NOT
Inv. 90. — O0 m. 173 X° O0 m. 147. — PI. VIL.
Scriptura exterior, du patronymique du déclarant à la fin.
Déclarant : [Nechthyris], fils de “H-e-f-dy-s.
Scribe : Pétésouchos, fils de Pa-noub.
Texte grec (Jouauer) :
L' he Iayüvs dmeypdbaro Neyüots Agbalou mpèc Atoyévny voudoyny Tpéfara xe do(oevec) € dpves e 7 dp(oevec) B (= douteux après doves; confirmé par le démotique).
Au verso : Tnt metioutoc? ?
N°#20; Inv. 91. — O m. 211 X O m. 121. — PI. VII.
Seriptura exterior. Déclarant : nom et patronymique écrits très sommairement et difficiles à analyser, même avec le” secours du grec, Le nom de la déesse Rannout dans le premier est à peu près méconnaissable. Scribe : Pétésouchos, (fils de) Hruw:-f.
Texte grec (Joucuxr) :
L ec Iloyüve ameypdbaro Ilerepmodôic Ileréoyos mpèc Atoyévnr voudoynv moéfara € 7 do(sevec) B (patrony-
mique douteux; le v peut faire partie d’une autre lettre).
En général les noms propres égyptiens sont très cursifs et de lecture incertaine. Si c’est bien le même seribe qui est l’auteur des N°5 12, 17, 18 et 19, :l faut avouer que son écriture ? 3 À Il ?
assez soignée dans 17 et 19, est plutôt relâchée dans 12 et 15.
Tableau des quantités déclarées.
12 | 13 | 14 19 16 | 17 18 19 20 —— = | — Sr = De =- —— ———————— —— ————— ——— PIIDS de. Der 08, |Le:26 | 15 = 68 1070102258 25 5 | D DAME 3 2 60 20 CRETE RU ; 1 (sic)| Pnau Lo he ée | [0] Lits 40 0 VU et) fs) 0 NES RME SE — — — — 0 O0. | — 2 0 Re nt dau 0 2 +; 20 Le 0 AE en à le NEA E T: ARE PNR RARE TE A tn rie bytes ue ae Coliin:0 D DE PAR ATOS) 1 PE 0 DE EUUAQT NC
Commentaire.
On connaît, pour l'Égypte gréco-romaine, un certain nombre de déclarations en grec destinées à servir de base à l'établissement des impôts directs. Cf. Lagides, III, p. 289 sqq. Sur le oépos moofdruy en particulier, consulter Wircken, Ostraca, 1, p. 286; Lagides, II, p. 302; Sax Nicoro, Vereinswesen, I, p. 193, et M. Rosrovrzerr, /. E. A., VI, p. 174 sq. Comme documents à la portée de tous, on citera, dans la Chrestomathie de Wircoken, les N° 242 (Fayoum, 222 av. J.-C.) et 243 (Hibeh, 245 av. J.-C.). Ces pièces sont aussi écrites en double sur la même feuille, mais la rédaction est très abrégée. La grande divergence réside dans l’absence de l'égros facturée. Elle surprend, si l’on envisage la proximité dans le temps comme dans l’espace. On ne saurait guère l'expliquer par la différence des nationalités. Par contre, le N° 247, bien postérieur (Oxyrhynchos, 66 ap. J.-C.), renferme la formule du serment.
