‹ Papyrus démotiques de Lille. Tom. IChapitre 16 sur 60 · Corr. t ‘ en t £°t · texte numérisé non relu

Corr. t ‘ en t £°t

. Corr. M° en M°-R*.

243 av. J.-C. — Ghôran 9. — Momie à couronne. — Inv. 280. — O0 m. 064 X O m. 207. — PI. XI.

J'ai déja donné de cette pièce un facsimilé au trait à la suite de ma communication à l’Académie

des Inscriptions de février 1920 (C. R., p. 233 sqq). Les difficultés de la reproduction photographique,

causées par la teinte du fond, ont nécessité des retouches. Seule la partie centrale a été laissée telle quelle.

Transcription.

. Hsp 4 bd 4 $m n th t ms Hr n Pro Ptlwmys ‘nk 2t sy Pthomys

rm Rsyn n ntrw snw Z mr (?) kt (?) bk Dhuty ‘o ‘o wr nb Hmn p ntr ‘o Z-Hr sy Z-Hr muc-t-f Sdm:t

. R P-ady-Nfr-Tm sy Pa." LS PR er Ce Jan mnetu n p Stqy p dmy Sbk p [‘y]

.Rsyn n tt Tmsts t hsp 44€ bd 4 8m n tkw t ms Hr Pr'o ‘nb 2t &

. ksp ôt bd tp ’h ‘rq a hrw 34 pe-w p$ 17 a hrw 34 ‘n e-tn wh-f mte-y hn pe-y ss hruw nt sh kry [mte-y tm] |

6. ’n-f a p m° nt e-tn z ny en s ar-f hn p t3 "Rsyn hn ru 5 n wkh-f nt e-tn r-f

. [y] ‘r md nb nt etn z[ta ’rm-y]

Traduction.

. L'an 4, en Mésoré, fêtes des lampes, naissance d'Horus, sous le roi Ptolémée, vivant éternellement, fils de Ptolémée

. et d’Arsinoé, les dieux Adelphes. Le conducteur de travaux, serviteur de Thot bismégiste seigneur

d'Hermopolis, le grand dieu, Téos, fils de Téos, dont la mère est Sedmet, dit

. à Pateutémis, “fils de Pa-.…, , dont la mère est [...... ROLEARE AT PSS He ], gardiens de la prison du Bourg-de-Souchos

. Arsinoé, du district de Thémistès : A partir de l'an 4, en Mésoré, fêtes des lampes, naissance d'Horus, sous le roi éternellement vivant, jusqu’à

. l'an 5, le 30 Thot, soit 34 jours, dont la moitié est 17, soit encore 34 jours. Si vous me le

réclamez pendant ce délai susmentionné [et que je ne] l'amène . [pas] à l'endroit où vous me direz de l’amener dans le nome Arsinoïte et dans les 5 jours de votre réclamation,

. [je] me conformerai à toute condition que vous [m’imposerez].

Commentaire.

Notre document est certainement de la main du même Marrès qui a signé les N° 1, 2, 4 et 21, Il

est man

La clau

ifestement incomplet. Ce devait être une pièce annexe ou un avenant à un contrat plus explicite,

se principale manque, mais la comparaison avec les N° 1, 2 et 4 montre que Téos engage sa

responsabilité envers les gardiens de la prison du lieu dit Arsinoé en ce qui concerne un personnage dont

il garantit la présence en un lieu à fixer et dans un délai donné. Ce dernier point est mieux précisé que dans les autres cautionnements, qui ne mentionnent que le point de départ de l'obligation et non les deux dates limites. Il est probable que nous avons affaire à un avenant de prolongation, succédant à un contrat du modèle connu par 1, 2 et 4, et dont l'effet expirait le 1% épagomène.

J'ai traité la question de date dans mon article des Comptes Rendus et montré comment notre texte fournissait, pour la notation des épagomènes, l'intermédiaire entre les libellés grecs du AE Mecopï ära(youévuv) €? et le passage relevé par Bruëscn sur la stèle Maunrer (Louvre, E 7822) nn ll OuufN pe a A 0 dl = PET NVE J'ai éliminé, après vérification sur l'original, les corrections MES deJ. L. RM

au lieu Ko = et suppression de $), reproduites par En. Meyer et qui ont entrainé des erreurs ; interprétation.

Pour le reste de la discussion, je n'ai rien à ajouter, sinon qué j'ai omis à dessein d'y faire intervenir le papyrus de Turin reproduit aux planches 152—3 de Prevre et Rossi. La publication ne permet pas d'apprécier les faits avec une exactitude suffisante et quant aux données fournies par A. H. GARDINER, qui doit avoir vu l'original, elles me paraissent comporter quelque contradiction, au moins apparente. Dans son article de 1906 (À. Z., XLIII, p. 138 sq), il fait commencer le document au dernier jour de l'été; suivent les épagomènes. Dans une brève note de 1918 (J. Æ. À., p. 190, n. 3), il est question d’un « journal commençant par les jours épagomènes de l’année 13». Dans ces conditions, il est prudent de s'abstenir.

