‹ Papiers secrets et correspondance du second EmpireChapitre 105 sur 130 · SOU · texte numérisé non relu

SOU

PENSIONS. DONS

part de son fils pour Calcutta, il fait demander par M. Orsi une somme de 7,300 fr. imputable siwle capital et les intérêts de sa créance. On lui doit d'ailleurs 10,000 fr. d'arriéré.

EnGn, avant la fin de 1830, il a été remboursé de 23.000 fr., puis, en 1852, de 210,000 fr. Reste dû, à cette époque, 15,000 fr. Le 1-i avril 1836, Rapallo se déclare satisfait de ses avances, et s'en remet à la générosité de l'Empereur pour une pension. Dans la même lettre, il annonce la remise, à un tiers désigné, de sa correspondance avec le prince Louis (1).

Regntult de Saint-Jean d'Angély (Comtesse de), pension 6,000 fr 6,000 »

Reinert. agent électoral bonapartiste, brasseur, se plaint, dans des lettres burlesques, que ses opinions lui aient fait perdre sa clientèle L'Empereur, de sa main, lui alloue 50,000 fr. sur sa casette (février 1834)

Richer, reçoit en 18G7, 2,730 fr. par mois

Rolin (Le général) reçoit, en août 1834, 56,000 fr

Rollet, ancien officier, son cautionnement, 7,nao fr . ...

Romey (Charles), encouragement liitéraire (18j2), 300 fr. . .

Roraieu. Une noteaucrayon trouvée dans les papiers ds M. Bure laisse entrevoir le paiti que les familiers du prince savaient tirer de sa complaisance. 5îême en ne leur donnant pas d'argent, le maître savait leur on faire gagner. Voici cette note:

« Palais de cristal.

« Véron |

« Drouville j Promesse à M. Romieu, s'il obtient

€ Callou V l'adoption du plan Itorf(Hitlorfj,

d Roraieu 1 100,000 fr. actions. >

« Itoif j

Rother, Allemand ou Suisse, demande quelque argent pour son terme et pour payer des dettes contractées durant la maladie de sa femme. Il signe « le déjà reconnaissant. » 27 février 1866, 1,230 fr.;27 avril, 1,000 fr p 2^0

Rothschild. Les rapports financiers du prince et de l'Empereur avec la maison Rothschild ont été constants, au moins depuis 1848. Une série de comptes courants, souvent assez chargés, ne nous révèle rien de très-p;;; ulier. Nous y relèverons en 1848, 1849 et 1830, trois déficits de 50,000 fr., 23,000 et 64,712 fr.

(1) MONSIEOR,

Pour prouvera Sa Majesté l'Empereur mon déronemcntb ."ia personne ainsi qa'k Mcsuse, depaii «jae J'ai eu l'honneur de le connaître, je désire finir commej'ai commencé.

Moi Ernest Rapallo, déclare avoir reçu, de Sa Majesté l'Empereur, toute satisfaction pour mes avances, présent, passé et aveuir, et laisse k sa générosité de faire pour moi ce qu'elle croira pour rendre le teste da mes jours heureux.

En outre je m'engage ti remettre entre vos mains toute la corrsspondanw que j'ai «■• avec S« majesté .

J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre trèt-bumble et trtt-ebéisiaut serviteur.

K,-R>rMlfBb

Paris, U avril 18SS ,

80 c. La dépense totale pour iSbOs'est élevéeà 199,712 fr. 80 c; le dépôt était de 133,000 fr.

En 1832 (septembre), la maison Rothschild prête 500,000 ftp., remboursables 250,000 fr. fia courant, 250;000 fr. fin prochain.

En 1860, la maison Rothschild fournil (à titre d'avance ou de prêt ?) 600,000 fr. destinés sans doute k un achat de2o,400 fr. de rente 5 p. 0/0 (600,530 fr. 45 c )

En 1861, nouvelle avance de 1,024,212 fr.

La même année, traite fournie sur des banquiers de Madrid (envoyée sans doute à M""-' de Montijo), 689,759 fr.

Une vente de rentes, qui produit 1,125,300 fr. semble destinée k rembourser la maison Rothschild. Reste en compte au crédit : 424,2l2fr. 0:ic.