Que le serment royal soit exigé pour des déclarations postérieures de quelques années seulement au Papyrus des Revenus, cela n’est que très conforme aux précautions dont s’entourait la fiscalité de Philadelphe et dont le célèbre document fait connaître le détail. Peut-être y avait-il innovation sur ce point, car les passages souvent cités d'Hérodote (II, 177) et de Diodore (1, 77, 5) sur la déclaration des moyens d'existence exigée par Amasis de ses sujets, ne mentionnent pas l'obligation du serment, bien qu'il y aille de la vie. De même, dans les états de recensement conservés par les papyrus de Kahoun (fin de la XIT° et début de la XI1I1° dyn.) l'énumération des personnes composant une gens n'est pas, semble-t-il, certifiée
par une formule sacramentelle, du moins si l’on suit l'interprétation de Grtrrrrr. Ce ne serait pas là un SOTTAS, Papyrus démotiques de Lille. 6
oubli, plus ou moins volontaire, car il y est fait allusion, incidemment, au serment # # prononcé en d'autres circonstances (pl. IX, 1. 9; pl, X, 1. 4a; pl. XI, 1. 3), et dont la nature est précisée, dans un autre document (pl. XIII, 1. 27 sq), à propos d'une convention d’ordré privé. Les contractants jurent ne pa À Ÿ | : C'est bien le serment royal, en usage dès l'Ancien Empire (cf. Serwe, Inschrift ae den Kauf eines IHauses, ap. Ber. Süchs. Ges. LXIII, p. 147), mais l'obligation en matière censitaire ne paraît pas formellement démontrée pour ces périodes. G. Masrero (Journal des Savants, 1898, p. 98 sqq) suivi par En. Mever (Histoire de l'Antiquité, 1, 2 $ 284) affirme que «la déclaration se faisait sous la foi du serment», mais ses arguments ne sont pas irrésistibles et Grirerrx, dans ses
« Additional notes» (p. 102), n'a pas cru, si je ne me trompe, devoir s'y rendre.
Une fois établie, la coutume resta en vigueur durant de longs siècles. Je citerai un papyrus copte du début de la période arabe (Crum, op. cit., N° 1079, Hermopolis magna) où deux chefs de village, après avoir fourni la liste de leurs administrés âgés de 14 ans et plus, liste probablement destinée à l’établissement de la capitation (àvaxéox)®), en certifient l'exactitude en jurant par Dieu et par le salut du
nouveau maître, Amrou : EIOPR HIMHOTTE IMINANTORPATHOP MIHILETX à] manbpoc.
Sur l'épros Basuuxés, l'étude fondamentale pour le démotisant est l’article de SrrsaerserG, Der Künigseid des demot. Papyrus Berlin 3080, ap. Recueil, XX XVI, p. 167 sqq (fin 1914). Cf. Wircxen, Chrestomathie, Nos 110 et 110 A.
On sait quelle place importante tiennent les comptes de bétail dans les papyrus, inscriptions et monuments figurés. Cf. surtout Ermax, Aegypten, p. 586 sqq; En. Meyer, Histoire de l'Antiquité 1, 2 $S$ 224, 244 et 282; Pap. Kahun, p. 41 sqq; Anmep-Bey Kamar, Un monument nouveau de Sheshonqg I”, ap. Recueil, XXXI, p.33 sqq, Borcrarpr, Sahure, 1, pl. 1, ete. ete. Pour l'impôt sur le bétail, cf. aussi W. M. Mürzer, À. Z., XXXIV, p. 167 sq (avec réserves quant à l'interprétation d'Anastasi V, 16, 4).
$ 1. Ce protocole simplifié, qui, à distance, paraît vague, ne l'était naturellement pas pour les
contemporains puisqu'il n'y avait encore que deux Ptolémées.
$ 2. On remarquera que le nom du déclarant n'est pas accompagné de l'énoncé d'une profession. Vu la modicité des chiffres (sauf dans les N° 16 et 18), les éleveurs n'étaient ni exclusivement, ni principalement des romévec. Le fait a son importance quand il s’agit d'apprécier la nature exacte de la taxe.