Par contre je signalerai un nouveau témoin du phénomène de décalage reconnu par GarpiNer. Dans le Livre des Morts de Nefer-Renpet (XVIII dynastie) publié récemment par ©. Ricxærrs, on lit, au Chapitre LXII :

Ill ler

AHONREE = ON re AI IST

y a lieu aussi d'ajouter aux exemples des dates par épagomènes, rattachés à Mésoré, le papyrus de Turin mentionné Lagides, IV, p.150.

1. T' ms est ici le substantif ANS qui se retrouve précisément dans le fayoumique Texier, cité par PEYroN (d'après QUATREMÈRE).

2. Pour la lecture très incertaine du premier titre, cf. le commentaire du N° 21, 1. 6.

3. Pour la transposition Ilareuraue, cf. Dem. Studien, I, p. 23, n. 1, et Rylands, p. 260, n. 1. Il semble que le nom de la mère et ce qui suit ait été effacé volontairement. L'espace paraît d'ailleurs trop restreint pour que le nom du troisième contractant puisse s'y trouver à l'aise. Et pourtant le discours est bien à la 2° personne du pluriel.

D. Le curieux composé des deux mots signifiant «jour», cow- et 0007, se rencontre assez fréquemment, par exemple : Louvre, 2429, 2436: Berlin, 3103; Rylands, 21. Aux traductions de Grirrirx «time and day», calquée sur celle de Rzvirrour, et «date», je préfère la nuance marquée par SPIEGELBERG, « Frist». L'orthographe de notre N° 3 montre bien qu'il

ne s’agit pas de deux mots distincts. Dans Caire 30602—3, «temps» (passé).

247 av. J.-C. — Ghôran, Chaussure 30. — O0 m. 253 X O0 m. 170. — Inv. 143 + 146 + 147 + 2 fragments de 150 + 1 fragment découpé dans le N° 29, marge droite, écriture au verso. — PI. I.

Transcription.

Scriptura interior.

1. [Hsp 58 nt r] ksp 39 "bd 1 prit 20 n Pro Ptlwmys sy Pthwmyls Z ay Pr“o n p dmy Sbk p ‘y "Rsyn] 2. [Z-Hr] sy P'o-22 mut-f Hr n Pylgs[ns] p ts rsn tt Tmst[s]

D DNA UIE SN M

MR EE Hi Hi M pi D I OO © R © D mi ©

. Drm (?) .. sjygns 8p-y dt «y Pro GylS sy Dluot-m-hb mut-f T-ady- Mn nt zth dit-k

[dy-k] s dt-y mtey dy hf ahr-k pe-k rt ge p dmy Sbk p ‘y Rsyn n tt nt hry t hsp [38]

. [nt ?r hsp 39 bd 1] prt 20 nt hry n ss nb nt er-k ‘r-k En a t © nt hry e-r-k wh-f ey nf nk

Le 2 A Je 2 x a pm nt e-T-È Z NY EnSs

[arf n pt] Rsyn hn hro 5 n wb-f nt e-r-k vf n ss nb nt er-k ra r-k ën a t € nt kry

e-f p bn

Lrpy n ntr] key Pro ‘ynk ‘y-nht e-r-k wch-f mte-y tm nf n-k a p m nt er-k 2 ny [en s ar-f hn] hrw 5 n ach-f nt e-r-k vf n ss nb nt e-r-k rc r-k ën à t € nt hry hn p t$ nt

kry e-y r md nb

.Qnt er-k atac rm] rn n hru-k n p hrw nt ms pey rw 5 nt hry n hte ‘t mme nt nb nk nb

nt mte-y kn° n nt e-y dy hpr [é we n] phpnt St nt Lry S-te-y rnk hkts bn e-y rh 2 ‘r-y n-k a hk md nb nt hry nt St nt kry dt-k pe-k rt

.[p ntthte] a md nb nt ef ztac rm-y rn md nb nt hry mte-y rx hrw-f n hte ’t mne Sh M°-R°

sy Nyt-w.

Scriptura exterior.

Hsp 38 ’nt r hsp 89 "bd 1 prt 20 [n] Pro [Péjhomys [sy PE homys p ntr nt lq hb ‘nh zt w'b n °Lgs[trs] rm n ntraw snw Tlpwliwms

. Rhbtw ”....wtg.. st Mnemqus fy tn nwb

m °bh Rsyn t mr sn Z wy Pro n p dmy Sbk p ‘y "Rsyn Z-Hr sy P-'0-z2 mot-f Hr-b n Pylgsns p ts rs ntt Tmsts n .... sygns p ts rs n p t "Rsyn