Sept lettres du baron J. de Rothschild h IM. Bure (février-juillet 1869) sont relatives k l'achat pour l'Empereur de 100,000 fr. de rentes sur l'emprunt 1868, et à une somme de 500,000 fr. portée, suivant les instructions de M. Bure, sur le compte de celui-ci.

Roucy (De), à Compiègne, 1868-70, a reçu une summc do 6,000 fr

Sacaley, sous-chef du cabinet de l'Empereur, reçoit, outre ses

appointiMuciits, en 1869, une somme de 24,000 fr » 24,000

Saint-Amand (D«"« Adèle de), en 1830, pension de 2,000 fr. . 2,000 Saint-Arnaud (La maréchale), pension de 20,000 fr. . . . 20,000 Saint-Cricq, pour sa publication (?), 1,600 fr. (1857). ... » 1,600 Saint-Félix (Jules de), gratification en juin 1852, 500 fr. . . i 500 Saint-Georges (De), 1865. Pension de 6,000 fr. qui lui est servie à Bruxelles 6,000

En décembre 1860, M de Saint-Georges a reçu 23,0C0 fr. . » 25,000

Saint-Simon (Marquise de), de 1866 à 1869, 9,000 fr. aux dons

et secours i> 9,000

Sandon (F.,éon), pensionné après sa sortie de Charcnton, a reçu de janvier à août 1870, par les mains du docteur Conneau,

4,000 fr I 4,000

Santini, gardien du tombeau de l'Empereur, reçoit sur les fonds

de l'intérieur un traitement de 5,000 fr 3,000

Sari de Saint-Georges (M™*), 1853-1854, 12,000 fr. sur les

fonds de l'intérieur ' » 12^000

Sari (Napoléon) sollicite sans résultat, en 1869, l'emploi d'inspecteur général des établissements de bienfaisance.

Sarrans, septembre 18G2, 5,000 fr » 5,000

Saurin (Général). 1864, par mois, 3,000 fr. ...,., r 36,000

En 1565, 5,000 fr. par moii t 60,000

Schiller (De), colonel, complice de Strasbourg, est fréquemment secouru. A partir de janvier 1859, il jouit d'une pension de » 12,000 fr 12,000

PENSIONS, DONS

En 1862, il avait déjà, sans compter son traitement, reçu par sommes annuelles de 20,23, 15,000 fr., une allocation de 1-23,000 francs sur la cassette » 120»000

En 1863, une nouvelle somme de 50,000 fr i 50.000

est mise a sa disposition; en 1864, c'est encore 28,500 fr. . . » 28,500

M. de Schaller avait éprouvé de grands malheurs vers 1863. Sa femme, dans une maison de santé, lui coûtait 430 fr. par mois, au moment même où des spéculations malheureuses, entreprises pour sauver son gendre. M. Forel, industriel dans les Vosges, l'avaient mis aux abois; il aurait voulu, outre 41^.000 fr. qui lui furent

accordés > 40,000

le payement mensuel de la pension de sa femme. Sa fille, Mme Marie Forel sollicitait pour lui énergiquement, et M. Conti se chargeait d'aiguillonner la reconnaissance du maître (Lettres de novembre 1863.)

Faut-il confondre avec la libéralité précédente celle qu'obtient, à un autre titre, ce semble, M^e Marie Forel dans cette même année 1863? Cette dame demande à l'Empereur .30,003 fr. ou au moins 40,000 fr. que son père doit encore sur sa dot à M. Forel. On lui donne les 40,000 fr. et elle sollicite encore les 10,000 autres.

En somme, la famille de Schaller a rtçu au moins, de 1837 à 1865, 240,000 fr. sans compter la pension.

Schuyt de Castricum (1850), ancien écuyer du roi Louis, pension 1,200 fr 1,200

Sibuet (Baron), a reçu en 1870 5,000 fr. > 5,000

Shepard (comptes Mocquard) touche, de juillet à octobre 1867, 100,000 fr. sans doute pour l'affaire des» maisons ouvrières de Vincennes » 100,000

Smith (G. S.) reçoit de l'Empereur, par MM. Baring, 67,900 fr. > 67,900

Solaro (M™* la comtesse de), dame d'honneur honoraire, pension 2,400 fr 2 40)

Soltykoff, pour solde (acquisition de terrains), 203,000 ir. en juillet 1861 I 205,000

