Sur
et 30 deben d'argent; le mMeoenaT 1 #$ !/, et 35 deben d'argent. Voir aussi Caire 31178, L 6, où le #$ est versé mensuellement. Hny est peut-être le même mot qui apparaît dans Caire 30620, 1. 8. Pour t$t$, il y à une mention dans BruGson, Dictionnaire, p. 1969, mais on n'en peut tirer aueun éelaircissement. Quant à ‘re, quoiqu'en pense SPIEGELBERG, le sens «fonction» paraît préférable à «bétail». On aurait ici une sorte de summa honoraria. Cf. SAN Nicoro, Il, p. 161 sq.
« Tous les mois». Les cotisations sont décomptées par mois. Cf. Caire 30605, L. 6 sq; 30606, 1. 7; 31178, 1. 6 sq et 30619, I. 4 sq., où l'éditeur transcrit, à une ligne de distance, le même groupe, une fois par n-’#-n nb, et l’autre par kr ‘bd nb. De même, dans Caire 30618, long fragment de comptes d'une association religieuse que SPIEGELBERG suppose en étroits rapports avec Caire 30619, le titre doit être lu (p. 61 et pl. 29—30), non pas « Silber-Einnahme für ein Fest», mais « Recettes pour un mois» (n w ’bd). Le signe ovale qui subsiste du dernier mot, non seulement autorise, mais commande cette rectification. Cf. stips menstrua (Sax Nicoro, Il, p. 158). Les listes de Caire 30606 et 31179 montrent un double décompte, par année et par douzièmes (comme nos avertissements de contributions actuels). Comment SPIEGELBERG n'a-t-il pas saisi ce rapport? L'expression «par mois» était si couramment employée qu'elle s'est stylisée en copte sous la forme opehor. Cf. SrreGxzBerG, Recueil, XVII, p. 90 sq.
m'apparaît plutôt comme l'administrateur ou le trésorier que comme le président. Assurément il faut tenir compte de l'équivalence attestée ailleurs de rd et de rooctérne, mais Sax Nicoro, Il, p. 56 et 87, paraît avoir pris un peu trop au pied de la lettre le sens « Vorsteher » donné par SrIEGELBERG, d'autant plus que dans Caire 30605, rd est traduit, à une ligne de distance (23—24) « Vorsteher» et « Verwalter ». Dans bien des circonstances, ce titre semble bien appartenir à un simple fondé de pouvoirs. Cf. Tnomrson (T'heban Ostraca, p. 58, n. 2 de D. 32) : «steward» d'un temple.
les sanctions on consultera les ouvrages de ZreBarru (Das griechische Vereinswesen, p. 166 sqq) et de PoraxD (Geschichte des griechischen Vereinswesens, p. 444 sqq), le chapitre correspondant de San Nicoro n'ayant pas encore paru. On comparera aussi, dans le « Gnomon de l'Idios Logos », la jurisprudence applicable aux prêtres (cf. W. ScxuaRT, À. Z., LVI, p. 89 sq).
Hi fy s'oppose à [a $° LS en (Kahun papyri, pl. 35, 1. 28).
— AAA RTE
Les principaux empêchements reconnus valables sont définis dans Caire 30605, 1. 10 :
maladie, emprisonnement, procès avec l'état. Je n'ai pas cru devoir adopter la restitution
«malade», à cause de la préposition on-, restée bien visible.
9. La juxtaposition de qnbe et de ‘y montre que les termes n'étaient pas considérés comme syno-
nymes. Le contexte, ici et ligne 24, m'oblige à rendre par « assemblée » et non «association ».
10. Si la lecture 1}, 1/, 1/, est exacte, pourquoi cette étrange proportion ?
Pour qns, qui n'est pas ici le même mot que dans le reste du document, cf. Rylands, p. 399.
