‹ Papyrus de?motiques de LilleChapitre 26 sur 65 · en bonne forme». Tout [ce qui m’appartient · texte numérisé non relu

en bonne forme». Tout [ce qui m’appartient

Commentaire.

1. Bien que les traces subsistant de la ligne 1 ne permettent pas de restituer avec certitude le nom de l'oixovéuoc, il est très probable que nous avons affaire au même Aristocratès qui apparaît dans les N°5 9, 10 et 11, avec le Basirde ypaupareis Harmaïs.

2. L'ordre dans lequel les fonctionnaires sont nommés confirme la donnée fournie par le papyrus grec de Lille N° 4. Cf. Grundzüge, p. 150. L'ordre de préséance est peut-être renforcé par la différence des nationalités. On croit que plus tard cet ordre sera renversé. Sur cette

question et sur le détail des attributions de l’économe aux II et I siècles, voir les remarques SOTTAS, Papyrus démotiques de Lille. 4

de Pretsike dans les Prinz-Joachim Ostraca, p. 52 saq. M. Rosrovrzerr (J. E. À.,, NI, p. 177) ne manifeste pas d'enthousiasme pour les résultats obtenus par Prgisiéke. Cela n’a rien de très surprenant, l'ouvrage étant en grande partie vicié par la méprise que je signale au commentaire du N° 29, 1. 12. Nous voyons ici que l'existence d’un économe par pepic, induite de la mention d’un économe du district d'Héraclidès, est prouvée aussi, en ce qui concerne le district de Thémistès. Quant au factuxds Ypaumarelc, cette indication toute sèche vient à l'appui du témoignage déjà existant pour le IIT° siècle de sa compétence étendue au nome entier. Cf. Joachim Ostraca, p. 51.

6. On remarquera que €aà-, même isolé, n’a pas de marque.du féminin.

7. J'ai déjà signalé (J. A., 1914, I, p. 160) que, pour les noms de localité de cette forme, l'équivalent grec ne tenait pas compte de la mention <la demeure de..... ». Ainsi «la demeure d’'Arsinoé —”Apcivén; «la demeure d'Alexandre — ’Aheïdvôpeu. Ici, «la demeure de Bérénice » — Bspewxls. Comme les deux habitantes de cette localité relèvent de l'économe de Thémistès, nous devons avoir affaire à Bepswxic Aiyiæhoù située dans cette pepls, près de Ebmueola (appendix 2 des Tebtynis Papyri, II): Si l’équivalent grec de p ‘y, etc. était fourni, pour Alexandrie, par le Décret de Canope, nous l’avons aussi pour une Arsinoé du Fayoum, grâce à notre N° 21, daté de l'an 9 d'Évergète et écrit de la main du même Marrès qui à établi les actes N°% 2 et 4 pour des habitants de «la demeure d’Arsinoé». L'enregistrement porte en effet : êv ’Apavo[n tJñs Oeniorou peplèccs. La remarque de A. H. GARDINER à propos du toponyme hiéroglyphique composé sur le nom de Ramsès (J. Æ. A, V, p. 261) ne tombe pas absolument juste : «its name contains an unusual and characteristic element « The dwelling» (té ‘#), the omission of which to yield the shortened place name «Raamses> is highly improbable». Bien que les temps soient différents, l'argument sort affaibli de la comparaison; mais ce détail n’atteint naturellement pas le fond de la thèse de GaARDINER.

Il convient de transcrire en fin de ligne dy et non n. Aux N° 9, 1. 9, et 10, 1. 10, le scribe a omis la barre oblique. De même dans Caire 30701, 1. 7 : äp dt dy hd 30 (l'éditeur transcrit m?) et aux lignes 2, 4 et 5 l'expression composée ss dy, litt. «temps de donner», c'est-à-dire «échéance». Peut-être l'expression traduit-elle Eyyvos sis Euviouw, le dernier mot étant, en égyptien, suivi d’un régime précisant la somme. :

8. Le sigle /, en hiéroglyphes <—, veut dire «total». On le retrouve, plus allongé, dans les comptes, soit démotiques (N° 32), soit grecs (cf. Magdôla grec), où il équivaut à yivera. Of. le bilingue

publié dans Ærbstreit, 1. T sq, avec le même emploi qu'ici. — où — réw (1b.). 9. Sur le verbe wt, cf. SPIEGELBERG, Dem. Studien, Il, p. 13 et 23, et Trompsow, P. S. B. À., 1913, p. 115.

