CORRESPONDANCE RELATIVE AUX CLÉROUQUES
correspondances de mois macédoniens et égyptiens à celles qui ont été réunies par MM. Grenfell et [funt dans P. ZJibeh, 1, App. I, tables des pp. 336-7; elles concordent pour les mois, sinon pour les quantièmes, avec celle qui figure à la col. 17 (an 4 de Philopator) de ces tables : L ὃ Δαισίου χζ ᾿Αθὺρ x) (cf. les notes dans P. Iibeh, 1, pp. 345-6); elles se placent entre le 16 Tybi et le 43 Pachôn d'un an 5 (la disposition de la correspondance et le contenu d’une des lettres ‘11. 24 544.) montrent que le 16 Tybi de l'an ὃ a bien précédé le 13 Pachôn de la même année); d'autre part, la nature de cette correspondance rend tout à fait vraisemblable l'hypothèse qu'il s'agit 101 d'années de règne et non d’années financières ; enfin nous savons par P. Petrie, HI, 141 (cf. note ad loc., p- 931), que l’origine des années de règne de Philopator se place après Choïak. Le mois d'Athyr, an 4, donné par les sources de la col. 17 de P. Hibeh, I, p. 345, a donc pu précéder immédiatement le 10 Tybi, an 5, de notre texte; de là plusieurs conséquences intéressantes.
a) Notre papyrus peut être daté, sans grand risque d'erreur, de l'an 5 de Philopator. Si nous utilisons la concordance précise qu'il nous donne 1. 23 : L ε ᾿Αλπελλαίου «y Ilaywv «y et remontons en arrière jusqu'à Athyr, nous trouvons la nouvelle concordance : Daisios 1 = Athyr 4; P. Magd. 7, 8, 13 et 26-32 (sources de la col. 17 des tables de P. Hibeh, 1, p. 336) sont datés : L ὃ Δαισίου xt ᾿Αθὺ2 χθ, ce qui équivaut à : Daisios 1 = Athyr 3; la différence n'est donc que d’un jour; on peut l'attribuer à une erreur commise par les bureaux où furent écrites soit les pétitions de Magdola, soit notre correspondance ; elle ne saurait en tout cas empêcher de dater notre texte de l'an 5 de Philopator : 218-7 av. J.-C.
b) Les dates de P. Magd. 7, 8, 13 et 26-32 : τ ὃ Δαισίου xt ᾿Αθύρ 0, d’une part, — 12, I. 14 et verso 1. 1; et 39, verso |. 1 : L ὃ Δίος y Φαμενώθ xd, d'autre part, ont été rapprochées ct discutées par MM. Grenfell et Hunt dans les notes (17) et (18) de leurs tables (P. Hibeh, 1, app. 1, p. 346). L’exactitude de la première de ces
séries est établie par l'accord presque absolu avec la nouvelle correspondance qu'apporte notre texte; et c'est la seconde qui peut maintenant prêter au doute; mais, vérification faite sur les originaux, la lecture est aussi sûre que dans la première série. On n'est donc pas fondé à rejeter l'une plutôt que l’autre; et mieux vaut les accepter toutes les deux en essayant de les expliquer. On se trouve aussitôt en présence d'une difficulté : Daisios-Athyr a-t-1l précédé Dios-Phaménoth, ou réciproquement, en l'an 4 de Philopator? Les deux hypothèses semblent possibles (cf. Grenfell et Hunt, P. Æibeh 1... p. 346). En réalité, la première doit être écartée. Supposons en effet que le 3 Athyr ait précédé le 24 Phamenoth; nous fondant sur ce fait que 3 ÂAthyr — 1 Daisios et admettant par principe qu'il n'y a pas eu d’intercalation dans les mois macédoniens entre Daisios de l'an # et le mois de Dios suivant, culculons la correspondance macédonienne du 24 Phaménoth; nous trouvons qu’au 24 Phaménoth devait correspondre le 24 Hyperbérétaios ‘, et non le 3 Dios; pendant les 9 jours qui séparent le 24 Hyperbérétaios du 3 Dios, l’année égyptienne serait donc restée au 24 Phaménoth, autrement dit elle aurait admis une intercalation; or, elle n'en connaît pas d'autre que l'intercalation régulière des ὃ jours épagomènes. Il faut donc admettre qu'en lan 4 de Philopator Dios-Phaménoth précède Daisios-Athyr. Mais si nous comparons alors les correspondances 24 Phaménoth — 8 Dios et 3 Athyr — 1 Daisios : nous trouvons 223 jours de distance du 24 Phaménoth au 3 Athyr, 203 seulement du 3 Dios au 1 Daisios. On peut donc conjecturer une intercalation de 20 jours entre Dios et Daisios de l’an 4 de Philopator.
Ὁ Si l’on suppose que les années de règne sont des années égyptiennes de 365 jours, l’origine de celles de Philopator peut être fixée avec plus de précision qu'elle ne l'a été jusqu’à ce jour. P. Petr. IT, 141 montre qu’elle doit être cherchée entre Choiak de
1. C'est ce qui se produit en l'an 5, cf, 105 dates de notre texte, avec correction d’un jour: (a).
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