au 1* Thot avant l'avènement
3°. à l'avènement lui-même.
Cette troisième manière que, dans le cas présent, notre papyrus élimine, était connue déjà pour certaines époques, notamment la XXVI° dynastie, et vient de recevoir confirmation pour la XX°, grâce à un ostracon hiératique ramassé dans la Vallée des Rois et publié par G. Daressy (Ramsès si Ptah, ap. Recueil, XXXIV, p. 89sqq). C'est à Garpiner (J. E. À., V, p. 190) que revient le mérite d'avoir observé que dans ces éphémérides (p. 41) il n’y avait pas changement d'année au 1% Thot et qu’en conséquence l'année courait d’un anniversaire à l’autre de l'accession au trône.
Telles sont les remarques que suggèrent les dates inscrites sur nos papyrus du III° siècle. En ce qui concerne le point de départ, c'est-à-dire la thèse de Smvzy, on peut conclure qu’elle se vérifie généralement, mais rencontre quelques exceptions qui sont loin de confirmer la règle. Il se peut d’ailleurs que d'autres cas contradictoires soient masqués, du fait que l'inscription de l’année fiscale n’est pas obligatoire, et cela diminue la portée de l'argument « silentio. J'ai proposé une correction, le report au début de Tybi, mais ce n’est qu'une hypothèse, en quelque sorte unilatérale. Je suis loin de méconnaître la valeur des arguments de Suyzy et d'Encar. L'avenir favorisera peut-être une conciliation.
A la veille de livrer ce travail à l'impression, j'ai pu, grâce à la complaisance de Jouaur, parcourir une épreuve de l’article de J. Lesqurer, Les Nouvelles études sur le Calendrier ptolémaïque, à paraître dans la Rev. Ég., nouv. série, [l, p. 128 sqq, surtout à partir de la p. 147. On voit par ce mémoire magistral . que le problème croît toujours en complexité. Néanmoins il se pose toujours à peu près de la même
manière, tant que, n’en examinant qu'une face, on laisse hors du débat l’année macédonienne.
B, Papyrus archaïques.
Le N° 22-93 est daté de l'an 8 de Nectanébos ët le N° 27 du règne d'Artaxerxès, le millésime étant perdu dans les lacunes. De ces deux mentions, la première est la plus précieuse, puisqu'elle fournit l’année et qu'il n'y a pas de doute sur l’identité du souverain, tandis qu’en face du nom d’Artaxerxès, on hésite entre trois grands rois, les papyrus archaïques n’ayant point accoutumé de distinguer les homonymes.
On serait tenté d'attribuer d'emblée le N° 22 à l'an 351. Mais la question se complique de l'incer-
titude qui subsiste quant à l’ordre de succession des rois des deux dernières dynasties indigènes. En ce
qui concerne les trois rois de la XXIX® encadrés entre les deux Néphoritès, G. Daressy (Annales du Service, XVIII, p. 36 sqq) propose, contre Maspero (Jistoire, III, p. 755, n. 3), de revenir à l'ordre préconisé par Wrepemanx : Mouthès, Psamouthis, Hakoris; ordre combattu de nouveau par P. Crocmé (Rev. Eg., nouv. série, I, p. 210 sqq) qui paraît ignorer Daressy. Quant à la XXX®, il faudrait, si l’on en croit SrrsGezBErG (Dem. Chronik, p. 6), mettre en échec une fois de plus Manéthon et admettre la séquence: Hakoris, Néphoritès II, Nectanébos, Tachos, Nectanébès. Ainsi, chassé-croisé entre les deux Nectanébo, entre le dernier roi indigène et l’antépénultième. D'abord RE de RER | ensuite (Tr RAT LAND) C’est, je suppose, par inadvertance qu’à la page 95 SpreGeLBerG parle de Tachos comme devant être placé après Nectanébès et qu'à la page 15, n. 2, il fait fuir Nectanébos devant Ochos.