. &p-y dt wy [Pr-o] GylS sy Dluct-mhb mu:t-f T-ady- Mn nt zth dt-k dy-k s . dt-y mte-y dy e“h-f a hr-k n p dmy Sbk p ‘y ‘"Rsyn nt € nt hryt . ksp 38 nt ‘r hsp 39 "bd 1 pret 20 nt hry n ss nb nt e-r-k à ‘r-w r-k 8m a t € nt kry e-r-k wh-f

ey ‘nf n-k

.[a pm nt e]-r-k 2 n-y en s ar-f np té ]R[syn hn hrw 5 n wh-f]

.nter-k r-f n ss nb nt e-r-k [a ‘r]-w0 °r-k ën a t nt kry ef p bi n rpy n ntr kuy [Pr-'o] ‘y nk ‘y-nht er-k wvh-f mte-y tm nf n-k a p m° [nt e-r-k z n-y]

en s ar-f hn pey t& nt hry [hn hrw] 5 n wh-f [nt e-r-k ‘r-f n ss nb nt er-k à ’r-w ’r-k &n] cat ent kry ef p bn rp[y n ntr hoy] Pro ‘y[-‘nk ‘y-nht e-y 7]

. md nb nt e-r-k to rmf-y rn n hru-k n p hrw nt m-s pey hrw 5 nt hry n hte t mne nt nb] .nk nb nt mte-y hn° n nt e-y dy kpr-w t we n p hp nt £4t nt hry SC-te-y r n-k ht-s]

bn ey rh 2 r-y nk a k md nb nt hry n t + nt hry dt-k [pe-k rt p nt t hte a md nb]

. [nt ef at rm-y vn md nb] nt kry mte-y ’r-w a hrw-[f n hte ’t mne Sk M°-R° sy Nyt-w].

Traduction.

Scriptura interior.

. [L'an 38, qui est] l'an 39, le 20 Tybi, sous le roi Ptolémée, fils de Ptolé[mée. Le cultivateur

royal du Bourg-de-Souchos Arsinoé,]

. [Téos], fils de P-'o-z7, dont la mère est Hérieus, [dit] à Philox[énos], chef des vigiles du district de Thémist[ès] EUR PR CONRORE sJigénès. Je me porte caution pour le cultivateur royal Gyl-Isis, fils de Thotemheb,

dont la mère est Tatémounis, qui est emprisonné par ton entremise.

4. [Tu] me l’[as confié] et je le ferai comparaître devant toi ou ton représentant dans le Bourg-de- Souchos Arsinoé, du district susnommé, à partir de l'an [38],

D. [qui est l'an 39,] le 20 [Ty]bi susdit, pendant tout le temps que tu passeras à inspecter le district susnommé. Si tu le réclames, je te l’amènerai à l'endroit ou tu me diras de l’amener

6. [dans le nome] Arsinoïte et dans les 5 jours de ta réclamation, pendant tout le temps que tu passeras à inspecter le district susnommé, sans qu'il puisse se réfugier près

7. [du temple d’un dieu], d'un autel du roi, d’un lieu de serment ou d’un lieu d'asile. Si tu le réclames et que je ne te l'amène pas à l'endroit [où] tu me diras

8. [de l’amener et dans] les 5 jours de ta réclamation, pendant tout le temps que tu passeras à inspecter le district susnommé dans ledit nome, je me conformerai à toute condition

9. [que tu m'imposeras] impérativement, le jour qui suivra les 5 jours susdits, obligatoirement et sans délai. Toute chose, tout bien m’appartenant ou que je pourrai acquérir

10. [constituera la garantie du] droit établi par l'acte ci-dessus, jusqu'à ce que j'aie agi envers toi en conformité. Je n'aurai pas le droit de dire : « J'ai agi envers toi conformément à tout ce qui est écrit ci-dessus dans l’acte ci-dessus qui est entre tes mains». C’est ton représentant

11. [qui aura qualité pour rendre exécutoire] toute condition qu'il m'imposera en vertu de tout ce qui est écrit ci-dessus et je me conformerai à son ordre, obligatoirement et sans délai. Écrit par Marrès, fils de Neitheus.

Scriptura exterior.

1. L'an 38, qui est l’an 39, le 20 Tybi, [sous] le roi [Pto]lémée, [fils de Pto]lémée, le dieu destructeur

2. du mal, éternellement vivant, étant prêtre d'Alex[andre] et des dieux Adelphes Tlépolémos,

SAIS TO AT IADALES EN, AND 00, , fille de Ménémachos, étant canéphore

4, d'Arsinoé Philadelphe. Le cultivateur royal du Bourg-de-Souchos Arsinoé,

5. Téos, fils de P-‘o-zz, dont la mère est Hérieus, dit à Philoxénos, chef des vigiles

6. du district de Thémistès, et à ..... sigénès, chef des vigiles du nome Arsinoïte.

