CABINET DU MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
Paris, le 10 août 1868.
Mon Général,
Mon fils me confirme que ces chuts indécents dont nous avons été blessés partaient d'un groupe d'élèves du lycée Bonaparte, ce nid involontaire d'Orléanistes (Jules Simon y a aussi ses enfants).
Il me semble qu'après ce petit scandale je dois ne proposer aucune croix à l'Empereur pour cette maison, où les professeurs devraient s'appliquer b prendre plus d'influence sur l'esprit de leurs élèves.
Les élèves aussi, du moins en grgnd nombre, à la réflexion, ont été blessés (fe ce que Cavaignac ait refusé de venir chercher son prix. Sa mère le lui avait défendu, a-t-il; dit mais elle l'avait envoyé en vue, sans doute, de provoquer une manifestation, et elle y a réussi.
Malgré tout cela, croyez que la présence du Prince opère tout doucement un effet très-salutaire, même à Paris. Quant à rUniversité de province, elle en est très-reconnaissante.
Votre tout dévoué,