‹ Papyrus de?motiques de LilleChapitre 39 sur 65 · Pour les dates, cf. supra, p. 6, in fine · texte numérisé non relu

Pour les dates, cf. supra, p. 6, in fine

3. Entre le nom de Moschion et celui de Ménécratéia existe un intervalle malaisé à combler.

4. Traces malheureusement très indistinctes du titre du premier contractant. On n'ose songer à une corruption de Moxedwv, qui d’ailleurs irait assez mal avec le nom, restitué d’après la ligne 13. L'ensemble laisse supposer qu'il s’agit d'un fermier d'impôts, peut-être du guraxmiév.

5. Le nom transcrit Srws$ est étranger, d'après le déterminatif. Le $ final rend scabreuse l'identification avec Xbpos où gba. Comprendre Pa-Rwm, «le romain», ne constituerait pas tout à fait un anachronisme, mais on sait que les orthographes hiéroglyphiques et démotiques du nom de Rome tiennent compte habituellement de l'esprit rude. — Traduction grecque

rmudéxmods pe. (À. Z., XLV, p. 104; Rylands, p. 118 sqq.)

6. L'expression « À hmt se retrouve au N° 30, IL. 1 et semble une simple traduction de zo2s yahxév. Ipés avec l’accusatif est ainsi rendu littéralement. Il est naturel que, le système ayant été importé par le conquérant, il en soit de même des éléments linguistiques appropriés. Pour indiquer le rapport fixé officiellement du cuivre à l'argent, nous avons ici, au lieu de «2 qite», la tournure équivalente avec le mot «statère», que Grirrirx (Rylands, p. 137, n. 4) s'étonnait de ne pas rencontrer dans les documents. Dans un autre papyrus de la collection (Inv. 247) on à & w':t sttr. Le sigle pour l’obole affecte des formes variées.

La nature de l'impôt est difficile à déterminer. La lecture mktr est hypothétique, en raison de la forme étrange du é supposé. Par contre, le déterminatif est certain, et l'orthographe + À ]les re sous Darius 1% (Æylands, p. 357) nous enlève tout scrupule en ce qui concerne | |, comparé à la séquence 4, À, S':x. C'est pourquoi J'ai pensé à péyawror et aux taxes pour l'entretien des tours de guet surveillant les confins désertiques de la riche province: On connaît, pour l’époque romaine, l'èpovov payiwkoeurarwy (Tebtynis, IT, N° 353 et Jouauer, Vie municipale, p. 261 sqq). Une autre hypothèse, plus hasardée, serait

mr kt, «conducteur de travaux», comme j'ai proposé, faute de mieux, pour le N° 3, I. 2.

Il faudrait que le trait oblique situé d'ordinaire sous | | (cf. SPIRGELBERG, Recueil, XX VI, p. 54) fût écrit à la suite, avec le t, par’: une disposition qui différerait dans chaque document, bien qu'ils soient de la même main. Nous aurions affaire alors ici à quelque chose comme la patente de l'äpyiséxrwv. Tout cela est malheureusement fort douteux. Sur les cautions à fournir par l'éyrréxruv, ef. WiLoren, Chrestomathie, N° 387. Hite et te n'étaient évidemment pas synonymes. On ne peut guère mettre le second terme au génitif, à cause des tournures de la ligne 7, avec deux fois meqy-, et de la ligne 12, où l’ordre est inversé.

Le rôle joué par le fils ainé de Téos dans cette affaire n'est pas facile à définir, en

raison de lacunes bien fâcheusement placées.

8. Dans les contrats, il peut-être préférable de traduire, avee Ræevirrour, WBHP par «associé ».

Cette nuance convient mieux au déterminatif 5+ + qui est ancien (cf. Contrats Égyptiens, p. 334, 358) par rapport à ai du Pap. magique (glossaire N° 649). Ræevicrour semble avoir renoncé à l’étymologie L (encore Précis du droit, p. 911, n. 1; cf. Masrero, Études de Mythologie, 1, p. 290, n. 1), devenue insoutenable en face de *<bHp et du démotique. Les exemples datant d'Amasis montrent que SrieGezeerG (Recueil, XIX, p. 100) avait eu tort de faire de "23f le type des mots importés par les juifs alexandrins sous les premiers Ptolémées. Ermax (À. Z, XXXVIII, p. 8, n. 2) tend à reculer jusqu’au X[° siècle l'emprunt de 37. O. vox Lemm (AT. kopt. Studien, XTIT, p. 167 sqq) à donné une liste des mots composés coptés où WybHp entre comme équivalent de av-. Notre texte ne précise pas la nature de la communauté d'intérêts liant le principal contractant aux deux comparses. Ceux-ci intervenaient-ils comme cautions? Ou, si l'hypothèse proposée est exacte, les trois personnages possédaient-ils des propriétés contiguës et protégées par la tour de guet dont ils auraient, en commun, payé l'entretien ?

pouc dveu mavtès ÜroAGYoU. . . . oùx “EVA AS got mepi Tobry. . . . mo viode Te Auépas. Eùv DE tie co èréhbn ep. l'éroosmon. (À. 2

XLV, p. 109.)

11. Dans le bilingue du British Museum étudié par N. Reicn (Sphinx, XIV, p. l'sqq), t » p hrw a

l4Sur

hry est traduit : àno tfc éveotwonc uépas ri Toy GTavia ypéyey, où encore :"amo rne CALEpor. fuépas èmi Toy del ypévo. Ce rendu de eopar ne semblé guère convenir aux passages du N°1, 1. 8, et du N°2, ext., I. 9, où la fin de l'obligation est envisagée. Le N°21 étant du même monographe, j'avais cru devoir uniformiser. Cependant une interprétation comme «et indéfiniment» est possible, à la rigueur, parce qu'aux N° 1 et ? ne figure pas, comme au N° 3, une deuxième date limite fixe. On trouve d’ailleurs des rédactions avec # z#. "sw, «recu», cf. le commentaire du N° 6, 1. 13. — On pourrait être tenté de lire #” sk comme à la fin de plusieurs pièces préptolémaïques (Contrats Égyptiens, p. 100; 170; 324; 328; 336), mais cette variante parait contraire aux habitudes de Marrès et il vaut mieux admettre un lien avec ce qui précède.

Enregistrement grec.

La copie est de Jouauer, mais J'assume seul la responsabilité de la restitution [1]. Cet enregistrement sera étudié dans le 3° fascicule des Papyrus grecs de Lille.

Pour le nom de la localité, ef. le commentaire du N° 6, 1. 7.

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