‹ Papyrus de?motiques de LilleChapitre 50 sur 65 · Les · texte numérisé non relu

Les

Les papyrus du Caire (30605, L. 11 et 31179, 1. 12) présentent les mêmes clauses et en partie les mêmes expressions. Il n'y est pas question de se joindre en cortège aux prêtres, mais d'accompagner les divinités, ce qui au fond revient au même. Par contre il est fait allusion à l'enterrement des crocodiles sacrés, des «dieux Souchos» et cela nous replace dans le cadre tracé par les ostraca d'Ombos. Ce parallélisme rend tout à fait claire la mention «comme l'autre année», de 30605, étant donné qu'à Ombos les obsèques d’animaux sacrés étaient solennelles, au sens strict du terme. $

La restitution à la fin de la ligne 12 peut se justifier par Caire 30605, L. 4 : p ‘y htp p msh. On aurait ici l'équivalent ispxxorapstoy sur le modèle de xponodsrhoragetor. L'article maseulin conservé empêche de restituer gst, comme dans les passages analogues du Caire.

« Alors qu'il peut le faire». C£ Guvarès &v (Dronore, 1, 77).

clauses pénales afférentes aux fautes commises envers les notabilités du thiase se retrouvent dans tous les parallèles. Au Caire il est question du Aemnnuwe; à Berlin du Aaujane. Si dans le cas présent, on devait lire w'b au lieu de ën, on n'en aurait pas moins le correspondant de l'écytepebs. Sur le $ à, cf, en dernier lieu, G. Leregvre, Annales du Service des Antiquités, XX, p. 96. Quant à pe-f r, c'est à coup sûr l'équivalent du m4 sn des autres documents. Je les rends tous deux par «<coadjuteur». On sait que le titre Me9cHaT s'est conservé dans la hiérarchie des communautés chrétiennes. Cf, en dernier lieu, SAN Ni0o10, IT, p.97, n 1

À Berlin on envisage aussi le cas où le Aawane, comme ici le mopspffne, serait l'offenseur et l'amende est aussi plus forte quand c’est l'autorité qui se met dans son tort, selon l’adage «noblesse oblige ». La tournure manque ici de clarté et pourrait entraîner des confusions, mais on en retrouve une toute semblable à la ligne 25, quand il est question d'adultère et que le doute n’est pas permis. Quant au sens exact des mots Len$ et mhy, on peut le tirer de leurs substituts coptes owoTuy et Mruje. Le premier est rendu par Aocpe; le second par matässeuw. On peut se demander si, au lieu de l'interprétation antérieure : «médire » (Boucxé-LEcrErcQ) on ne doit pas comprendre le passage de Magdôla grec : & ts d/(U),Gv raxoteper, Ôwa, plutôt ainsi : &v Tic bpGv xaudit iepéa, V. 1. 23. =

On verra plus loin au tableau des amendes que, dans les papyrus du Caire, chaque article ayant trait aux insultes ou violences faites à des personnes déterminées, comporte un double tarif. Le second chiffre, majoré d'un tiers environ, est introduit par la phrase : p nt e-f r-f, que SPIRGELBERG traduit, avec doute : «die, welche er (weiter) begeht». Que fautil entendre? L'idée de récidive? En tout cas, c'est bien de réciprocité qu'il est question, comme à Berlin et à Lille, quoique sous une forme abrégée. Car, d'abord, pour la catégorie multiple des rm ‘8, la tournure est au pluriel : p nt ex r-f. Puis il y a un cas qui ne comporte pas de réciproque, c’est celui de la mauvaise conduite envers un membre quelconque de la corporation; et en effet l'article correspondant fournit un seul chiffre. La série de clauses pour laquelle SrreGez8erG hésitait devient done parfaitement claire, le type général étant : «Offense faite au grand prêtre : x deben. Celle qu'il ferait (lui-même) : x + y deben.»

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