On connait les légendes qui ont couru dès l'antiquité sur les origines judéo-égyptiennes
de la lèpre; mais on ne sait trop par quel mot la maladie était désignée dans la littérature
médicale pharaonique. Certains ont admis CRC affection qui s'attaque à de nombreuses parties du corps (cf. Hasrinas, Dictionary of the Bible [19007, s. v. leprosy), mais cette hypothèse ne paraît pas avoir été retenue. On n’a pas davantage retrouvé les prototypes des mots coptes désignant la lèpre, 'eoho et ?ceoT, lesquels cependant semblent bien égyptiens. Peut-être le second terme dériverait-il de L EAN le «anéantissement », la conservation du T final étant due généralement à la chute d'une autre lettre. Dans une conférence prononcée au Musée Guimet le 6 février 1921, M. P. Perprizer signalait une terre-cuite gréco-égyptienne de la collection Fouquer présentant un masque de lépreux d'un réalisme impressionnant.
Après la clause relative à la lèpre, que peut-il être question de communiquer, spécialement à une femme, si ce n'est une maladie vénérienne? Alors ‘wt serait le prototype de oveiTe. Cela coûterait quatre fois plus cher que l’adultère sans autre complication que le flagrant délit. Je crois bien lire sir. On aurait alors Pemncoovn, yywszéc, Dans Caire 31179, 1. 21 sq, les articles relatifs à la lèpre et à l'adultère se suivent.
Les « journées de temple» rappellent, à longue distance, le troisième contrat de Siout.
J'avais adopté cette interprétation, sans la tenir pour assurée — le mot rpy étant les deux fois presque effacé et peu distinct — lorsque mon attention c'est portée sur un groupe d'ostraca commentés par SrreceLger (À. Z., XLIX, p. 37 sqq) et Trompsox (T'heban ostraca, p. 51 sqq). On y relève les expressions «Jour de temple(?)» et «mois de temple». Il y aurait donc confirmation mutuelle et complète si ces documents ne donnaient pas au lieu de SA F et si le motif paléographique qui m'a décidé pour rpy exceluait entièrement la possibilité de lire &ms qui, aux papyrus du Caire 30607 et 30620 entre dans l'expression «jours de service». Le sens serait d'ailleurs peu différent.
. L'expression grecque complète correspondant à n hte ‘# mne et qui aurait dû être citée déjà à propos du N° 4, 1. 15 (p. 21), est érévayxoy àvemterrés (Sphinx, XIV, p. 9).
12. Pour les titres wr bk et wr en général, il me suffira de renvoyer à mon article de la Revue Archéologique, ou j'ai démontré que, dans leur édition des Prin: Joachim Ostraka (Strasbourg, 1914), Preisiake et SPIRGELBERG se sont fourvoyés en faisant des mots mopepfus et roplwzns des noms propres, ce qui les a conduits à de graves erreurs d'interprétation, et à des tortures injustifiées infligées aux textes. Les orthographes variées du premier de ces titres empruntés par le grec à l'égyptien, forment une série dont les termes extrêmes sont ropepôus et roueperrfiuc. Outre le «supérieur du faucon» et le «supérieur de Thot», c'està-dire de l’ibis, connus par les ostraca grecs, nous allons rencontrer dans le N° 31 de la présente collection, un groupe de prêtresses, «supérieures », dont celles du faucon, de Thot, d'Amon etc. Cet ensemble répond assez bien à notre expression «le reste des supérieurs » et à la mention (1. 6) de «tous les dieux d'Égypte compris dans l'association». A. WIEDEMANN (Sphinx, XIV, p. 37) a attiré l'attention sur un titre Fate | porté par le titulaire d’une statue trouvée à Memphis (Perrte, Memphis, I, p.13 et En Fa +) remontant, soit à Nectanébès, soit à Ptolémée I. Il väut peut-être mieux le mettre en rapport avec les fonctions sacerdotales ici étudiées, plutôt que d'y voir, comme WirepEmANx, une appellation honorifique équivalent à péyistos. À propos des inscriptions thébaines citées dans le pos-scriptum de mon article sur le Thiase d’Ombos, il y a lieu de rappeler le «pastophore du cimetière des ibis et des faucons» de la nécropole de Thèbes, mentionné aux papyrus de Berlin N°% 3111 et 3141. (Srrecezsere, pl. 13 sqq; cf. Recueil, XXIIT, p. 99). Enfin une inscription rupestre
démotique publiée par SrreéerserG (À. Z., LI, p.68) fournit le titre *nAeunHwye MnÈHO. 9*
19015eS
Les papyrus du Caire (30605, L. 11 et 31179, 1. 12) présentent les mêmes clauses et en partie les mêmes expressions. Il n’y est pas question de se joindre en cortège aux prêtres, mais d'accompagner les divinités, ce qui au fond revient au même. Par contre il est fait allusion à l'enterrement des crocodiles sacrés, des «dieux Souchos» et cela nous replace dans le cadre tracé par les ostraca d'Ombos. Ce parallélisme rend tout à fait claire la mention «comme l'autre année», de 30605, étant donné qu'à Ombos les obsèques d’animaux sacrés étaient solennelles, au sens strict du terme.