L'intérêt de ce paragraphe est dans le correspondant égyptien du titre voudoyns. D'après le passage sus-mentionné d'Hérodote, c'était déjà au voudoyns que les Égyptiens de son temps étaient tenus de faire la déclaration de leurs biens. Chez l'historien, le titre devait avoir encore, et exclusivement, sa pleine signification de gouverneur de province. Mais depuis, la portée du terme s'est modifiée en sens opposés. Accrue quand Alexandre, si l'on en croit Arrien, répartit l'Égypte entière entre deux vudeyæ, on la trouve fortement diminuée lorsqu'on voit le titre porté au Fayoum par des fonctionnaires dont le ressort ne dépasse pas une subdivison d'une des 3 pepides. En outre, lorsque le pouvoir du voudsyne s'étendait, comme jadis, au nome entier, ses attributions restaient limitées à la partie administrative, le ozparnyés étant le véritable gouverneur de province. (Sur ces faits, cf. Lagides, III, p. 138 sq; Grundzüge, p. 10 sq; Preisiéke, Joachim Ostraca, p.40 sqq; M. Encers, Mnemosyne, XLII, N° 2: Jouauer, Rev. Ég.. nouv. série, 1, p. 181 sq). Or notre nomarque Diogène, connu déjà par le pap. Petrie, IT, 13, 20, 8, est un de ces petits fonctionnaires du Fayoum dont il vient d'être parlé. Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que le titre égyptien ne représente, ni une traduction littérale du grec, qui serait apparue aux yeux de l'Égyptien
comme un titre usurpé, ni le correspondant ancien du vrai nomarque. Ce devait être encore
Æ lors de la conquête, s'il est vrai que la réorganisation territoriale accomplie par Psammétique 1% se soit, dans l’ensemble, maintenue jusqu'à l’époque impériale. (Cf. Sremporrr, Die ügyptischen Gaue, p.27 sqq). Dans notre titre complexe, l'élément san convient bien aux fonctions purement administratives du nomarque, quel qu'il soit. Mais, avec le deuxième élément # on rencontre des difficultés. Ce mot, qui, au sens large, veut dire « partie, portion », s'applique, dans l’acception spéciale de «division territoriale», régulièrement aux 3 mepldec du nome Arsinoïte. Or si le même nome comprend un nombre de nomarchies supérieur à 7, ces nomarchies se subdivisent encore en petites pepièec. Il se trouve ainsi que le mot qui traduit d'ordinaire la grande pepis ne correspond iei, ni à la grande, ni à la petite meofs, mais à la subdivision intermédiaire, la vouapyla. On attendrait uepddeyns, puisque le titre existe. Que doit-on en conclure, sinon que # n’a pas encore, à cette époque, une acception nettement délimitée et que peut-être les Égyptiens s'orientaient encore mal, comme nous mêmes, dans cet enchevêtrement de subdivisions alors récemment créées.
$$ 3—4. Pour la différence d'orthographe entre ‘nk, we ou anñauw, la remarque de SPIEGELBERG (Dem. Studien, I, p.17) sur l’absence du complément phonétique ‘ dans le premier cas, se vérifie ici, sauf deux ou trois confusions à peu près inévitables. Pour plus de détails, cf. N. Rercx, Mumientäüfelchen, p. 84 sqq.
