‹ Papyrus GrecsChapitre 116 sur 166 · GARDE D'UN CONTRAT · texte numérisé non relu

GARDE D'UN CONTRAT

Z, TÈTE, 201. an 4 de Philopator.

B. C. H., XXNII, 1903, pp. 191-2; Wizoke, Archiv, II, p. 309, et IV, p. 53.

FRAGMENT incomplet, il manque de 35 à 40 lettres à droite, selon

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les lignes; mais on peut restituer l'essentiel. Le texte est écrit au recto du papyrus, perpendiculairement aux fibres, l'écriture est une cursive maigre et légère (pl. XI).

C'est la plainte d'un créancier contre un certain Paôs, entre les mains de qui est tombée une obligation contractée par son débiteur et confiée à la garde d’un tiers; on ne voit pas comment celui-ci s’en est trouvé dessaisi. Ce texte est donc intéressant pour la question du dépôt des contrats, sur laquelle cf. 12, nn. 3 et Δ: ὃ; Οἵ 14, ιν. 7-8; il ne nous fait rien connaître, à la vérité, sur la forme de l'acte; mais celui-ci ne saurait être un contrat agoranomique ; il n'est pas probable que ce soit un contrat à συγγραφοφύλαξ, car, dans ce cas, l'exposé des faits ne commencerait pas sans doute par les mots : ’Euoÿ γὰρ δοντὸς... et se continuerait autrement : le συγγραφοφύλαξ est engagé envers toutes les parties contractantes, tandis que le dépôt de l'acte est représenté ici comme une affaire personnelle entre le créancier, qui fait ses conditions, et le dépositaire ; de plus, l'emploi du mot μεσίδιον, 1. 3, rappelle le μεσιδιοῦν de P. Rein., 7,1. 22, qui indique le dépôt d'un billet chirographaire entre les mains d’un tiers ; il est done vraisemblable qu'il s'agissait ici soit d'une ὑπογραφὴ du type ὁμολογῶ ἔχειν, soit d’un chirographe. L'emploi du mot συγγραφὴ, Il. 4 et 6, n’est pas une objection; le mot avait dans l'Égypte ptolémaïque un sens très large, au point de désigner

6. g. P. Rein., 7, 11. 19 et 32, un acte démotique, donc unilatéral.

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