DÉPÊCHES DE LA COUR
A Sa Majesté PEmpereur. — Saint-Cloud.
Paris, Corpi tégiilaUf, 6 juillet 1870, 8 b. 10 m. toir.
La déclaration du ministre des affaires étrangères, très-habile, très-nette et très-ferme, a excité le plus vif enthousiasme au Corps législatif.
Çoim.
A FEmpereur. — Saint-Cloud.
Paris, le 0 jidDet 487», » fa. M m. soir.
Recevez mes félicitations les plus ardentes ; la France entière vous suivra ; l'enthousiasme est unanime.
Persîgny.
Général Frossard, commandant en chef. — Camp de Châlons.
Paris, Tuileries, le ti jaillet 1870, 1 b. 17 m. soir.
S'il y a la guerre, je voudrais que vous eussiez le commandement on chef du génie. Cependant, si vous tenez à conserver le commandement de votre corp8 d'armée, répondez-moi.
Napoléon.
Général Frossard à l'Empereur. — Saint-Cloud.
Carap de Cliâlons, le <i juillet, t b. »oir.
Sire, Votre Majesté disposera de moi comme elle l'entendra. Je lui suis tout dévoué et prêt à faire c u'elle jugera le plus utile à son service, quelles que puissent être mes préférences.
Guerre à Général commandant 5® division. — Metz.
Paris, le Ifijoillet 1870i S b. 7 m. soir.
Tout ce qui concerne le départ des troupes stationnées à Metz et la continuation des travaux de fortification doit être réglé par le général de Failly, en : I fondant rarrivée du maréchal Bazaine.
A rimpératrice. — Saint-Cloud. {Recommandê3.)
Uetz, le 30 jaillei, 7 h. 55 ta. matlo.
Louis va très-bien. Il a dormi seize Heures de suite. Je viens de recevoir ta lettre du 29 et la copie de l'autre. L'intention est bonne, mais je voudrais des actes.
Nous t'embrassons tendrement.
Napoléon*
A l'Impératri^ce, — Saint-Cloud.
UeU, le 30 juillet tSliy, il 4 b. 42 m. «oir.
Envoie-moi un bracelet pour la préfète. Je voudrais que quelqu'un me fît tou>i i"S ux jours l'analyse de l'analyse .ip vais rès bien, mais fatigué par la chaleur. Nous t'embrassons tendrement.
Napoléon.
Au Prince Impérial, — Metz*
Saint-Cloud, le 31 juillet 4870, k 7 b. 3i m» toir.
La petite Malakoff a encore trouvé deux trèfles à quatre feuilles. Je te les enven'âi. Noiist^embrassons tous.
EUGËKIE.
Au Ministre de la guerre. — Paris.
Heu, 1" août {870, 8 b. 4S m. soir
L'Impératrice n'avait pas le droit dénommer un général ù l'armée. La nomination du général Grandchamp doit être annulée.
Napoléon.
Au Mtinistre de la guerre par intérim, — Parts.
Uetz, le 4 août 1870, 4 h. SS m. toir.
Il est de toute nécessité que le maréchal Canrobert vienne à Nancy avec ses trois divisions; mais que faire de la garde nationale mobile?
Nâpoléor.
Au maréchal Canrobert. — Camp de Oiâlons,
netz, le S ao&t 1870, 8 b. SS n>. matin.
Faites venir l'infanterie de vos trois divisions par le chemin de fer directement à Nancy.
L'artillerie et la cavalerie suivront par étapes.
Napoléon.
Sa Majesté l'Impératrice. — Saint-Cloud.
^ BIctz, lo 0 ao&t 1870, k 3 b. soir.
Je n'ai pas de nouvelles de Mac-Mahon. Ce matin les reconnaissances du côté de la Sarre ne signalaient aucun mouvement de l'ennemi. J'apprends maintenant qu'il y a un engagement du côté du général Frossard. Il est trop loin pour que nous puissions y aller. Dès que j'aurai des nouvelles, je te les enverrai.
Napoléon.