Nous avons là le calque presque exact de la formule de serment, également de Philadelphe, conservée par le pap. Petrie, TITI, 56 b (ef. Wicoken, Chrestomathie, commentaire du N° 110 et Lagides, I, p. 236, n. 1 et IV, p. 66) : éuvber Bacrhéx Iroheuaïoy at ’Apotvénr DrAddehgoy, Beobs Adehçoic. Il n'y manque que Oéay (DuAddengey). La présence constante de la con- Jonction «et» devant l’épithète «les dieux Adelphes» témoigne au mieux de ce que la formule à été donnée toute faite par l'administration grecque pour être rendue en égyptien par un rédacteur qui se trouvait peu au courant du protocole. Bien qu'on rencontre souvent dans les textes égyptiens la particule copulative là où nous n’en mettrions point, et réciproquement, sa présence devant une apposition apparaît tout de même comme une anomalie. Par contre, nous ne lisons qu'une fois ‘rm devant n ntrw ‘nk-(w), mention ambiguë. Doit-on entendre «les dieux du serment», expression s'appliquant, soit encore à Ptolémée IT et Arsinoé, soit à d’autres divinités moins terrestres? On lit bien une expression analogue au traité de Ramsès IT avec les Hittites (L 29), mais on sait que l'original était en babylonien. Avons-nous, au contraire, «les dieux vivants»? Dans le second cas, il y a une difficulté, c'est qu'Arsinoé Philadelphe est défunte depuis une-vingtaine d'années. Si le débat sur la date de son trépas n'avait été clos par Boucxk-Lrecrerce (Lagides, T, p. 179 sqq), une pareille mention, supposé qu’elle Soit nouvelle, serait de nature à le ranimer. Mais on sait qu'en égyptien le verbe «vivre» et ses dérivés jouissent du privilège d'exprimer à la fois une chose et son contraire. En outre c’est l'épithète ‘nk 2t — aiwyéfios qui désigne normalement le souverain régnant. Les termes impliquent quelque contradiction. Je propose done de voir dans x ntrav ‘nh(w) une deuxième qualification du couple royal, dont la composante féminine, morte, mais non remplacée (Lagides, 1, p. 184), peut passer encore pour la reine régnante. Traduire «et les dieux du serment» oblige à prendre certaines libertés avec l'orthographe. Si l’on est tenté de passer outre en considération des formules de serment égyptiennes ou grecques un peu postérieures et où l’on invoque « Sérapis, Isis et tous les autres dieux et déesses », la formule grècque contemporaine nous invite au contraire à repousser toute ad- Jonction significative. Peut-être les successeurs de Philadelphe ont-ils cru politique d'introduire,
dans le libellé, des personnalités divines engageant le sentiment religieux des Égyptiens, 6*
autant que leur loyalisme. C'était une habileté de renforcer ainsi la crainte du bras séculier. De même, sous le Nouvel Empire, on jurait «par Amon et par le souverain ».
$ 6. CE. Wiroken, N° 242 : 5ù Ürépyovté pot mpéfara. Sur le prototype de ‘ecoo® : *ecaT : tecoo7, cf. SrIEGELBERG, Recueil, XXII, p. 213, qui admet 1 assyrien Su, M, à (encore usité). Serux, À. Z, XLVII, p. 17, au contraire, se réfère encore à l’ancienne étymologie
th
Lan >. La distinction de deux races, ovis longipes et ovis platyura, a bien été approuvée par la plupart des naturalistes, Taizenius, Dürsr, Gaïrcarb, Lorrer, mais elle conduit à opposer b et sw, si l’on en croit V. Lorer (Préface à la Faune Momifiée de Lorrær et GAILLARD) qui, d’ailleurs, laisse sr de côté. D'autre part, W. M. Mürrer, Recueil, XXXI, p. 188 sqq) écarte les scrupules philologiques de SPIEGELBERG et remet sr en rapport direct avec sw et les vocables sémitiques déjà cités par BruGscx. La forme démotique ne tranche pas la question, mais a l'intérêt de montrer répresenté l’e initial. En copte il n'y a plus de différence entre le singulier et le pluriel et on admet assez généralement que c'est le pluriel qui nous a été conservé. On remarquera cependant qu'en démotique w est exprimé avant l'indice du pluriel. Cf. aussi le nom de la constellation du bélier : À. Z, XLVIIE, p. 147.
Pour «agneau», on à ‘orerb : ''ornb et pour «agnelle», ‘oraerhe : 'orebs, ornbr.