1. Je me porte caution pour le cultivateur [royal] Gyl-Isis, fils de Thotemheb, dont la mère est Tatémounis, qui est emprisonné par ton entremise. Tu me l'as confié

8. et je le ferai comparaître devant toi (ou ton représentant) dans le Bourg-de-Souchos Arsinoé, du district sasnommé, à partir de

9. l’année 38, qui est l’année 39, le 20 Tybi susdit, pendant tout le temps que tu passeras à inspecter le district susnommé. Si tu le réclames, Je te l’amènerai

10, [à l'endroit où] tu me diras de l’amener dans le nome [Al]rfsinoïte et dans les 5 jours de ta réclamation, |

11. pendant tout le temps que tu passeras à inspecter le district sasnommé, sans qu’il puisse se réfugier près du temple d’un dieu, d’un autel [du roi,]

12. d'un lieu de serment ou d'un lieu d'asile. Si tu le réclames et que je ne te l'amène pas à l’endroit [où tu me diras]

13. de l’amener dans le nome susnommé [et dans les] 5 [jours] de ta récla[mation, pendant tout le temps que tu passeras à inspecter]

14. le distriet susnommé, sans qu'il puisse se réfugier près du tempfle d'un dieu, d'un autel] du roi, d’un lieu [de serment ou d’un lieu d’asile, je me conformerai]

15. à toute condition que tu [m’}imposeras [impérativement le jour qui suivra les 5 jours susdits,

obligatoirement et sans délai. Toute chose,]

16. tout bien m'appartenant ou que je pourrai acquérir constituera la garantie du droit établi par

l’acte ci-dessus, Jusqu'à [ce que j'aie agi envers toi en conformité.]

17. Je n’aurai pas le droit de dire : «J'ai agi envers toi conformément à tout ce qui est écrit ci-

dessus dans l'acte ci-dessus qui est entre tes mains ». [C’est ton représentant qui aura qualité

pour rendre exécutoire toute]

18. [condition qu'il m'imposera en vertu de tout ce qui est écrit] ci-dessus et je me conformerai à

[son] ordre, [obligatoirement et sans délai. Écrit par Marrès, fils de Neitheus.]

Commentaire.

1. (d'après la scriptura exterior). — L'indication du quantième dans la datation (ici et au N° 2) est

une rareté à cette époque. Cf. Rylands, p. 33.

Nt lg kb. Nous avons là un des plus anciens exemples d’un prédicat correspondant à sure. On cite cependant un papyrus démotique de l’an 29 de Philadelphe et une inscription de l'an 37 (cf. Revirrour, Revue Égyptologique, I, p. 14, et Lagides, III, p. 35, n. 1). Au décret de Canope (1 22) on lit nt nhm. La transcription pure et simple swtr est plus tardive. Le choix de l’épithète ne paraît ni régional, ni chronologique, car on retrouve la même qu'ici au pap. Rylands N° 16 qui est de 152 av. J.-C. et de la Thébaïde.

2. Le prêtre d'Alexandre est ce même Tlépolémos, fils d'Artabatès, que nous font connaître, outre

la pap. dém. du Louvre N° 2438 (Chrest. Dém., p.257), cinq mentions en grec des papyrus Petrie (cf. Lagides, III, p. 45). La lecture confirme le rapprochement avec Tanrékemos à ‘Aptardrov, sauf la différence insignifiante de d à p; elle infirme la leçon Altibios de Revirrour. Si le prêtre d'Alexandre est le même en l'an 38 de Philadelphe et en l'an 2 d'Évergète, par contre, la canéphore a changé : [rohepas % Obiwvos en l'an 2 (mêmes sources). Nous avons là un cas de maintien en fonctions du prêtre éponyme pendant plus d’une année, antérieur à celui d'Apollonidès, qui figure au décret de Canope. La question se pose de savoir si la place a été occupée par Tlépolémos pendant 2 ou 3 ans. Les «archives de Zénon» ont permis récemment à M. Encar (Annales du Service, XVIII, p. 61) d'obtenir la séquence des années fiscales au moment du changement de règne : LA; LÉ; Ly; LG. Logiquement on devrait avoir la série parallèle des années régnales égyptiennes : 38; 1; 2; 3; mais on admet que Philadelphe est mort en la 39° année de son règne et le problème touchant la suture

n’est pas entièrement résolu. (Cf. Lesquier, Rev. Eg., nouv. série, II, p. 143 et 161.)

3. Nous avons vu que la canéphore de l’an 38 ne bénéficiait pas de la même prolongation. Bien

mieux, il doit y avoir eu cette année là deux canéphores successives. JouGuer me signale que le N° 521 des archives de Zénon, en date du 5 Pharmouthi de l'an 38, porte xaynpépou ’Apotvéns Draadérgou Meylorns 1%e Diwvos. Un changement serait done survenu dans l'intervalle de deux mois et demi entre le 20 Tybi et le 5 Pharmouthi.

r le nom de ville Arsinoé, cf. J. A., p. 159 sq et 174 et aussi le commentaire du N° 6, 1. 7.

Apotvo êmi Ttoù Ceiyuatos (variante : ywmatoc) n’a pas encore été située, à ma connaissance. Il n’est peut-être pas défendu de rapprocher yôu« de ‘ au N° 2.