Si l'on s’en tient au point de vue étroit du paléographe, la combinaison ne peut qu'agréer, qui tend à rajeunir Hakoris (de bien peu, il est vrai) et Nectanébès (cf. supra, p. 2), et à vieillir Nectanébos. Les ressemblances entre les écritures de Darius Ie et le nouveau document de Nectanébos font accepter avec soulagement une hypothèse qui rapprocherait les deux règnes.
Ainsi notre papyrus de l’an 8 de Nectanébos devrait être situé, non en 351, mais en 371 et quant à celui du Caire de l’an 16 de Nectanébès, puisque chacun des deux Nectanébo a régné plus de 16 années, on le fera passer sans difficulté de 363 à 348.
Pour le contrat portant le nom d’Artaxerxès, trois périodes sont à envisager:
1°. La totalité du règne d’Artaxerxès I, de 465 à 4925.
2, Le début du règne d’Artaxerxès II, alors que, malgré la révolte d'Amyrtée, l'Égypte n'avait pas toute entière recouvré l'indépendance (cf. Maspero, p. 751, et Crocm#, p. 222 sq), soit environ de 405 à 400.
3°. La fin du règne d’Artaxerxès III, soit de 341 à 336.
La communauté de provenance — par provenance j'entends lieu d'émission, soit Héracléopolis — et la similitude des écritures et du contenu incitent à rapprocher notre N° 27 du N° 22. Ce dernier étant de 371, on éliminerait ainsi, comme trop distant, le règne d'Artaxerxès I Si l'on veut opter pour l'une des périodes 405—400 et 341—336, on pourra tenir compte du fait que les N° 27 et 28 ont été englobés dans le même cartonnage et que 28 ne peut guère être antérieur à la conquête macédonienne. Ce serait donc la date la plus basse qui l’emporterait. Mais cet indice est des plus précaires et d'autre part léeriture apparaît comme plus archaïque que dans le document de Nectanébès. Si bien que l'incertitude persiste et que seul 22 peut être considéré comme un jalon chronologique bien affermi. Par contre tout fait croire que les autres pièces de la série héracléopolitaine ne s'en écartent que d'un petit nombre d'années. Le paléographe peut tabler sur l’homogénéité du groupe.
Il s’en est fallu de bien peu que le magnifique N° 26 ne 1Ÿ | sa date. En effet, le fragment e présente quelques éléments d’un protocole à fa) KZ Le nom royal précédait immédiatement. Malgré cette perte, les . ne Alu être UR de car une commençant par OFOOM se retrouve au papyrus d'Hakoris mentionné plus haut (p. 2; ef. Gaurmxer, Livre des Rois, IV, p. 164). D'après cette donnée, assez fragile assurément, je propose, sans affirmer, la période de 393 à 380 pour le joyau scriptural de la collection.
Cautionnements pour des prisonniers. — 247 et 243 av. J.-C.
Tous quatre de la même main.
NOR 243 av. J.-C. — Ghôran 9. — Momie à couronne. — Inv. 231. — O0 m. 34 X O m. 183.
Publié par moi dans le J. A., 1914, I, p. 141 sqq, avec planche phototypique. Dans une lettre de juillet 1914, K. Serne m'annonçait qu'il consacrerait quelques pages à mes cautions du J. À., à la suite de
son étude, en collaboration avec J. Parrsc, sur les Demotische Bürgschaftsurkunden, dont le manuscrit
était terminé. Jusqu'à présent il m'a été impossible de savoir si cet ouvrage («ein starker Band >) était
paru. Recherches dans les bibliographies ou catalogues et commande en librairie sont demeurées sans résultat.
La scriptura exterior est bien conservée; la scriptura interior très effacée. Pour l’ensemble de l'inter-
prétation, voir l’article précité du J. À., et, ieï même, le commentaire du N° 4.
H 9 09 mi