Stadler (Eug. de), homme de lettres, 21 janvier 1868, a reçu

6,000 fr. de M. Pietri (Franceschini) i 6,000

Ailleurs, 2,000 fr. pour un travail commandé par M. de Persigny. » 2,000

Strode touche, k titre inconnu,'une somme totale de 900,000 fr. par 30,000 fr. mensuels, échelonnés sur le second semestre des années ISd 2- 1865- 1864 • 900,000

Stupuy (père), blessé le 2 décembre, pension de 2,000 fr. . . 2,000

Sylvestre (Théophile), depuis 1867, 12,000 fr. par an sur la cassette ,..,.. , 12,000

T. (Mme?) Xous trouvons allouées à cette dame inconnue Ie« sommes de 90,000, 30,000 et 80,000 fr. toutes pour l'anaée 1853.

PENSIONS. DONS. j

La mention pour solde montre qn'il s'agissait d'un payement con-

venuet une fois fait de 200,000 fr i 200,000

Tàrente (Duc de), en 1869, reçoit par 2,000 fr. mensuels une somme de 24,000 fr » 24,000

Tascher, famille nombreuse alliée aux Beauharnais, et, par suite, aux descendauts de la reine Hortense.

Le comte Tascher de la Pagerie, parent et aide de camp d'Eugène, vice-roi d'Italie. Un décret du 21 juin 1852 lui alloue une

pension de 6,000 fr 6,000

Est-ce lui qui, dans une note autographe de l'Empereur, au crayon, devient le duc Tascher?

Tascher (Ch.), chef d'escadron, sollicite, le 10 février 1868,

une somme (io i 830 fr. pour payer une dette > i,85i)

Il l'ûbtirnl..

Tascher, à la Martinique, fils du cousin germain de l'impératrice Joséphine, jouissait d'une pension de 2,400 fr. II est mort avant 1866 2,400

Tascher (Théobald). frère du précédent, venu des colonies sims ressources, en 1858, suiJicile pour lui la pension de sou aiué. 11 demande en vain que l'allocation soit élevée à 3,000 fr. 11 ne semble pas avoir obtenu non plus la perception d'un sieur Obier, décédé, ni un secours de 10,000 fr. qu'il demandait pour payer ses dettes. Nous ne savons s'il a été plus heureux pour un' emploi de sous-lieutenant dans la légion étrangère.

Jlnie Tascher, parente de l'Empereur, pension de 600 fr. (21 juillet (1835) 600

M""= la comtesse Henri Tascher de la Pagerie, pension de 600 francs (29 octobre 1835) 600

Tascher de la Pagerie (Henri), pension de 1,200 fr. (28 février 1854) 1,200

Desvergers de Sannois, de la famille Tascher de la Pagerie, 6,000 fr. (28 février 1854) 6,000

M"« Clémence Tascher de la Pagerie, 1 ,200 fr. (même date). . 1 ,200

M™e Barillon, née Tascher de la Pagerie, 1,200 fr. (même date) 1,200

Tascher de la Pagerie (Hortense), 1,200 fr. (7 avril 1853). . 1,200

C'est donc environ 25,000 fr. par an que nous coûtait la famille Tascher.

Temblaire, sous-préfet de Mostaganem, sous la présidence; correspond avec M. Bure, lui dénonce le régisseur de sa concession, le nommé Brasseur, et lui parle en faveur d'un agent nommé Lelorrain. 11 reçoit, très-certainement, des secours ou une pension régulière (2,000 fr. ?) 2,000 I

M. Temblaire, après avoir refusé la préfecture de Constantine, pour raison de santé, fut nommé par l'empereur, en 1832, inspecteur général de la librairie et de l'imprimerie ; non admis dans ces fonctions par M. M Persigny, et nommé sirapiementinspecteur ho- Boraire, il redemande en 1863 la position qui lui avait été promise; U coUicite en 1868 la croix d'o£Bcier de la légion d'honneur ; cbe-

PENSIONS, DONS

valter depuis seize ans, il est, dit-il, le seul memlu'e du ewiité Piat qui ne soit pas encore officier.

En 1863, M. Temblaire avait reçu 2,S00 fr. qu'il restait devoir • 2,500

k l'imprimerie Paul Dupont pour la publication des œuvres àe l'empereur.