Comme dans mon article du J. À., j'emploierai les abréviations : A, pour désigner les personnes qui fournissent la caution; B, celles qui la reçoivent; ©, celles qui en bénéficient. Iei À est un factAtwxds Vewpyéc, et cela entraîne deux conséquences. D'abord, l'appellation Bourg-de-Souchos, xwyn Xebyov, n'implique pas que le territoire d’une localité soit classé, du moins en totalité, dans la isoù ÿñ; une portion au moins peut être de la yñ Bactwmf. En

second lieu, À agit en simple particulier, même s'il porte quelque titre officiel, comme cela arrive quelquefois. Cette constatation semble trancher une difficulté qui m'avait un peu arrêté en 1914 et éliminer certaines hypothèses nées de cette incertitude. Dans le Ady (ms n) Kmy, À du N° 1, je ne vois plus un garirre, mais un Ilépons rüs émryovñc. Cf. Lagides, IV, p. 30 sqq, et SrreceLBera, Dem. Chronik, N° 332. Le dernier auteur admet, en fin de compte, pour Mdy une double interprétation : La nouvelle, soit «Mède», équivalant à Perse, et l’ancienne, soit Ke LRU troupe recrutée, comme on sait, depuis une époque très reculée, dans la peuplade nubienne du même nom (devenue les Bedjas actuels, selon H. Scnirer). De ce qu'auparavant ces contingents ont été volontiers affectés à la police intérieure, ce qui est souvent le lot des troupes étrangères, il ne découle pas nécessairement qu'aux temps ptolémaïques on ait à identifier Mdy et guvkaxirns, surtout si l’on tient compte du sens élargi de MAàTOI.

C'est donc à un «Perse de l’épigonie» que nous aurions affaire, tout de même que dans des cautionnements grecs d'époques variées (Mirreis, N° 47, 101 et 353). Notre Mdy étant ainsi rendu à sa nationalité, rien ne nous empêche plus d'établir la coïncidence entre la hiérarchie des « vigiles », telle qu'elle ressort de nos documents, et celle des qguhaxiru. Cette dernière vient d’être étudiée à nouveau par M. Excers (de Phylacitarum epistata, ap. Mnemosyne, XLV, 3; C. R. par Joucuer dans Rev. Ég, nouv. série, I, p. 281) et les éléments essentiels se retrouvent dans les deux cas.

On est encouragé à soutenir cette interprétation par le fait que, dans les documents grecs déjà mentionnés, le rôle de B est tenu, tantôt par un &pyiouhaxitns, tantôt par à rerayuévos meùds tn quhaxñ. L'analogie est complète. C’est pourquoi un titre comme ts rs:0 m’apparaît aujourd'hui, non seulement comme l'équivalent, mais comme la traduction d'apytguhanitre, la population indigène ayant abandonné les anciennes appellations en ce qui concerne la hiérarchie policière. On comparera mate HOOPIT Ha HMe (Rev. Ég. X, p. 46 — Djême N° 115).

5.—6. L'archiphylacite du district de Thémistès sera le même Philoxénos en 244 (N°1). Par contre l’archiphylacite du nome sera, la même année, un nommé Héraclidès (N° 2). Est-ce lui qui sera chargé, quelque 3 ans plus tard, de faire arrêter les trafiquants d'huile pour spéculation illicite? (Lille grec, N°3, III, 57 — Wircxen, N° 301.)

Ainsi il n’y a que B qui figure dans nos contrats en raison de son caractère officiel. Si A et C portent quelque titre, c’est là pur accident dont on peut dire simplement qu'il ne les exclut pas des transactions de cet ordre. Je m'’arrète donc à la troisième hypothèse que j'avais émise dans mon précédent travail (p. 172) : « C est un condamné de droit commun ayant à purger une peine de prison, mais que l'État, bon ménager de ses deniers, préfère donner comme esclave temporaire à un de ses petits fonctionnaires ou vétérans (ou même à d'autres individus) qui en deviennent responsables, plutôt que d'entretenir de dispendieux établissements pénitentiaires ».

Nous retrouvons là le même esprit d'économie que dans la réforme mise par Hérodote (II, 137) et Diodore (I, 65) au compte de Sabacon, lequel n'appliquait pas la peine de mort, mais employait les condamnés à des travaux utiles. La même tendance est attestée bien plus anciennement encore dans le papyrus hiératique 1116 de Pétrograd (Garner, J. E. À, I, p. 26) : «Ne tue point, car tu n’en tireras aucun profit, mais punis par la bastonnade et l’'emprisonnement et ainsi le pays sera prospère ».

