous reste plus, dit-il, que la mort de notre oncle Napo- « léon I*' à venger ! »

Enfin, échappé à la mort « au Mexique et ailleurs, » il est arrivé par son travail à se mettre en mesure de revoir la France et « le

père chéri, > qui lui aura pardonné. Il revient plein d'ardeur pour le travail.

• Nous aurons beaucoup à causer. Tous mes souvenirs d'eni fance, je les ai encore bien présents à la mémoire.

f ... Cher père, je vous en supilie, rendez-moi à moi-même. « Recevez-moi dans vos bras paternels, que j'aie au moins ce 1 bonheur de vous voir, de vivre à vos côtés, comme un homme « honorable. Si vous m'aimez comme je vous aime, toute froideur •( sera rompue, je désire vous faire oublier le passé et qu'on dise « de votre Louis : Il fait l'honneur de son père et soutient digae- < ment son nom.

« ... Je me suis dirigé hier .lia maison du notaire Bournet de « Yérou, me Saint-llonoré, n° 85 ; j'ai vu affichée la vente d'une 'I maison à Rueil au prix de 140,000 fr. Je puis y vivre, jusqu'à ï ce que je vous aie prouvé mon aptitude et mon sincère repentir. « Je crois que vous m'accorderez bien ceci, je suis si content de « me voir eniin rentrer en grâce...

« Je vais aujourd'hui me retirer à Rueil, voir Edouard Bossu, « mari d.VIcxandrine Vergeot, ma sœur adoptive, a moins que a vous ne disposiez autrement. Cependant j'ai à remercier Dieu et * feire une prière sur les tombeaux de mes aïeux ; puisque je suis « arrivé, c'est le moins que je puisse faire, et c'est mon devoir, f comme chrétien et ûls respectueux. — Louis-Napoléou. »

PENSIONS. DONS

IK

Mancel (Pierre). « Je prie M. Bure de remettre à M. 9Iancel la « somme de 1,500 fr. Louis-Napoléon Bonaparte. « 4 avril 1S49.

Suit le reçu de M. P. Mancel »

Mangin (Colonel) (1809-1870), 225,000 fr s

Mantoue (M"e de Gonzague-) a dû engager ses diamants en garantie d'une dette de son mari; elle sollicite un secours de 2,000 ou 3,000 fr. En 1854, elle obtient! ,000 fr. Ou trouve cette note de la main de l'Empereur: « A Conneau. Lui envoyer

1,000 fr.i , »

Marco Saint-IIilaire. Iii53, pension 2,000 fr 2,000

Marolle (.Mi'e de). 1869, pension de 6,000 fr 6,000

Warpon (de) propose, sur renseignements de M. Roger-Dubos, connil de France au Chihuahua.etdu cousin de celui-ci, M. Delille, l'acquisition de W^O lieues carrées, représentant 824,468 hectares, moyennant moins de 460,000 piastres, environ 2,500,000 fr. L'injéiiieur, M. Laur, qui a fait les évaluations avec la compétence et le soin nécessaires, est à Paris. Il s'agit de terrains fertiles, et surtout de mines autrefois exploitées avec le plus grand avantage. Secret et rapidité. (La lettre est sans date.) ii'arrast mère (il»») a reçu jusqu'à sa mort une pension de

1,100 fr 2,4r.O

Marrast (Achille). En 1855, pension de 6,000 fr. En 1856. 6,000 M. Ach, Marrast, qui vient de perdre sa mère et qui n'a pas i de

PENSIONS. DONS

« cpioi la faire enterrer, t demande un supplément de secours et

reçoit, en mars 18S6, 5,000 fr., le 9 janvier 1837, 2,000 fr. . , » 7,000

M'ue Marrast, „'n 1863, pension de 4,000 fr 4,000

Mayer, 1,000 fr. pour travail commandé. (Sans date) . ... » t.oOO

Diverses petites sommes procurées par le général de Monthoîon pour travaux d'impression ou services électoraux (1848).

Mercier, capitaine en retraite, 1870, 1,000 fr » 1,000

Mercy-Argenteau (De) occupe gratuitement, en 1838, un logement de 12,560 fr. par an dans une des maisons de l'Empereur, rue d'Albe ou François !" Ce détail nous est fourni par un compt'i de 31. de Béville( 13 octobre 1858) 12,ôfib

M. de Mercy-Argenteau, en 1869, achète d'un M. le duc(Persigny ?) un hôtel, rue de l'Elysée, avec tapisseries et tableaux, pour une somme de 300,000 fr.

a perte du vendeur est, paraît-il, de plus de 100,000 fr., et l'Empereur devrait l'indemniser, car cette vente a eu pour elTet de couper court à certaines réclamations de la Ville, relatives aux caves des petits hôtels. (M^ Lavoignet, notaire.)

