‹ Papyrus démotiques de Lille. Tom. IChapitre 28 sur 60 · Je ne pourrai pas ajouter · texte numérisé non relu

Je ne pourrai pas ajouter

2. une autre échéance après l'échéance ci-dessus qui m'est accordée

3. (pour) t'y donner cela, obligatoirement et sans délai. La part de cet argent que je ne

4. verserai pas à l'échéance susdite, je la verserai avec la moitié en sus

D. le jour qui suivra l'échéance ci-dessus, obligatoirement et sans délai.

6. L'isionome d'Isis (isuévouse "Tadoc, cf. Rylands, p. 146, n. 1) Pa-Neit, fils de Petosiris, dit : 7. Je me porte câution pour Thotsytmis, fils de ........ . Caution pour le versement de

30 deben d'argent, redevance en argent pour les prairies ci-dessus.

Des communautés d'expression autorisent encore à croire que les fragments du Caire 30689 + 30690 et 30781 sont les restes de documents de teneur analogue.

Si les trois cautionnements du Caire ont trait, comme ceux de Lille, à la garantie de redevances vis-à-vis de l'État, ils s'en distinguent pour le fond, puisqu'il ne s'agit plus d'industrie, brasserie ou tissage, mais d'élevage et d'agriculture. La forme aussi est différente, car, au Caire, le cautionnement, au lieu d’être établi à part, est simplement annexé au contrat, origine de l'obligation à garantir dans ses effets. Même au Caire on notera des divergences : le prix du fermage tantôt en blé, tantôt en argent. En outre, dans un cas, le garant s'engage, sans plus, à opérer le versement pour le compte du débiteur, si celui-ei fait défaut; dans le second cas, il se pose en garant de comparution; enfin, dans le dernier, comme dans nos N°% 9 à 11, il offre en gage tous ses biens présents et à venir. Les variantes sont d'autant plus remarquables qu'il s'agit du même écrivain.

Il est naturel que dans des cautionnements comme ceux de Lille, qui sont établis sur une minute spéciale, on ne trouve pas la formule usuelle dans ceux du Caire : « Vous poursuivrez qui vous voudrez de nous deux ». jf Au 9

Ce n’est pas ici le lieu de traiter, sauf dans un but de comparaison, des cautionnements d'époque copte. Cependant on en signalera un cas qui paraît avoir été méconnu. Le N° 1148 du Catalogue des manuscrits du British Museum est donné par Crum comme une «letter relating to money apparently due, but not delivered >». D’après le sens général, je propose de restituer : ///////] arwf[nrople mar eneenar

MOONOR/ ME WARTA[AT] HAT ORPOL. — «Tu m'as fourni caution pour les deux solidi, comme quoi tu me les” donnerais à sa place» .....:..,..: EWUONE HIYTARAT [Ma]R HMTORIE EROTNIORECERI MMOOT €TRE MHTOR AREUUTE MMOY — «S'il ne te les a pas donnés, c'est toi Ge tin qui en es

responsable, puisque tu l’as cautionné ».

Avant de clore le chapitre des cautionnements, il y a lieu de réparer deux omissions : d’abord en signalant Wicoken, N° 384, de 579 av. J.-C., qui nous intéresse au moins par son libellé; puis en précisant les analogies que présentent nos pièces, surtout le groupe 1 à 4, avec les données du droit romain. Sur la faculté accordée au créancier de détenir dans sa maison (carcer privatus) le débiteur insolvable (judicatus), en l'y faisant travailler, ef. G. Humgerr, ap. DAREMBERG ET SAG@zro, Dictionnaire des Antiquités, article debitoris ductio (1892); Tx. Mommsen, le Droit pénal romain, trad. J. Duquesne (1907), II, p. 305; En. Cuve, Manuel des institutions juridiques des Romains (1917), p. 901 et 906 sq. Sur la prison préventive dans les actions pénales et le cautionnement de comparution (vadimonium, et, plus tard, satisdatio, fidejussio), leur suppression au temps des Gracques et leur rétablissement sous le principat, avec peutêtre la détention privée, cf. Mommsen, op. cit., I, p. 382 sqq. Enfin le meilleur rapprochement se peut établir avec la détention libre (eustodia libera, œvharxn &decuos), dont traite Mommsex (1, p. 357 sqq) au chapitre du « Service de Sûreté». J'ai constaté avec plaisir que les réflexions faites par moi (C. Z., 1920, p. 225 et supra, p. 18) sur la réciprocité des services rendus, se trouvaient en plein accord avec une

remarque de MoMmsen, p. 358, n. 1.

Déclarations de petit bétail. — 251 av. J.-C. Ghôran 158. — PI. IV—VII.

Ces 9 pièces étant rédigées sur le même modèle, à quelques détails près, qui seront signalés plus loin comme variantes, il en sera donné d’abord une version commune, en laissant en blanc les éléments variables : noms du déclarant et du scribe; quantités déclarées. Pour faciliter le commentaire, le texte a été découpé en paragraphes numérotés.

Ces déclarations comportaient une seriptura exterior et une scriptura interior, avee le trou ménagé pour le passage du lien scellé. Pour chaque cas, il ne nous a été conservé que tout ou partie d’une des scripturae, avec éventuellement quelques lignes de l’autre. Il est étrange que parmi ces 9 fragments, il n'y en ait pas qui se complètent mutuellement pour former un tout. Nous avons affaire à 9 pièces distinctes.

A la suite de la scriptura exterior, on lit un résumé du contenu en langue grecque.

Transcription.

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