LETTRE À ARISTARCIIOS GHorÂn 201. 250-249 av. J.-C
CE texte est le premier d'une série de six lettres, envoyées ou
reçues par un fonclionnaire nommé Aristarchos. Toutes datent du rit siècle, la plus ancienne remonte à l'an 36 de Philadelphe (250- 219 av. J.-C.), la plus récente à l'an 6 d'Évergète (242-241 av. J.-C.) ; deux d'entre elles ne sont pas datées. Pendant toute cette période, Aristarchos semble avoir rempli le même office; son rôle en matière financière montre que c'était certainement un scribe et probable-
ment un topogrammate du district d'Héracleidès; cf. 18. Deux lettres sont privées, quatre sont officielles. On a trouvé avec elles quelques fragments de correspondance, appartenant peut-être à la mème série, et on n'y rencontre aucun trait notable.
Ce premier texte est donné par un fragment incomplet à gauche; c'est une lettre adressée à Aristarchos par un fonctionnaire de rang plus élevé. Elle concerne une terre de 100 aroures dont le revenu appartient à l'État, vraisemblablement un χλῆρος militaire ; peut-être s'agissait-il d'une confiscation après décès; cf. 411. 24 et suiv. et 14.
RUE ᾿Αριστάργωβ χαίρειν. ᾿Εμνήσθην σοι χαὶ παρόντι περὶ τῶν p (ἀρουρῶν) ὅπως ἂν ἐπέσ᾽]ταλκχα οὖν πρὸς σὲ Πααῤῶιν περὶ τούτων. [Καλῶς [οὖν πο]ιήσεις Ἰθωσιν ἡμῖν περὶ ἱτὸ Μη) τὸ Μητροδώρου ἑπ[οίγκιον τί....] χρησιβασιλικόν ἐστιν τὸ ἐχφόριον.
5 Ἔρρωσο. L AS, Μεσορὴ Ç
Au dos : APICTAPXUI
«..... à Aristarchos, salut. Je t'ai rappelé verbalement l'affaire des cent aroures, pour que... Je t'ai donc envoyé Paaboïs à ce propos. Tu feras donc bien... au hameau de Métrodôros... le revenu est propriété royale.
Adieu. An 36, le 6 Mésoré.
1. P (ἀρουρῶν) : On pourrait penser à la résolution ἑχατονταρούρων : la mention
de l’éxzéotoy rend τῶν p (ἀρουρῶν) préférable. 3. Τὸ Μητροδώρου ἐποίκιον : il est connu déjà par P. Peir. TIT, 65 (a), 1. 3; 66 (a) VI, 1. 24; 68 (b), 1. 5; 112 (δ), 1. 9.