Mikowska (Comtesse), née de Rovigo. Un don de 8,000 fr. (I*^f5") ' . . . T> 8,000

Miller, capitaliste anglais, demande, pour un p7étde 10,000 liv. (230,000 fr.) à une illustrions person in France, une sîireté plus solide que la garantie d'un M. Poictevin, qu'on proposait comme endosseur des traites (fin 1849).

Mirés, propriétaire du Journal des Chemins de fer, a dépensé plus de 400,000 fr. dans l'industrie; il invoque la protection de Son Altesse (1831-1852).

Monselet (Ch.) 17 mars 1834, reçoit 500 fr. par l'intermédiaire de 31. Albert de Dalmas, sous-chef de cabinet » soo

Monthoîon (Comte de), l'un des plus anciens et des plus aventureux serviteurs de Louis-Napoléon. Nous avons vu, à l'article Chanoine aîné, qu'en 1839-40, à l'époque de Boulogne, il avait fait pour 30,000 l'r. de traites garanties par le prince. En 1846, après son évasion de Ham^le prince dotme aussi sa garantie aux éditeurs Paulin et Ch, Mévil pour la publication du récit de la captivité de l'Empereur à Sainte-Hélène par M. de Monthoîon. En 1848 et 1849, le général est un des principaux agents électoraux de Louis-Napoléon, il dirige l'armée des afficheurs et des colporteurs, et les paye avec l'argent des comités, avec celui qu'il peut se procurer, et surtout avec son crédit, qu'il exploite jusqu'à épuisement. Nous Dossédons des cinquantaines de traites signées Monthoîon et des billets à ordre, toujours acquittés, parfois non sans peine, par la caisse de M . Bure. La pénurie relative du prince, en 1848, ne peut être mieux établie que par des réclamations nombreuses d'afficheurs et d'ouvriers mal payés.

En 1832 (avril), M. de Monthoîon reçoit 30,000 fr i 59,000

De plus, il jouit â'une pension de 6,000 fr. . . .... 6,000

Monthoîon (M'^e de), femme du précédent, reçoit auss./ une pea- Hon de 6,000 fr c . 6,000

PENSIONS. DONS

Montijo (comtesse). Il lui est fourni, en 1861 (Janvier), une traite sur Madrid de 600,000 fr > 600,000

Momay (Comtesse de) reçoit, en 1837, un prêt de 30,000 fr. . » 30,000

Morny (Comte, puis duc de). Nous ne trouvons guère de traces de M. de Morny dans les papiers des Tuileries ; on ne pourrait pas affirmer que les quelques centaines de mille francs qui lui sont de temps à autre assignées ne soient pas uniquement le prix d'opérations sur les terrains de l'hôtel d'Albe. Une lettre de M. de la Pierre, sur des acquisitions possibles au Mexique, lui est adressée. (Voir ce nom.)

Morris (Général) touche en 1863 et 1864 une somme de64,00C francs à raison de 8,000 fr. par trimestre > 64,000

Moskowa (Edgard Ney, devenu en 1837 prince de la). Comme organisateur de la vénerie, il a manié régulièrement, en 1852 et années suivantes, environ 200,000 fr. par an. Ses appointements d'aide de camp étaient de 12,000 fr. Nous avons de lui une lettre 13,000 du 25 février 1832, oii il demande 300 fr. et pense bien que M. Bure ne sait pas plus que lui oii il en est de son traitement. Vers 1862, ses créanciers devinrent exigeants, et l'Empereur lui paya ses dettes, à raison de 22,000 fr. par mois, d'avril 18C2 à octobre 1863. Total 400,000 fr. » 400,000

Muel-Léon, chef d'escadron au !•» spahis, à Blédéah, 1870, 6,000 fr. » 6,000

Narvaez, duc de Valence, prête eu 1831 une somme de 500,000 francs » SOO^OO

Ornano (Marquis Cuneo d'). Nous trouvons, à ce nom, la lettre suivante, qui vaut la peine d'être reproduite :

« Sire, je supplie Votre Majesté d'excuser ma franchise et ma « hardiesse. Je nourrissais Vespérance d'une position à Paris. Les « bonnes dispositions exprimées par Votre Majesté en ma faveur « m'en avaient presque donné la certitude. J'ai éprouvé depuis de « cruelles déceptions. Il ne me reste plus qu'à lui faire savoir que « je ne suis pas si étranger à la famille impériale qu'on s'est plu à « le manifester.