$ 7. SrrecerserG (À. Z., LI, p. 126) a proposé récemment de faire dériver : vieux-Ccopte Bbeemre
et SBaaaute : *bamne : Phaemns de * à LES soit, littéralement, « mouton domestique ». Cette appellation paraît déjà étrange, appliquée à la chèvre, qui, si l’on ne tient pas compte des espèces sauvages, témoigne, par rapport aux ovidés, de goûts d'indépendance prononcés. C'est, en outre, traiter avec désinvolture les passages du papyrus magique de Londres et Leyde, 10, 38; 27, 11 (Glossaire N° 250), où, comme dans nos documents, la graphie accuse le sens «grand bélier du ciel». SPIEGELBERG a-t-il perdu de vue cet exemple, ou fait-il délibérément du groupe démotique le produit d'une étymologie populaire ? Je ne saurais en décider. D'ailleurs l'étymologie populaire amène plutôt une simplification de sens que le contraire et ce ne serait pas le cas dans l'hypothèse envisagée. Il en serait autrement si, refusant de prendre à la lettre «grand bélier du ciel», ou voyait dans Baamite une déformation de se er nom ancien du bélier de Mendès (dont ‘np:t est un quartier). Cf. Perrte, Medum, 21, et Serue, Grabdenkmal des Sahure, IX, p. 89. Si, dans les noms théophores, ® tout court est employé comme abréviation de «bélier de Mendès », de même, plus tard, le nom complet du bélier par excellence a pu servir à désigner l'espèce entière. Que le terme se soit spécialisé dans le sens capra. à l'exclusion d'ovis, cela tient peut-être à ce que les dénominations ne manquaient pas pour la dernière variété. On sait combien sont faciles les confusions entre espèces susceptibles de croisements. L'allemand «Bock», dans le langage courant, se rapporte au deux mâles indifféremment : et nous mêmes ne disons nous pas le boue ou le bélier de Mendès, sans y attacher autrement d'importance? Les historiens grecs, et peutêtre aussi les Égyptiens, nous ont d'ailleurs donné l'exemple. Cf: Lorrer et GAILLARD, 0p. cit, [, p. 87 sq, etc.
Auwh-y dy sh doit s'entendre «que j'ai fait que l'on inserive». W est ici sujet et non régime, la phrase relative sans nt ne comportant pas de pronom rétrospectif.
Dans «à k p nt wz on voudrait voir l'équivalent de la mention èx toosdyuaros: mais l'orthographe exclut la possibilité de lire wz, « décret, ordonnance ».
$ 8. N d:t-y pourrait se traduire «par devers moi», ou quelque chose d’approchant.
Même verbe dans la déclaration copte déjà citée : nnnaapome ENROOT OMINMTIME THPÈ, variante : HNMRAÂART HPOME ENAOOT OMNMTIME.
$$S 10-11. Sur les équivalents grecs et une variante démotique de ce passage, cf. SPIEGELBERG, recueil, XXX VI, p. 174.
Au pap. Rylands IX, 25, 3 (Darius [*) on lit #e-X bty. Le féminin à fini par prévaloir dans le copte “hore : *haTe : ‘Ba : bo. Pourtant Peyrox cite un exemple de nhorTe. On sait que le prototype hiéroglyphique JS était masculin.
$ 12. La mention du mot «petit bétail» avant l'énumération des espèces permet de clore un petit débat entre hellénistes sur le sens du mot mpéfarey. A propos d'un compte un peu embrouillé
Û rencontré dans B.G. U., 133, Harrez (Pap. grecs Rainer, p. T4 sq) à cru éliminer la difficulté en interprétant rofaroy par « Kleinvieh ». Wicokex (Ostraca, I, p. 286, n. 1) repousse cette généralisation en observant que le texte distingue roéfara et àtyes. Notre papyrus complète la réfutation en fournissant pour < Kleinvieh> un mot différent de celui qui traduit roéfars. De même, au papyrus copte du Brit. Mus. N° 390 (du catalogue de Crum — Djème N° 112) ecaw s'oppose à famne. Le terme général est Thnoove, l’ancien = (cf. Orakelglossar, N° 68).
Le sigle © donné par Brucson (Grammaire démotique, $ 146) pour le signe de la soustraction et qui sert à introduire les catégories particulières d’un ensemble, était connu avant l'époque grecque (cef., sous Darius 1%, Rylands, p. 420) et a été adopté par les scribes grecs. (CE Grundzüge, p. XLV.) On trouvera au N° 32 de la présente collection d’autres sigles, servant à la numération, et communs aux deux langues.