Dans nos documents, il ne s’agit pas de commutation de la peine de mort en celle des travaux forcés, mais de mise en liberté sous caution fournie par un tiers, et avec cette nuance

SOTTAS, Papyrus démotiques de Lille. 3

que le garant ne paraît pas faire simplement acte de complaisance, mais acquérir des droits au travail de son protégé. Sans quoi il n'aurait pas été spécifié, au N° 1, que © continuerait son service de policier. S'il avait recouvré sa liberté entière, la chose allait de soi. D'ailleurs je dois à la haute compétence de M. En. Cua ce précieux renseignement qu'un usage analogue était répandu dans l'Empire romain et pourrait passer pour un des nombreux emprunts faits aux institutions égyptiennes. On en retrouve des traces dans l'Égypte byzantine. Ex. : B. G. U., N° 255 (Fayoum, 595 ap. J.-C.) éxnviua xap@ Toro éménrioere [O]iapepéy[twc] Tapapiy dv Th Omuocix opoupa Tic mpoavagepouévns Meugurüy [rokëwc]. De même sous la domination arabe. Dans le papyrus de Djême déjà cité, on lit : HTeperwine neo OITOOTTHTTH ATETHENTOT ATETHMAPACRETATE MMOOT HAL COOP ETEPTAGRH MIIRACTPON %HME.

Les cautionnements tiennent une si grande place dans la présente collection qu'il ne sera pas superflu d'étudier d’un peu près les termes égyptiens qui se rapportent à ce genre de dispositions contractuelles. Déjà en 1914 j'éprouvais quelque scrupule à adopter d'emblée l'explication de WNTUPE fournie par les commentateurs allemands : « die Hand fassen ». Après y avoir réfléchi maintes fois depuis il ne m'apparaît toujours pas que les choses soient aussi simples. Que Srerx (Xopt. Grammatik, p. 64) ait eu tort d'isoler un mot Twpe : Tops, «Bürge»; que Brucson (Thesaurus, p. 493 sq.) ait erré encore davantage en proposant l’étymologie RE que Serxe, au contraire (À. Z., L, p. 91) ait eu raison de confirmer que le deuxième élément remonte à ne cela va de soi. La difficulté n’est pas là, mais bien plutôt dans l'hypothèse de l’évolution immédiate d'une expression de la forme Sp-y drt en erynTope. En copte le mot «main», pris dans son acception usuelle, a perdu son état absolu Tope. Je ne connais qu’une exception : T&pr dans le passage de Daniel, 5, 5, auquel renvoie Srerx (Gramm., p. 64). Par contre des sens dérivés et spéciaux comme TPE : TOpPI «instrument» (PEyron, p. 249 sq) et Tope «poignée » (SeTKe, loc. cit.) ont mieux résisté. Quant à l'état construit Te-, on ne le trouve plus en copte, si ce n’est dans les prépositions composées. Sa présence devant le génitif en w-, soit TK- : Tert-, semble attester “que la réduction du volume phonétique est déjà ancienne. En copte de transition, seul l'état pronominal TooT= est attesté. Enfin il est très remarquable qu’au papyrus magique de Londres et Leyde, sur une soixantaine d'exemples du mot, il n'y ait que 5 emplois à l'état absolu (12/8, 13/18, 15/4, 23/5, Verso 32/8), tous écrits dans la «forme hiératique » (sans le # final, sauf 23/5, distinction non indiquée au glossaire, N° 981), fait qu'on peut interpréter légitimement comme une marque d’archaïsme. A noter encore l'existence de Gix : 1x au Pap. mag. et ailleurs (cf. SrrecererG, À. Z., LIII, p. 123): et encore les expressions IATOOT-, «laver les mains»; OAOTOOT-, <continuer»; RATOOT:, «abandonner»; ŸTooT=, «aider» ; OITOOT=, «attaquer», eRTOOT=, «terminer», toutes de composition limpide; enfin WynTooT=, «saluer, fiancer». Cette dernière est particulièrement à considérer, comme englobant les mêmes éléments que wnrope. Elle est attestée en démotique dès le premier Setne (1% siècle av. J.-C., selon Gærrrirx, Stories, p. 14): VI, 1. 7: Sp-uw d:t-f a n grw, «ils le reçurent sur le rivage». Si l'on en rapproche la tournure aTWNTOOTE MMAPIA, on peut en induire que le changement de conjugaison a eu lieu lorsque Twpe était déjà hors de l'usage. Ainsi unrope ferait exception, et peut-être aussi prwpe, dvaxpobecbat (Srern, Gramm., p. 314; Cru, Cat. copt. Mss. Brit. Mus., p. 58), en ce sens que ces expressions seraient devenues des mots composés inséparables, avec fusion de sens des éléments, en un temps où Twpe existait encore à l’état libre. À moins de supposer, comme jadis Ermax (Neuügyptische Grammatik, $ 7) qu'un démotisant écrivait S$p-y et