€ Je faisais partie, avec mon père, de la société particulière de « M. le comte de Saiut-Leu pendant son long séjour à Rome. Mon f oncle le prélat, surtout, avait des relations d'amitié avec lui, « comme le constatent les lettres du prince que je conserve près 1 de moi. M. le général Armandi le sait parfaitement. J'ai suivi c avec le prince Napoléon, frère de Votre Majesté, le cours de « physique expérimentale à la Sapienza de Rome. J'ai failli être « emprisonné, en 1840, lors du débarquement de Boulogne, me i trouvant alors à Paris, comme M^e Salvage de Faverolles peut • le confirmer. J'ai été employé par il<^^ la priofiesse Pi^kiliue

<wl

PENSIONS. DONS

t Borghèse dans ses affaires litigieuses avec son mari ; et mou « oncle, qu'elle appelait son ami, régla avec succès ces différends « et la fit rentrer dans ses droits d'épouse et de sœur de l'Empe- < reur Napoléon. J'ai une liasse de lettres de cette malheureuse « princesse à cet égard. La reine Caroline, elle-même, s'était.fait Il guider par mon oncle dans des questions d'intérêt avec le carï dinal Fesch, comme les lettres de cette princesse en font foi. Le « prince et la princesse de Canino, Lucien et Alexandri ne Bona- « parte, étaient si intimement liés avec mon oncle , qu'ils appc- € laient leur parent, qu'ils m'offrirent la main de leur tille Jeanne « que des raisons politiques, la position de mon père et la loi du « 12 janvier 1816 me forcèrent, malgré moi, k refuser : ce qui « est attesté par une correspondance suivie. J'ai été moi-même « en rapport avec M. le comte de Survilliers, dont j'ai des lettres i qu'il m'adressa à l'égard de la cathédrale d'Ajaccio.

€ Je vais donc quitter Paris et la France avec le regret de ne €- pouvoir servir Votre Majesté. Bles vœux la suivront du moins, « dans tout ce qu'elle fera de grand pour le bonheur de la patrie.

« Je suis avec le plus profond respect, Sire, de Votre Majesté, « le très-humble et très-fidèle serviteur et sujet.

« Marquis d'Ornano, rue des Beaux-Arts, 10. « Paris, 19 août 1863. »

Nous ne savons si l'auteur de cette lettre est le même que M. Cuneo d'Ornano président du tribunal d'Ajaccio, qui légalisait en 18521a signature de M^e Marianne Bonaparte.

Ornano (Napoléon d'), déjà lié avec le prince en 1846 et 1847, en Angleterre.

11 reçoit en 1853, sur les fonds de l'intétieur, 27,850 fr. ; le ■ 11 janvier 1854, 15,000 fr.; en février-mai, même année, 4,000 francs; plus tard 6,000; total, 52,850 fr. pour payer des dettes criardes » 52,850

Ajoutez un traitement de 6,000 fr. 6,000

Un M. d'Ornano meurt en 1865 : c'est le même sans doute, et l'Empereur solde un certain nombre de mémoires insignifiants, qui ont passé sous nos yeux.

Orsay (Le comte d'), lié avec Louis-Napoléon en Angleterre, reçut sous la présidence une pension de 24,000 fp. . . . 24,000

Après sa mort, pour liquider ses dettes en France, que M. Laf-

fitle (août 1852) évalue à 50,484 fr. . » 30,484

sa pension est affectée durant un an k ses créanciers.

Orsi, qualifié « ami ûupi, , e » dans une lettre de M. Boufl'et- Montauban (1861), était en eff 'lié avant 1848 avec le prétendant. 11 était, avec son associé, M. Armani, à la tête d'une entreprise industrielle {metallic lava) et financière. Leur maison recevait, dès cette époque, certains fonds déposés par le prince et destinés k divers payements, par exemple aux pensions Gwynne, Brunetière, Gillemand, Wezyk.

Le 14 mars 1851, M. Orsi a besoin de 5,000 fr > 5,000

et les demande à M. Bure, pour un mois environ. 11 est, au moins

TENSIONS. DONS

dès celte époque, représentant à Paris de la maison Orsi et Armani.

En 18o2, c'est par ses mains que passent les remboursements Rapallo (-200,000 fr.).