10. P wte est le substantif dérivé de wi. Le déterminatif & de kg, qui rend l'identification certaine, est fourni par le N° 7, L 2. C£Ë. aussi le N° 29, 1. 3. Dans les trois cas, nous avons l'orthographe correspondant à la forme ancienne 20 (cf., en démotique archaïque, Rylands, p. 374), tandis que d’autres textes démotiques, notamment le Papyrus Rhind, ont Ange, soit “ONRE : POEMRI et Due da à Philae (BruGson, Dictionnaire, p. 976). Comme le papyrus du Caire 30605, 1. 17, provenant du Fayoum, a aussi hnge, on ne peut songer à des différences dialectales. Pour l’étymologie, cf. A. Wirepemann, Sphinx, XV, p. 130 sqq.

L'expression complète : «le versement (ou la redevance) pour la fabrication de la bière» paraît correspondre à formpd. Cf. Lagides, III, p. 248 sq. et Grundzüge, p. 251. Le rôle que joue ici la Cvripé peut prêter à confusion. La comparaison avec les rédactions d’actes similaires montre qu'à cette place on lit l'indication d’un délai pour le paiement. On veut

done dire que la somme sera déposée à la banque, selon les règles en usage pour l’acquittement

de la Cornpé, lequel s’effectuait, pour l’année, en douze versements, à intervalles, paraît-il, inégaux. Deux hypothèses se présentent : 1°) Les 5 qite garantis sont en rapport direct avec la Cvrno et les bénéficiaires du cautionnement sont des fabricantes de (60 ou des fermières de l'impôt y afférent; 2°) il s'agit d’une taxe n'ayant de commun avec la Cvrrpd que le mode de perception. Nous disons de même aujourd’hui que telle taxe accessoire est exigible en même temps que le principal d’un des impôts, base du système fiscal. Les modalités affectant la Üvroé servent si bien de terme de comparaison que WILOKEN a écrit (Ostraca, I, p. 286) que le gép0o rpoBdzwy n'est pas versé à la dmuoocd rodrela, comme l'impôt

Va sur la bière, mais ets thy êmt toirous tpdnelav. Cf. aussi Revicrour, Rev. Egq., III, p. 82.

13. « Sans reçu en bonne forme» Cf. Pap. Reinach, p. 177 et 186, où le sens fourni paraît un peu

étriqué, et Rylands, p. 121, n. 6; 151, n. 2; 256, n. 9, et 2179, n. 2. P dy ‘h rd — émèeltr. Cf. au N° 29 l'expression e-s ‘4 rd ar-f, «si la preuve est faite contre lui», qui disparaît d’ailleurs dans les pièces similaires postérieures. On retrouve encore dans les actes coptes : EUTAOHT EpPaTY (CruM, Djême, 97, 60; cf. SprecezBerG, Pap. Hauswaldt, p. 9%, n. 3). La sens «reçu» pour ‘sw est bien confirmé par notre N° 21, dernière ligne. Sur la minutie des formalités, cf. Lagides, III, p. 370. Ainsi ‘sw serait àvrisouyBoov, s'opposant à coufohov. Ce dernier mot a été parfois transcrit simplement en égyptien. Cf. Rylands, N° 21, L 27, n. 1, rectifié par SrrecerserG, Recueil, XXXIII, p. 177. Si SPIEGELBERG a raison pour

la lecture, il a peut-être tort de rétrécir le sens de oiufoiov, de «contrat» en «reçu» , fi , 5

(Quittung). C£. N° 9, 1. 28.

N'iers

Cautionnement pour une somme d'argent. — III° siècle av. J.-C.

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