prononçait e-y $p, hypothèse abandonnée, on voit qu’au IIT° siècle av. J.-C., l'amalgame n’est pas réalisé. Pourquoi dans un cas wnTooT- et dans l’autre wnTwpe? A mon sens, la conservation de l’ancienne forme est due à l’existence des substantifs composés #p-dr:t, «garant » ou «garantie», conservés en WnTwpe et où la synthèse à pu s'opérer sans trouble, par suite de l'absence d'un pronom sujet intermédiaire et d’un régime qui permette la substitution de l’état pronominal à l’état absolu. D'où, normalement, les verbes Fwenropr, XIUENTOPE. L'infinitif WnTope aurait pu se constituer par analogie avec les substantifs, processus facilité peut-être par l'emploi fréquent de la 1" pers. +tunrope, devenant tunrope. De l'infinitif dériveraient subséquemment les doublets PequnTope et MHTpEqunTope. La chute du p a produit wyTwpe : WwTwpr, verbe et substantif, d'où METWTOPI et epRyTopr. Peut-être y a-t-il à l’origine de ces formes une métathèse suivie d'une confusion, p étant pris pour l’article. On paraît admettre communément, après REviLLouT, que orvglwcts est une transposition de wTrwpr. C’est peut-être faire remonter un peu haut la chute du p, à moins qu'il y ait eu choc en retour et qu’on doive envisager la séquence WNTOPE > srvplwot >> WUTOPE qui expliquerait mieux d’ailleurs l'existence simultanée des deux formes coptes synonymes. Mais s’il est vrai, comme l’affirme Revirrour (Précis du droit, p. 608), qu’« en droit national

égyptien il n'existe pas de caution», n'est-il pas difficile d'admettre que ce soit la langue égyptienne qui ait imposé cet élément de vocabulaire au conquérant importateur de la coutume ?

En copte la mention du débiteur est introduite par -, MMO= (aussi €-, epoz=, avec une nuance particulière, par exemple dans CÜrum, Ostraca, N° 42) et celle du créancier par €TM-, ETOOT= Où OROTH-, O&OTH=. La chose garantie est annoncée par M- ou une phrase, soit en e avec l’infinitif, « causatif» ou non, soit subordonnée avec xe.

En fait d'exemples de l'expression autérieurs aux temps ptolémaïques, on rencontre au pap. Rycanps N°9, pl. 20, 1. 17 sq : &p-w © n n w'ba n p kd 10 (p. 246). L'éditeur traduit : « The hand of the priests was taken for the pieces of silver» (p. 105), et «take

promise of (?)» (p. 393), avec renvoi au pap. d'Eléphantine N° 1, I. 5. (C£. J. 4., p. 152 sq). No 2400] 2 O0 @ L==vi) SUR dans les Maximes d'Ani (Crapas, l’Egyptologie, p. 150) et dans un ostracon du Caire

(Daressy, Catalogue général, N° 25245, pl. 51) : soie QU d Malheureusement le

contexte est peu clair. On remarquera la présence de la préposition m». Dans les textes

On relève des exemples plus anciens encore d'une tournure

démotiques ptolémaïques il est rare que M ou € de MTOOT= ou €eTOOT= soient exprimés nettement. Les exemples hiéroglyphiques à moi connus sont donc difficiles à utiliser pour la question d’étymologie. D'ailleurs la recherche devient illusoire, si l’on tient compte de l’opinion de Rævicrour mentionnée plus haut.

«Tu me l'as confié». Cf. ‘Onohcyoümer maperAngévart did cou "Axe, (Mrrreis N° 47).

8. «Et je le ferai comparaître, ete.» Cf. (rüt deiva) Ilépont tüs énryovfs éyyüut povñs êp dt rapééerat

NJ A Nr La" = 0 3 = % ER À à > ñ \ uroy èv ‘Hpaxhéous môke (1b., N° 353). — ’Onvbw . ..,... éyyvdolat Ewxpdrny . ...... LLOVAS Ka s « | d Là ed Q F4 4 " A a à ES 8 ge 2% (4 =

poavelas, y nai mapacriout énére éùv émibnrnrat (2b., N° 354). — y rai rapacriow étrivina Edy alpñole

(ib., N° 355). J'ai déjà fait observer en 1914 que éyyvos povñs était rendu en démotique par +wnrwpe nope.

Je renonce à la leçon MMRO- (N° 1, L. 6), cette préposition ne s'appliquant plus alors aux simples mortels. Le N° 2 montre clairement a-kr-tn. On sait que parfois la graphie a-kr-k est employée pour epon. Iei nous aurions la réciproque. Donc, dans les trois papyrus :

eopaz=. Ne sont-il d’ailleurs pas de la même main ? 3*

La forme dy e“h-f est à remarquer. On la retrouve notamment au décret de Canope (K 20). Il faut en rapprocher la tournure de la ligne 10 (de même dans les N° 1, 2 et 3) z ny en s ar-f où le pronom régime s montre que nous avons affaire à un mode personnel, l’affixe de la 1" personne restant sous-entendu, comme il arrive si souvent. Le sens serait FERMA ETRAU Mar ETPINTY epoy. Cette forme verbale à préfixe e employée dans des phrases subordonnées montre que, même à l'orée de la période copte; il est loisible de parler de <subjonctif», appellation modale que MasPero avait combattue et qu'ErMaN avait depuis écartée de sa nomenclature. Cette observation confirme et renforce celles que j'ai faites à ce propos dans mon article de la Revue Égyptologique, nouv. série, 1, p. 138 sqq et 267.