En 1854, il lisi est alloué, sur les fonds de l'intérieur, 50,000 fr. • 50,000

En 1856 et 185". il touche 5,000 fr. par mois ; depuis iSl^S, ré- > 60,000

gnlièrcment, par mois, 1,000 fr. ; ce qui donne à penser qu'il était pour le prince autre chose et plus qu'un banquier et qu'un dépositaire 12,000

Parmi les entreprises où M. Orsi a tenté de mettre à profit la reconnaissance impériale, nous pouvons citer l'ouverture projetée de la rue de l'Impératrice. Nous avons, du 16 novembre 1863, une lettre où il demande à M. Mocquard si, étant donné un capital assuré « de 100 à 120 millions, avec un conseil d'administration et .( des demandeurs en concession offrant toute garantie, M. le pré- « fet serait disposé à nous écouter pour le percement de la rue de >i l'Impératrice. ■ Dans un résumé annexé, nous lisons : « M. Mocfl quard demande à l'Empeieur si Sa Majesté l'antorise à inter- « roger a ce sujet M. Ilaussraann; » au-dessous, au crayon: I Oui, l'Empereur consent. » En tête • « Le 24 novembre 1863, f envoi à 1^1. Orsi d'une lettre pour M Haussmann; classement < particulier. >

Pallavicino (Marquis) prête à Louis-Napoléon, en 1848, avec hypothèque sur Civita-Nova une somme de 524,000 fr., remboursée, en 1852, avec intérêts (Voir Galliera) » 324,000

Palté(Général). Dot de sa tille, 24,000 fr,.(l) > 24,000

Pcloux (Mme), à partir d'août 1864, pension de 1,000 fr. mensuels 12,000

Pereire. Cette maison semble avoir de tout temps entretenu des relations financières avec l'empereur. Nous en trouvons, à partir de 1860, des traces nombreuses et importantes. Il y a un compte Perfirc auquel sont portées, en 18G0, les sommes suivantes, avancées a l'Empereur pour l'acquisition des terrains des rues d'Albe et de l'Elysée, et de l'hôtel Wittgenstein : 120,000 fr., 136,029 fr., 145,000 fr., 167,500 fr., 153,000 fr., 250,000 fr., 128,223 fr.; en tout, 1,101,852 fr > 1,101,852

En juillet 1861, M. Pereire reçoit, à valoir sur sa créance, 285,478 fr. 55 • » 285,478.55

En 1861-1802, M. Pereire prêle au duc d'Albe 500,000 fr. (remboursés par qui?). » 500,000

Il avance, en outre, pour les constructions, 1,500,000 fr. dont on lui paye les intérêt!-, » 1,500,000

En 1863, il verse le solde du prix de la vente des hôtels, rue de rElysée, 442,092 fr. 25 . . . , » 442,092f25

(4) U" Ch. DeUoye, BUe atnie du général Patlé, a écrit k la commission que eetie mention s'applique ti «a taeur, inarié« & M.Uesling, lieutenant aui Tirailleurs indigènes.

PENSIONS. DONS

On lui paye des intérêts, qui s'élèvent, par semestre, à 35,000 fr.

Persigny (Fialin, comte, puis duc de). Ses menées et son rôle politiques sont trop connus pour qu'on insiste sur la part qu'il prit aux élections de 1848.

Le 28 août 1849, écrivant de Berlin à M. Bure pour le remercier d'un effet de 2,500 fr., il termine ainsi sa lettre : « «ardez bien la « clef de votre coffre-fort, car vous en aurez bientôt besoin. » , . » 2.500

En 1833, le livre de chèques de l'Empereur porte cette indication à la souche :« Persigny 60,000 fr. dernier payement. » . . . , » 60,000

Pendant son ministère de 1857, il avait promis, sur les fonds politiques de l'intérieur, 300,000 fr. à divers personnages, dont était M. le marquis de Gricourt.

En novembre et décembre 1857, dans un compte ilfocquard (notaire), on trouve, au nom do M. de Persigny, deux sommes de

40,000 fr. et en 1869-1870 . s, 80,000

sept payements de 40,000 fr. et un de 20,000 fr., eu tout

300,000 fr D 300,000

Nous trouvons dans les papiers de M. Bure une note au crayon, qui laisse à penser. Elle est ainsi to: rue :

« Proposition au secret à Persigny de cent mille francs, pour « l'autorisation du piiucc pour l'élablibsement de docks au che- « min de fer de Rouen.»