Son fils, M, Napoléon Temblaire, filleul de Napoléon III, attaché depuis sept ans au ministère de l'intérieur, demande une place d'inspecteur adjoint aux prisons ou à l'assistance (1862-1863). La recommandation de l'Empereur semble avoir été longtemps éludée par la mauvaise volonté de MM. de Persigny et Boudet.

Ternano. Nous trouvons sous cette signature la lettre suivante, qui ne nous parait pas sans intérêt :

t Sire,

« En ma qualité de pensionné de la cassette de l'Empereur et « de membre d'une famille dont le dévouement a été éprouvé en « 1792 et 1815, je crois de mon devoir de faire connaître à Votre « Majesté ce qui se passe dans ce moment à Ajaccio.

» Des hornines, qni ne sont pas les amis des Bonaparte, ont fait « croire au prince Pierre, votre cousin, qu'il n'avait qu'à concourir « pour être nommé député de la Corse. Il les a écoutés et s'est t mis sur les rangs... Celte manœuvre n'a d'autre but que de faire «« subir un échec au prince Pierre, échec que les malintentionnés « croient pouvoir atteindre le nom de Bonaparte, qui ne peut être € atteint que par le bon Dieu. » (Ajaccio, 23 mai 1863.)

Cette afiaire se serait résumée pour le prince Pierre en une augmentation de pension.

Theil (Mlle), Mme Lespiau (juin 1858) un titre de rente dont le produit (24,951 fr. 50 c.) est destiné à lui constituer une dot . . » 2i,95I 50

Thélin (Charles), très-ancien serviteur et homme de confiance de Louis-Napoléon, trésorier de la cassette particulière. Ses filles ou sœurs, M>i« Thélin, recevaient une pension (1,800 et 1,200). . • 3,000

Theullier, 1864-1870, passim, reçoit 5,000 fr. par mois.

Thiérion, gouverneur de Saint-Cloud (1863), 4,000 fr. . . . » 4,000

Tliouret, de juillet 1863 à 1868 au moins, reçoit 9,000 fr. par' an 9,000 »

Treuille de Beaulieu (Colonel). Dot de sa fille, 24,000 fr. . . » 2i,''m

Trom(CoDatede). 12,000 fr.de pension (1833) > 12,ou(i

Valency (Bossu de). 1850, 500 fr » 300

don du prince pour la remise de la correspondance avec M. Joly (?) ;

1856, don de 10,000 fr » *0,000

Vergeot. Ce nom revient fréquemment dans les pièces que nous analysons ; il est porté par un très-ancien serviteur du prince et par une dame ou demoiselle Alexandrine, très-favorisée en tout '«"mps. On n'aura pas oublié que le personnage qui signe Louis-

PENSIONS. DONS

Napoléon et se dit fiis de TEmpereur l'appelle sa sœur aaopti^c

Voici, sans autre commentaire, les renseignements recueillis : Avril 18C;i, Alexandriiie Vergeot rembourse 200 fr. (?), qu'elle

devait sans doute à quelque créancier 3 îOO

Juillet 1845, vendu au nom de Vergeot 390 fr.de ret.te 5 p.»/»»

9,473 fr. » S.^'S

14 octobre 1845, acte de reconnaissance det enfants Vergeot (au

notaire, 30 fr.).

Janvier 1847 et mois suivants, Àlexandrine Vergeot touche une

fviision de 1,600 fr 1,600

Mars, loyer 1,000 fr., plus une somme de 3,000 fr. ... •> 4,000

Août, gratification, 500 fr.; une pièce de vin, 200 fr. . . . » 700

Novembre 1848, loyer un terme et demi, 310 fr > 310

Vin, vaisselle, meubles, lingerie, pendule, ustensiles de cuisine;

en tout 5,440 fr. 05 » 3,44005

l*' mars 1849, pension mensuelle, 500 fr 6,000

De décembre 1850 à juillet 1851, A. Vergeot reçoit en sept

payements, une somme de 50,000 fr ; 50,000

1" août 1832. Alexandrine Vergeot reconnaît avoir reçu de

M. Bure pour cinquième et dernier payement, par ordre du prince

président, 5,000 fr. A supposer les payements égaux, c'est un don,

peut-ttre une dot, de 25,000 fr. . . . • . • » 25,00C

Alexandrine figure encore, sur la liste des pensions en 1853,

pour 6,000 fr. mensuels ; m;iis l'article qui la concerne est rayé

au crayon.

