SL
Maveñs Mavoñs
Wevñor Iaydyoc
D» RQ Æ A N\ € —— E EE, ES on TZ FE £
= ° m © a PS œ Sr
tar T[[!]]ie buôv Burt axAo-
T(p)lay yuvn dwot + A
OTay TG AU YNoav E T
Verso.
Col. 1. — 1°'e main.
Le(c)èrir te èravyelhe!s Mäowy à) cuvavafiwaty ot ouvybedottot ravre ëredoow otvou [xlepauua “Hewdns poucrxd W'evhooc Ilayüvos té LL Souxuue ÉAalcy dAcubaveto Tavtes Aa Eis Toy ÀAbcovoy
Ehœtoy Col. 2. — 2€ main.
VOS Qports fuvooy Tryo tvCG Mocyäs Eduioua obpoy “Opptdatis mére opuo IIsrecoüyos oté l "Oposvüers éTav Téxr duow AU KE cTÉTaVo HL [erecoüyos uv xe até p(d) Kahayüts uv neod té Tavor xepd ot(°) +. oté Kaññs xopro TÉV
Ileteccüyou xopuo Téy
Col. 3. — 2€ main.
ÊTATELS LA Gt Ilereco[dy es ‘Avyis Ierecodyou op[[']] .
ITeresoÿyou + X KaAñs fuusoy xepd aprafns Ilavñor uvocy apta,
Opos mais xepapuoy pré
1% main
[Merescobyou Ilavynüor
COMPTABILITÉ D’'UNE ASSOCIATION. (b)
Col. 4°— 2° main.
Ierecobly Jou agpübie . . © Ô0w e "Opsevdgrs ’On[[ol]via(ohe(f) oré à "Opcevüets uv xep[ dut
Havio fa cixoy
’Opsevüots fuu xcod
Wevior uv Keoù a
Ilaxieis mpalnox té Mavoñc pu oté
Kaññs uv xepdut a [é]orou 10MNEMORENEN luxe
Ietecoù (1B11B — 15. Iletecoÿyo + X
Kars + Y
FQpcc W'evaot + D
Kahayot + 2
Ame Kakayôte +2 (8) 20. Tepñs FX
ALU E Kokñe xeE os uu «
"Oposvügie (?) té
Iavñoct Opocrean ta) leann Nemo | Particularités graphiques : (*) un des À est au dessus de l’autre. — (Pb) t et e sont jointifs. — (°) Ls est écrit à hauteur de la ligne 2, — (4) ces deux mots sont un peu au dessous de la ligne. — (€) trait oblique sous o. — (f) l'o a été effacé et un w rétabli au dessus. — (s) le sigle a la forme C, mais répond certainement à 200. — (*) ln est au dessus de l’a.
Commentaire.
Il est probable que nous n'avons pas le début du document, où devait être inscrit le titre général, accompagné d’une date complète. L'écriture soignée et l'emploi prodigue du papyrus indiquent que nous n'avons pas affaire à un simple brouillon.
D'une manière générale, le recto est consacré à la comptabilité deniers: cotisations et amendes, tandis que le verso (sauf 10 lignes de la 4° colonne) a conservé la comptabilité matières: fournitures délivrées régulièrement ou à l’occasion de faits particuliers.
Une liste du même genre, plus ou moins détaillée, devait être annexée à notre N° 29. Espérons que nos cartonnages la rendront un jour, avec la fin des lignes qui nous manque. D'ores et déjà, les papyrus du Caire si souvent cités permettent d'établir des comparaisons utiles.
Tout d'abord, à l'inverse des listes égyptiennes, il n’y a ici, en regard des noms propres, aucune indication de fonctions sacerdotales ou autres. Ce fait pourrait donner raison à San N1coro (I, p. 14 et 208) qui ne voit pas autre chose dans le thiase de Magdôla qu'un groupe de gens se réunissant pour banqueter.