A l'Empereur. — Quartier impérial,
Paris, la 7 aoôt 1S70, k S h. 25 m. (oir.
Je suis tres-satisfaite des résolutions prises au conseil des ministres. 56,
924, 39, 413, 873, 281, 247, 540, 47, 899, 161, 897, 681 (1), et Je suis persuadée que nous mènerons les Prussiens l'épée dans les reins jusqu'à la frontière. ♦
Courage donc ! avec de l'énergie nous dominerons la situation. Je réponds de Paris et je vous embrasse de tout cœur tous les deux.
Eugénie.
A V Impératrice. — Paris,
ËtaiD.Ie 16 fio&t 18701.
Je viens d'arriver à Étain avec deux régiments en avant de l'armée, afin d'être plus tôt à Verdun ; nous allons bien ; l'armée est réunie et pleine d'ardeur : nous l'embrassons tendrement.
Louis-Napoléon.
A V Impératrice. — Pans.
Étain, le 16 aofti 487t.
Ma chère mabian, Je vais très-bien, ainsi que papa ; tout va de mieux en mieux.
Votre affectionné et respectueux fils, Louis-Napoléo»,
VEmpereur au maire d' Étain,
Quartier impérial, le 47 ao&t 1870, b 10 b. 18 m. matia.
Avez-vous des nouvelles de l'armée?
Camtesse de Montijo, — Madrid. {Recommandée,)
. Paris, le 18 aoftt 1870, 13 h. S m. t^.
Ne venez pas. Vous ne pourriez que compliciuer les affaires.
Eugénie.
(1) Ces chiiTret n'ont pa Aire tradaits.
A Soti Exe. le Ministre de CInUrieur,
Qonnellea, lo SS Mftt t870, « b.40 n» nuia.
Je ne comprends pas pourquoi les préfets et sous-préfets ont reçu l'ordre de rester à leur poste et de fournir ainsi à l'ennemi l'avantage d'un service organisé.
Napoléon.
M, Bure, trésorier général de la Couronne. — Pans,
M, avenae des Cbamps-Élysées.
Carigaan, leSO août, 6 h. 3 m. soir.
J'approuve la distribution des fonds que ta me proposes ; tu remettras le reste à Charles Thélio.
Napoléon.
Préfet de police à Impératrice, Guerre, Intérieur, Gouverneur de Paris, général Soumain.
Paris, le 3 septembre, 0 b. 40 m. soir.
L'agitation est très-grande dans Paris. Des bandes sillonnent les boulevards et les principales voies en poussant des cris séditieux. A neuf heures, plusieurs centaines d'individus ont attaqué le poste de police du boulevard Bonne- Nouvelle. Après une lutte vigoureuse, les assaillants ont été repoussés; le chof de la bande et plusieurs arrêtés. L'un d'eux avait un long poignard.
M. Duperré. — Landrecies.
Tuileries. S septembre 1879, i b. >• ra. soir.
Attendre nouveaux ordres là où vous êtes.
Filon.
M. Duperré. — Landrecies. {Ou faire suivre Cambrai.]
Paris, 3 septembre 4870, <0 b. soir.
A votre choix Maubeuge ou l'autre ville à laquelle vous pensiez. Si vous y êtes déjà, restez-y. Informez-moi de votre décision.
Filon.
Au prince Napoléon, palais Pitti. Florence. [Recommandée.)
Paris, le i septembre 1870.
Pendant que la Chambre, réunie dans les bureaux, délibère sur des propositions, la foule envahit les tribunes. La garde nationale proclame la République. C'est un fait consommé pacifiquement jusqu'ù présent. 178-G87 (1),
M. Filon, aux Tuileries. — Paris.
Saobeage, le S «eptembre 1870, lu b. S5 m. matia
Sommes à Maubeuge. L'Empereur nous a télégraphié de Bo-Mlon pour avoir de nos nouvelles. En lui en donnant, nous lui demandons ses ordres. Nous voudrions en même temps avoir les vôtres. Attendons avec imnatience votre réponse. Connaissons proclamation des ministres.