La mention «et ton représentant» doit avoir été oubliée, car on la lit sur la scriptura interior.

9. C'est ici le lieu de corriger une erreur de transcription qui en a entraîné plusieurs d’inter-

prétation dans mon rendu antérieur des N% 1 et 2. Dans trois cas j'avais compris + en- (ou eTETM-)OTAWY HTA OU HTY Ma (ou MT). La tournure au conjonctif rappelle les emplois «elliptiques» de ce mode et n’est pas sans exemple après une phrase dubitative, témoin la formule des contracts coptes HcexnoTr nraoomo%oter. Mais il y a une difficulté plus sérieuse à introduire oo entre l’auxiliaire conjonctif et le verbe principal. En y regardant de plus près on constate qu'il n'y a pas identité entre les deux passages répétés du N° 1, comme je l'avais admis (p.155). On a, la première fois, *eRoTawY4 nTar einT4, et la deuxième *eROTAUY HTATMNTY; « Si tu me le réclames, je te l'amènerai » et «Si tu le réclames et que je ne l'amène pas». Il n’y a donc pas répétition, Bien au contraire, dans le second passage (ici, 1. 12), on envisage la non-exécution de la clause énoncée dans le premier. Mon erreur tient à ce que Marrès avait d'abord écrit dans le N° 1, la première fois MTATM-, et qu'il a corrigé ensuite en surcharge TM- en er-. L'identité de graphie de MTa- et nTaï, et le fait que le deuxième passage, celui en HTà-, figure dans le N° 2, prêtaient à cette confusion initiale du seribe. D'autre part, la graphie confuse résultant de la surcharge m'avait fait admettre ’dans les autres cas pour er- une forme un peu aberrante. Si dans le N°1, L 8, on lit *enovauyy mTar einTy et dans le N° 4, IL. 9, seulement # EROTAUY EIMTY, ce n'est pas que Marrès ait négligé de compléter sa correction en effaçant l’auxiliaire conjonctif, puisque, dans le N° 8, 1. 5, il a lui-même écrit * eTeTnoTauyq MTàI OMITETCOTOO0O 7, où le rôle de HTàa1 ne comporte aucune ambiguïté. Cf., par exemple, Louvre N° 2429 (Chrest. dém., p. 215, Évergète I*, Thèbes) : * OH0007 MARÈ HOTAUOT NTar eTeaatu. Dans les dialectes coptes les mieux connus, la préposition nTe-, nTaz, anciennement K à ne marque plus communément l'ablatif, comme en néo-égyptien (Ermax, Neuäüg. Gramm., $ 110 : hinweg von). Son étymologie «de la main (de)» semble perdue de vue en démotique où elle est affaiblie de son et de sens. Elle y a été remplacée par une autre particule MTH-, MTOOT-=, de composition semblable et dont la graphie accuse nettement l’origine. Ainsi l'emploi de nTe-, HTa= pour marquer l’ablatif peut, dès le démotique, être considéré comme un archaïsme. Dans le papyrus Ryzanps N° 8, de l’an 8 d'Amasis et provenant d'El Hibeh, on lit déjà de IIS È «pour te le prendre» (1 5; Sn A p.217). Comme, plus tard, la préposition et l’auxiliaire ne se distinguent plus dans l'écriture, il est difficile de déterminer si la forme en mTe-, employée pour l'ablatif dans la Moyenne Égypte (Srerx, Gramm., $ 535, 2), doit être envisagée comme une survivance de MTe-, MTà=, où comme une forme apocopée, soit dans l'orthographe, soit dans la prononciation, de nmTi-, où le démotique omet volontiers l’a final.

10. La rédaction de tout ce passage est un peu confuse. Si on la prend à la lettre, l'obligation paraît

être double. Le garant serait tenu de présenter son protégé, soit sur place à l’archiphylacite ou à son fondé de pouvoirs, soit en un endroit quelconque du nome et après un préavis de 5 jours. Notre texte introduit la mention nouvelle : « pendant toute la durée de tes tournées d'inspection dans ce district». C’est ce qui me détermine à faire dépendre, à la ligne 8, n p dmy, du verbe et non pas de rd, car, s'il était question d’un représentant local, la mention de la tournée d'inspection serait superflue la première fois. Le personnage visé devait plutôt remplacer l’archiphylacite du district dans certains de ses voyages de surveillance. Quelque incertitude résulte du fait que, s'adressant à deux fonctionnaires, on emploie la 2° personne du singulier.

Dans hn hrw 5, la préposition rend bien évros äuep@y mévre. Of. Pap. Caire, p. 7, n. 3.

11. Traduction greque : Eu iepoë, Bwuod, remévouc, oxérns mäcns (Pap. dém. Éléphantine, p. 18). — Sur

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