Viallet de Condrieu, membre de sociétés chorales et de secours

mutuels dans l'Isère, a fait au prince impérial un legs dont nous

ignorons la valeur et que M. Anselme Petetin conseille de rendre

public Vieillard (Paul), ancien olficier de marine. et adjudant dn palais

de Compiègne, frère de M. Narcisse Vieillard, sénateur, ancien gouverneur du frère aîné de Napoléon III, avait quelques menues

dettes, payées en 1858; en tout, 10,000 fr. Cette somme ne paraît

pas être une pension, car elle est soldée p.ir parties inégales;

5,7S4fr. 8oel4,21ofr. 15 > 10,000

Vignon (Claude). Pension 6,000 fr., à partir de septembre 1862. 6,000 Villaume père (a Nancy). Pension de 1,500 fr. (1833) . . . . 1,500

Vinot(Baron .En 1869, pension de 0,000 fr 6,000

Vogt(î). 11 lui est remis, en août 1859,40,000 fr » 40,00'J

VValdor (M"»» Mélanie) a reçu, en 1858, une somme de 5.000 fr. » 5,000

En décembre 1856, elle sollicite pour son cousin, M. iMoret d'Aigucbellc, une sous-préfecture dans le iMidi.

Elle Dffre. en 1865, une cantate, Paris au désert, intercalée dans une pièce de circonstance (Voyage de l'Empereur en Algérie).

Enfin iiiiiis la trouvons portée, en 1869, pour une pension de 6,000 (r. . 6,000

PENSIONS. DONS

Weynand (Comte). C'est sans doute à titre de directeur intendant de quelque ferme impériale qu'on lui remet (septembre-novembre 1833) 150,000 fr I 130,000

Welden (Baronne de), née de Rupplin, reçue avec affection par la reine Hortense, ne cesse d'envoyer à l'Empereur de menus sou venirs et de lui rappeler sa situation précaire et celle de ses filles. Elle va jusqu'à lui demander de faire habiller sa petite-fille, qui va faire sa-première communion (1838-1868). Peu de mois sesont passés sans lettre de la famille de Welden.

Wezyk-, ancien serviteur. Secours nombreux, bien que modiques, depuis 18i7; pension de 800 fr. (1833) 800

Wilson (W.), mars 1838, accuse à M. Mocquard réception d'une traite de 300 liv. (12, 3Û0 fr.) sur Eariiig 12,500

Wohl, constructeur à Strasbourg. En 1*60, il a reçu une avance ' de -10,000 fr., dont il lui est fait remise en 1868 « 40,000

En 1870, il demande 50,000 fr. et éprouve un refus.

Wyse (Sir Thomas), mari de la princesse Letizia Bonaparte- Lucien. On sait, par les comptes Bâtes (voirce nom), que le prince Louis lui avait prêté 400,000 fr. sur des garanties insuffisantes.

Sir Th. Wysf et la princesse Letizia ne vécurent pas longtemps ensemble, et, comme il arrive dans ces sortes de situations, ne manquèrent pas de rejeter les torts l'un sur l'autre.

On pourra juger des griefs, vrais ou faux, de M^e Wyse par quelques extraits d'une lettre de la vicomtesse d'Arlincourt , adressée au comte de Survilliers (Joseph Bonaparte).

t Votre infortunée nièce, après avoir été sept ans victime des « plus indignes traitements de la part de son mari (M. Wyse), se « décida enfin à y mettre un terme; elle quitta son mari. Elle a « de lui une pièce bien importante : c'est un écrit par lequel il t déclare que, sous le rapport de la fidélité conjugale et de la con- « duite, il n'a pas le moindre reproche à lui faire ; puis il lui per- <! met de vivre où elle voudra, avec qui elle voudra, sans qu'au- « cune autorité, civile ou religieuse, puisse l'inquiéter. Par cet « écrit encore, il lui assure une pension de 6,000 livres de rentes.

