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CF. ci-après, pp

22 PAPYRUS DE MAGDOLA

dement résolue : la meilleure preuve en est que, malgré sa date (29 Athyr), le stratège en renvoie le jugement éventuel, au cas où l'épistate ne pourrait l'arranger, non au mois suivant, en (ποίας, mais à six mois, en Pauni (cf. ad loc., n. 13). Quelles qu'aient été en fait la complexité des causes et la difficulté de Ta mission confiées à l’épistate, il reste assuré cependant qu'en principe sa compétence était pour ainsi dire illimitée, mais que son rôle était uniquement conciliateur. Dans toutes nos plaintes, Paffaire est renvoyée à l'épistate pour conciliation, quelle qu'elle soit; il n'y à à cette règle que deux exceptions, 17 et 83, (6 reste douteux, cf. eidessus, p. 9), qui s'expliquent aisément : il s’agit dans les deux cas d’une seconde plainte relative à une affaire déjà vieille, où les fonctionnaires se sont montrés au moins insuflisants; partout ailleurs, l’épistate doit intervenir comme juge de paix. Ce n'est pas à dire qu'il conciliera toujours les parties sur les bases indiquées par le demandeur dans sa plainte : la conciliation devait dans bien des cas comporter quelque concession du plaignant; et d'autre part, il reste douteux que certaines réparations aient pu être imposées au défendeur par l'épistate : [ἀντίδοσις de terres que réclame Idoméneus, un des fermiers de la δωρεὰ de Chrysermos (28, par exemple. Mais, quelle que soit la solution proposée par l'épistate, elle ne termine l'affaire que du consentement des parties. L'épistate ne rend pas de sentence. Nos apostilles sont probantes sur ce point : Μάλιστα διάλυσον αὐτούς ᾿ εἰ δὲ μὴ, ἀπόστειλον χτλ. Faute de conciliaion, il n'y ἃ qu'une solution : le renvoi devant des juges. Le rôle de lépistate se termine alors avec ce renvoi, dont il opère Îles premières formalités.

HI. C'est par ces formalités que s'ouvre le troisième stade de Ja procédure ici étudiée. L'épistate, qui ἃ échoué dans sa tentative de conciliation, en informe le stratège. De cette information, on ne trouve aucune trace sous forme d’apostille ou autre dans nos textes de Magdôla, et nous voyons qu'elle fait l'objet dune lettre spéciale

de l’épistate au stratège, par 20. Petr. 11, 2 (2), cf. III, 28 (b), cité

plus haut. Mais était-ce [à tout le dossier de Paffaire transmis au chef-lieu du nome? ΠῚ 650 probable que non. Dans 18, le plaignant, un vieillard, demande au siratège de faire faire par l’épistate une sorte d'instruction, de lui ordonner de recueillir des témoignages et de les envoyer avec l'accusé devant le stratège. On ne peut affirmer sur ce témoignage que lépistate ait rempli ces fonctions de juge d'instruction, en tant que telles: nous n’en avons aucune autre preuve, et le plaignant oublie où néglige évidemment dans sa requête l’action conciliatrice de lépistate; mais cette action même, lorsqu'elle faisait appel à des témoignages et échouait par la suite, n'équivalait-elle pas en fait à une instruction ? l’épistate ne transmettut-1il pas les dépositions des témoins, ne fût-ce que pour leur comparer celles qu'ils feraient devant les tribunaux? Cela parait assez probable. D'autre part, la première pièce de laffaire, 1 ἔντευξις originale revenait au chef-lieu du nome selon toute vraisemblance : elle ne pouvait plus servir de rien ni à l'épistate, ni devant l'épislate, tandis qu'elle était nécessaire devant le stratège et les tribunaux, et il n'est pas probable qu'on en ait fait une copie. On peut même croire que les quarante et une pétitions de Magdôla ne se sont trouvées réunies que parce que plaintes et requêtes avaient échoué devant les épistates ou les autres fonctionnaires compétents : retrouvées dans les cartonnages, c’étaient évidemment des pièces d'archives mises au rebut ; originaires de tant de bourgs différents, &itués dans les trois districts de lArsinoïte, mais évidemment classées par Jours, réunissant des plaintes judiciaires et des requêtes proprement dites, elles provenaient de Crocodilopolis, et des archives du στρατήγιον. Sans doute les fonctionnaires inférieurs ont pu recevoir l’ordre de retourner toutes les pièces et documents au chef-lieu du nome, après un certain laps de temps. Mais il est plus vraisemblable qu'on ne renvoyait à Crocodilopolis que les pièces qui y étaient nécessaires ou utiles et que, lorsque l’épistate, par exemple, avait réussi dans sa mission conciliatrice,

l'évreuhs lait laissée au défendeur ou au demandeur qui en faisait

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