La restitution à la fin de la ligne 12 peut se justifier par Caire 30605, L 4 : p ‘y htp p msh. On aurait ici l'équivalent tepaxoragetov sur le modèle de xponoderhotayetev. L'article masculin conservé empêche de restituer gst, comme dans les passages analogues du Caire.
« Alors qu'il peut le faire». Cf. Guvaros &v (Dronore, I, 71).
clauses pénales afférentes aux fautes commises envers les notabilités du thiase se retrouvent dans tous les parallèles. Au Caire il est question du Aemnnwe; à Berlin du Aawane. Si dans le cas présent, on devait lire w'b au PT de $n, on n'en aurait pas moins le correspondant de l'&sytepsbs. Sur 1 KR g, c f., en dernier lieu, G. LxereBvre, Annales du Service des Antiquités, XX, p. 96. Quant à pe-f r, c'est à coup sûr l'équivalent du m4 sn des autres documents. Je les rends tous deux par «coadjuteur». On sait que le titre MeocnaT s'est conservé dans la hiérarchie des communautés chrétiennes. (Cf, en dernier lieu, Sax Nicoo, II, p. 51, n. I.
A Berlin on envisage aussi le cas où le Aawatte, comme ici le ropspfñxx, serait
l'offenseur et l'amende est aussi plus forte quand c’est l'autorité qui se met dans son tort,
selon l'adage «noblesse oblige ». La tournure manque ici de clarté et pourrait entraîner des
confusions, mais on en retrouve une toute semblable à la ligne 25, quand il est question d'adultère et que le doute n’est pas permis. Quant au sens exact des mots ls et mhy, on peut le tirer de leurs substituts coptes çwoTwuwy et mie. Le premier est rendu par Aoÿopet le second par zardocev. On peut se demander si, au lieu de l'interprétation antérieure : «médire » (Boucaé-LECLERCQ) on ne doit pas comprendre le passage de Magdôla grec : & ris d/(u),Gv ranwteper, door, plutôt ainsi : dv ve pv nandt isoéa. V. I]. 23.
On verra plus loin au tableau des amendes que, dans les papyrus du Caire, chaque article ayant trait aux insultes ou violences faites à des personnes déterminées, comporte un double tarif. Le second chiffre, majoré d'un tiers environ, est introduit par la phrase : p nt e-f r-f, que SrreGeLBERG traduit, avec doute : «die, welche er (weiter) begeht». Que fautil entendre? L'idée de récidive ? En tout cas, c'est bien de réciprocité qu'il est question, comme à Berlin et à Lille, quoique sous une forme abrégée. Car, d'abord, pour la catégorie multiple des rm ‘& la tournure est au pluriel : p nt e-w ‘r-f. Puis il y a un cas qui ne comporte pas de réciproque, c’est celui de la mauvaise conduite envers un membre quelconque de la corporation; et en effet l’article correspondant fournit un seul chiffre. La série de clauses pour laquelle SrIEGELBERG hésitait, devient donc parfaitement claire, le type général étant : «Offense faite au grand prêtre : x deben. (Celle qu'il ferait (lui-même) x + y deben.»