D'autre part, il ne faut pas perdre de vue la place que tiennent les beuveries chez les associations à SOTTAS, Papyrus démotiques de Lille. 10
teinte nettement religieuse, ni les relations probables avec le dieu Souchos indiquées par Jouéuer. La solution peut dépendre de l'interprétation de xaxwtepar, selon que l'élément prêtre y intervient ou non.
Un point de ressemblance avec les papyrus démotiques est que certains noms ne sont pas accolés à la mention d'une somme ou d'une contribution en nature. Les quantités globales peuvent alors être inscrites, ou non, en fin de liste.
Par contre, on ne trouve pas, comme dans Caire 30618 et 31178, des indications de denrées, sans attribution à des individus nommément désignés.
On remarquera que plusieurs noms propres, souvent accompagnés de leurs patronymiques, se retrouvent dans les différentes listes. Tout en se gardant contre les dangers de l'homonymie, on peut se permettre de tirer de là des conclusions et même quelques restitutions. Les concordances entre les listes quant à l’ordre où sont rangés les noms (par exemple dans les 2 colonnes du recto ou la colonne 3 du verso et la deuxième moitié de la colonne 4) ne peuvent être dues au hasard, non plus que l'égalité des nombres en face des mêmes noms. Ces deux règles ne sont d'ailleurs que partiellement appliquées. Ainsi W'evños Ilœyüvoc, presque en tête de la colonne 1 et en queue de la colonne suivante, paie 4400 drachmes la première fois et seulement 650 la seconde. C'est encore lui, selon toute apparence, qui contribue pour des couronnes (Vo, col. 1, 1. 8) et pour un demi kéramion (Vo, col. 4, 1. 7). Un certain Koïÿs Ilereppodlts verse 2300 drachmes (Ro, col. 1 et 2), du safran (?) (Vo, col. 2), un demi kéramion et une artabe de céréales (Vo, col. 3), un demi kéramion et du pain (Vo, col. 4), 400 drachmes et encore un demi kéramion (Vo, col. 5).
Sauf quelques rares exceptions, les chiffres vont en décroissant dans chaque colonne.
Il est très malaisé de se rendre compte de ce que représentent au juste les sommes inscrites en regard des noms. De quel métal est l'unité monétaire envisagée? A quelle durée correspond chaque liste? Les deux questions sont liées dans une certaine mesure. Si l'on considère le taux des rares amendes infligées pour les mêmes manquements que dans les papyrus démotiques (cf. le tableau ci-après), on est tenté d'opter pour la drachme d'argent. Dans les documents de la 2° moitié du second siècle, les amendes atteignent parfois 1000, 1200 et même 3000 qite d'argent, soit le double en drachmes. S'il s'agissait ici de cuivre, étant donné la dépréciation de la valeur fiduciaire à cette époque, il y aurait disproportion, ou l'on serait amené à remonter plus haut dans le temps.
Voici maintenant un résumé des cotisations mensuelles relevées dans les papyrus démotiques. Les chiffres s'entendent en qite d'argent.
Lille 29 probablement 1 Caire 80606 maximum : 310 minimum : 60 » 30695 | » 160 » 50 ou 40 » 31179 » 125 » 50 » 30619 » 1500 > 720 ; » 30618 » 1500 ja 4% 50 (? néophytes)
On voit, en comparant ce tableau au suivant que, sauf pour Caire 30619, les cotisations annuelles moyennes et les plus fortes amendes sont sensiblement du même ordre de grandeur. Les chiffres donnés au recto du papyrus grec pourraient ainsi représenter le montant des cotisations pour l’année entière, tandis qu'aux deux dernières colonnes du verso, il serait fait mention de versements partiels. Mais que de points d'interrogation! Pourquoi un des Pétésouchos donnerait-il 1200 drachmes en 12 jours au plus? Pourquoi les deux listes semblables, mais non identiques, au reeto ? A ces questions, et à bien d’autres encore, je n'ai pas de réponse précise à faire.
En ce qui concerne la date, Jouauer fournit les précisions suivantes : la forme du sigle pour le
talent indique l’époque ptolémaïque. Les caractères généraux de l'écriture exeluent le IIT° siècle.