Petitpierre, ancien secrétaire du prince Louis en Suisse. A partir de mars 1852, pension de G,C00 fr. ...... . 8,000

Peupin, employé, sous Conneau, aux dons et secours, puis directeur-adjoint, reçoit, outre son traitement, 3,000 fr. pour indemnité de logement (1852)- 3,000

Pharaon (Florian) reçoit 2,000 fr. par mois depuis Î867. . , 24,000 L'Empereur lui donne, en trois payements, pour son journal L'É<ènce//e, une somme de 150, COO fr » î50,000

Pieau, maire d'Erdeven (Morbihan), sollicite de l'Empereur (1869) le reraboursemeut de 200,000 fr. que lui a coûté l'exploitation des huîtrières concédées à M™" Baciocchi.

Piemontesi, ancien maire de Montmartre (1866), 7,000 fr. (dépenses électorales en 1848) 3 7.000

Pierre (Vicomte de la), attaché au corps expéditionnaire, écrit de Mexico, le 10 mars 1863, à M. de Morny, pour lui proposer ainsi qu'à l'Empereur, l'aquisition des mines d'or et d'argent de Guamjato. A sa lettre est jointe une note k l'appui, qui doit être de àl. Laur, ingénieur, et qui mérite toute confiance.

ï Votre Excellence, dit M. de la Serre, n'ignore pas qu'il a été i question autrefois pour l'Empereur d'acquérir des mines en Cali- « fornie, notamment dans le district de Mariposa. L'affaire actuelle « conviendrait mieux à Sa Majesté, ce me smeble, d'abord par la '

€ discrétion, le secret se trouvant renfermé entre trois personnes, « chose qui n'a pas eu lieu pour les acquisitions de Californie ( dont on a parlé, même en France et publiquement... Le capital, t diviséen douzecents actions auperteurdeS,000 piastres chacune.

PENSIO'-S. DONS.

< suffirait à faire disparaître la personnalité de Sa Majesté et cille ( de Votre Excellence.»

La production annuelle étant de 4,959,727 piastres d'argent et de 453,041 piastres d'or, le bénéfice net du fabricant, de 25 p. »/« (1,353,192 piastres ou 6,765,960 fr.);le capital social (30,000,000) et le fonds de roulenif^nt (5,000,000, dont 1,500,000 immédiatement nécessaires) pourraient être remboursés en cinq ans, à raison de 6,000,000 annuels.

Il est plus que probable que lamortdu prince Maximilien et celle du duc de Morny firent avorter cette fructueuse opération.

Pierson (Mlle), 1, 200 fr. par an, en attendant un bureau de tabac (1853) N 1,200

Pinson (François) sollicite vainement l'intervention de Sa Majesté « à l'effet d'être remboursé de 6,800 fr. qui lui seraient dus f par Til. Aug. Hyrvoix.B

Poggi (1868, dons et secours), au moins 10,000 fr » 10.000

Poggioli (Sylvestre), très-ancien ami, fondé de pouvoir dn prince pour l'emprunt Pallavicino (1848), a été pourvu, à une époque indéterminée (1852), d'une recette générale, en Corse sans doute, puisque le docteur Conneau lui demande s'il en préfère une en France. Il jouit sous l'Empire d'uae pension de 6 000 fr., dont le tiers est conservé à sa veuve (1859) par l'entremise de M. Conneau , <i^D0O

Nous avons de M. Po?£;io'i une lel'jvdu 14 août 18j2, oii il se plaint à M. Bure que le président lui ait fait répondre par un aide de camp, et rappelle qu'à Ham on lui écrivait quelquefois deux fois par jour.

Ponsard(F.) a t reçu de l'Empereur, par les mains de M. Moc-

< quard, la somme de 25,000 fr.w (2 avril 1858. Reçu signé). . » 25,000 Puységur (M^e de), née Saint-Arnaud ; dot en trois termes,

300,000 fr. Nous avons le reçu de deux de ces termes (juillet-novembre, sans date) .... * » 300,000

Querelles (Comte de) touche, aux dons et secours, de 1852 à 1868, 4,400 fr »

Querelles (Mlle Hermine), sœur du comte de Querelles, complice de Strasbourg; pension, 2,400 fr 2,40b

Rapallo. Ce nom figure, avec ceux des industriels banquiers Orsi et Armani, sur des documents antérieurs à la présidence. M. Rapallo, en 1848 ou 1849, a prêté au prince une somme de 250,000 fr ÎS0,O0e

Le 50 mars 1850, il demande 4,500 fr. arriérés et 1,000 fr. par mois, ce qui ne fait môme pas l'intérêt à 5 "/o. En octobre 1850, embarrassé par suite d'engagements pris à l'occasion du dé*

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