* Mais ce que ne pouvait prévoir la princesse Letizia, (1 M. Wyse, après s'être montré le plus mauvais des maris, a I encore voulu être un père barbare; il a abandonné à la haine « d'une malheureuse femme son fils aine, le jeune Napoléon Wyse. f Cette femme cruelle, après l'avoir remis aux mains d'un infâme

médecin, nommé M. Rat, pour faire périr cette innocente créa-

• ture par suite d'horribles traitements, le fit enfermer, quatre « mois après, à Maréville près Nancy, dans une maison d'aliénés : '1 il y avait été placé comme le fils d'un paysan dont la monomanie •1 était de se croire le petit-neveu de l'Empereur et le fils d'un » riche Anglais, lord de la trésorerie. Chaque fois qu'il rappelait < ses titres de grandeur, il n'excitait que la pitié et se voyait trai- « ter plus sévèrement encore. Enfin il découvrit le lieu qu'habi- « tait sa mère et lui fit connaître son sort; elle accourut le délivrer. f Cette intéressante histoire, dont nous avons les preuves sous les

c yeux, a tellement touché M. d'Arlincourt, qu'il va en publier le c récit dans un ouvrage auquel il travaille en ce moment, et dont i la publicité pourra être utile au jeune Napoléon Wyse et à sa c mère. >

Suivent des détails sur les démarches et dépenses de M™» Wyse, pour " mettre son pauvre enfant sous la protection du Lord chancelier (ce qu'elle a obtenu). »

€ Que demanderait aujourd'hui votre malheureuse nièce, M. le € comte? Une chose qui me paraît juste : elle vous supplierait de i lui prêter 12,000 fr., qu'elle vous rendrait dans trois ans, sur € la pension de son fils. Il a maintenant dix-huit ans, et, dans € trois ans, à sa majorité, il aura droit à 15,000 fr. de revenu...

« M. d'Arlincourt, qui porte un vif intérêt à JI™» Wyse, et qui f écrit les malhQurs de son fils, se trouverait heureux de pouvoir t terminer son récit en proclamant hautement la générosité des « nobles parents qui viendront à son aide.

« Aix-la-Chapelle, ce 2 juillet 1842. »

D'autre part, la famille Wyse n'avait pas pris avec moins de chaleur le parti de sir Thomas. Nous avons sous les yeux une lettr" de son frère, sir George Wyse (octobre 1862), qui demande une audience à l'Empereur pour lui exposer les dernières volontés di' sir Thomas, « mort victime de chagrins domestiques causés « par h conduite indigne d'un membi-e de la famille Bonaparte, i Le testament de sir Thomas est attaqué devant les tribunaux, f On espérait que le puissant appui de l'Empereur arrêterait di- I verses divulgations peu favorables à d'autres membres de la € famille Bonaparte- Wyse. > Mais l'aîné des fils Wyse, Alfred, n'a rien épargné pour outrager la mémoire paternelle. 1» Il a ramené sa mère, séparée depuis trente-quatre ans, au domicile conjugal, « peu de semaines après la mort de celui que sa conduite ( scandaleuse et celle de ses deux fils légitimés avaient conduit « au tombeau. » 2" Il a annoncé à Dublin l'arrivée de M™» de Solms, en la qualifiant « princesse Marie de Solms, née Bonaf parte-Wyse. » ô» Il a annoncé la naissance d'un fils deM""* Jum, « qu'il désigne comme née Bonaparte-Wyso, bien que lui-même « eiit signé récemment un document légal d'où i! résulte que lui « et son frère William sont les seuls enfants de sir Wyse. » De plus, cet Alfred se dit autorisé par l'Empereur, qui i doit payer « les frais du procès, v Si tout cela n'est pas démenti, sir George Wyse « pour faire prévaloir les désirs de son frère Thomas, va « être contraint d'entrer dans les détails de très-pénibles et aa- « cicns faits, > qu'on passerait bien volontiers sous silenee.

Yvan (Docteur). Il demande à l'Empereur de quoi marier sa fille et habiller sa femme pour la noce ; il ne fixe pas dé chiffre (4 juin 1861).

ZuUer (M>>>«), ancienne directrice des postes à Haa. Services rendus au prince ; bureau de tabac en 1869.

PENSIONS. DONS

On nous a demandé, de divers côtés, sur quelles pièces et d'après quels documents nous avions établi la liste qui précède. Outre les lettres et requêtes plus ou moins confidentielles tombées aujourd'hui dans le domaine public, un grand nombre de comptes officiels nous ont permis de livrer k une juste publicité quelques noms appartenant au Dcrsonne! secret et au cortège complaisant de l'Empire. Voici, entre mille autres, un de ces tableaux précieux.

CASSETTE PARTICULIÈRE DE L'EMPEREUÎl.

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