$ 13. Pour «agneaux premiers, agneaux deuxièmes », cf., au N° 30, I. 2 : « briques quatrièmes », c’està-dire briques N° 4. Iei l’âge des animaux doit être la base du classement. C’est ainsi que la langue allemande possède des mots différents pour les âges successifs : Lamm (avant 1 an); Jührling (avant 2 ans); Zeitschaf (après 2 ans). La: dentition fournit des points de repère commodes. (CE. Meyers Konversations-Lexikon, s. vx. Schaf.) Pour les signes qui suivent wopn, je ne vois pas d'autre lecture que fp ‘&, «au mois de Thot». Le terme adopté pour définir l’âge des animaux serait donc le début de l’année ordinaire, bien que l’année fiscale commence environ 4 mois plus tard et que les déclarations soient remises en Pachons. Le sens précis doit être «agneaux dans leur 1" ou 2%* année en Thot». Cf, au pap. grec de Strasbourg N° 24 (éd. Prersike), qui est un état numérique du bétail existant en 118 ap. J.-C. à la ligne 7 : xo dprluv émryovñ(c) voù ar(o5) B (£xouwc). Il s’agit de l'an 2 d’Adrien.
D'ailleurs on voit dans les « Additional Notes» des Xahun Papyri (éd. Grrrerr, p. 104),
de la XIT" dynastie, que le classement des bovidés aux planches XVI sq en à A) 25%, è DR et rs A peut-être considéré comme basé sur l’âge des animaux. Les catégories — SUN répondraient à : adultes, de 3 ans, de 2 ans, d’un an. Les mêmes vocables se rencontrent déjà aux Pyramides, $ 1544 sq.
$ 19. Dans B. G. U., 183, il est déclaré 104 mpéfara, 6 aïyecs et 10 doves, et, au papyrus copte précité, 31 moutons et 14 chèvres. Nos papyrus au contraire ne donnent nulle part de chiffre après Baamite, ce qui est un moyen d'exprimer «zéro». La rubrique n'en est pas moins régulièrement inscrite. Ne connaissons-nous pas, nous aussi, les «états néant»? On notera que <zéro» s'écrit en démotique w# (Revue égyptologique, IV, pl. 15) et dans les hiéroglyphes contemporains + (Thesaurus, p. 543 sqq).
N° 21 Reçu d’impositions. — 238 av. J.-C.
Inv. 142 et 144. — 0 m. 270 X O m. 265. — PI. VIII.
Un fragment a été détaché de la partie inférieure de 142 et restitué au N° 4 — 2 xoAuara joints
vers le milieu. Mauvais état de conservation.
Transcription.
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10. [mte-y md] nb n p € er n-k rnac mn mte-y [md nb] n p & er n pey rm s 2 nek hbrw nt kry
11. [no à n] p hrw à hry p nt ef à y akr-k p nt ef a y armmnmpt hn pey [rm s] 2 ne-k hbrav
12. nt kry d]b te hte md nb n p € rn-wù hr pey mktl (9) nt hry e-y dy wy-f a-hr-k e-y dy wy-f
13. [a peyrm s 2 né hry n] hte e-y m-sin . MN n Hns (?) sy Z-Hr pa &r ‘o nt kry a pey mhtl (7) LAN RER EEE J.... ein m-sy à 7 min p hp p se nt kry nt (?) sk M°-R° sy Nyt-w.
Au dessous Erous [1] èmfeto] xÀ méniwxey eis xfuroy . év Apouwé[n Tlñs Oeplorou pepidoc di
Atohhopdyouc Toù Tœapa Anuntetou F 111
SCC Rr
. xat ta Deldwvoc xat Tob petéyou TEAUYOY. |
Traduction.
1. L'an 9, en Épiphi, sous le roi Ptolémée, éternellement vivant, fils de Ptolé[mée et d'Arsinoé],
Lo
. les dieux Adelphes, étant prêtre d'Alexandre, des dieux Adelphes et des dieux Evergè[tes, Apollonidès,]
3. [fils de Mlofs]chifon;] Ménéfcratéia], fille de Phfilammon étant eanéphore]
4, [d'Arsi]noé Philadelphe. Le ......... (2 54 TA Léo, 1 nl de Rene , dont la mère est Re dit
5. à T'hotemheb l’ainé, fils de Sroush, dont la mère est Bast . ....... Tu m'as [satisfait quant aux 2 deben d'argent, soit] 10 statères, soit encore 2 deben d'argent,
6. à l'équivalence de 24 oboles de cuivre au statère, pour l'impôt, la taxe du magdôlon (?) . ... ...
Chons, fils de Téos, mon fils ainé,