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l’apostille ordonne la comparution immédiate de lacceusé devant le stratège; enfin, dans ?. Petr. 11, 2, (2), cf. INT, 28, (b), l’épistate Moschiôn dit au stratège : ‘Atésrahxx αὐτὸν (56. τὸν ἐγχαλούμενον) π σὲ to [τοῦ Φαρμοῦθι. N'est- l pas naturel, d’ailleurs, que, le stratège représentant dans le nome le roi, source de toute justice, toute affaire judiciaire où la conciliation ἃ été impossible revienne devant lui, soit qu'il la retienne, soit qu'il la transmette à un tribunal? Enfin non seulement l’épistate renvoie l'accusé et par conséquent le demandeur devant le stratège, mais il lui assigne un jour pour sa comparution. Les dates connues sont celles du 6 Pharmouthi, dans Ὁ. Peir. {1 2, (2), cf. III, 28, (b), cf. ci-dessus; et :. ἐχ τῆς δεχάτης τοῦ Χοίαχ (7, 13, 28), ἐχ τῆς δεχάτης τοῦ [law (29). Les deux res sont de beaucoup les plus importantes. La date du 10 Choiac correspond en effet à la fin des semailles (8, n. 5); elle est séparée par six mois du 10 Pauni, qui marque la date extrême non de la moisson, elle finissait en Phaménoth ou Pharmouthi, mais des opérations de nettoyage, criblage et transport des grains qui la suivaient. Il ne paraît donc pas imprudent de conclure que ces dates correspondent à des périodes d'inactivité agricole, à celle qui sépare les semailles du début de la récolte (10 Choiac à Mécheir) et à celle où la crue du Nil recouvre et fertilise les terres de l’Arsinoïte; et qu'il y avait à Crocodilopolis deux sessions judiciaires pendant ces périodes, commencant respectivement le 10 des mois de ποίας et de Pauni et durant sans doute plus où moins longtemps, selon que le rôle était plus où moins chargé. Toutefois, les textes qui nous font connaître les sessions datent tous de lan % de Philopator ; nous ignorons s'il s’agit d’une mesure a ou d’une fixation annuelle ou d’un essai; et P. Petr. I, 2 (2), cf. IT, 28, (δ) montre qu'en l’an 25 d'Évergète I il en allait différemment. La date du 6 Pharmouthi, que Moschiôn assigne à Dionysios pour sa comparution, tombait dans une période où la moisson était terminée, mais non tous les travaux auxquels elle donnait lieu. Il pouvait y avoir là des inconvénients pour les paysans ; et les dates
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que nous font connaître les apostilles de l'an 4 de Philopator, fixées non par l’épistate, mais par le stratège, avaient peut-être pour but d'y remédier !
Les parties doivent comparaître, à la date qui leur ἃ été assignée, au chef-lieu du nome, Grocodilopolis dans nos textes. Mais devant qui comparaissent-elles et dans quels cas? Il est vraisemblable, comme on l’a indiqué plus haut, qu'elles se présentent au στρατήγιον pour faire inscrire leur affaire au rôle ou vérifier 51 elle est inscrite en conformité à l'avis de lépistate où indiquer qu'elles sont présentes et prêtes à être jugées ou enfin être dirigées, le eas échéant, vers la juridiction compétente : il reste à savoir quelle est cette juridiction, si le stratège retient certaines affaires pour les juger personnellement ou s’il les transmet toutes et tout entières à des tribunaux et à quels tribunaux? Avant d'aborder cette question, remarquons qu'il est impossible de classer simplement les plaintes de Magdôla en affaires civiles et affaires pénales; cette distinction est assurément suffisante, quand nous comparons des causes comme celles de 2 et de 24. Mais plusieurs des affaires engagées par les plaintes de Magdôla sont à la fois civiles et pénales et ont pour analogues dans notre législation les affaires pénales où il y ἃ constitution de partie civile et les affaires où la partie lésée poursuit directement devant le tribunal (mais devant le tribunal correctionnel, auquel cas le tribunal juge de la réparation du préjudice et examine aussi l'affaire au point de vue pénal, même 51 le ministère publie ne requiert aucune peine. Sans doute, nous ne connaissons par nos textes, ni dans nul autre du inf siècle, aucune cause où l'initiative de la poursuite soit prise par l'épistate ou par le stratège et suivie d’une plainte au civil; mais dans nos pétitions, 11 n'y
a que 24 et 38 (et peut-être 6), qui aient pour seul objet de déter-
1. [n'y ἃ pas à s'étonner que la lettre de Moschiôn soit du 5 Pharmouthi ; il a laissé au défendeur Dionysios (et ipso facto au demandeur) un jour pour se rendre d'Oxyryncha à Crocodilopolis, Le résumé de sa lettre au verso est daté du 6 Pharmouthi ; elle ἃ mis elle aussi un jour à parvenir
aux bureaux du stratège,
miner l'action publique. Au contraire, 1, [19], 85, 42 ‘, distinguent deux actions : dans 1, l'affaire est engagée au civil, l’action pénale est prévue pour plus tard el sera sans doute engagée par une nouvelle plainte du demandeur : ἐξ ὑστέρου λήψομαι! τὸ δίχαιον παρ αὐτῶν [Π. 18); dans 19. il y ἃ probablement action civile en réparation d'un faux, avec requête précise sur ce que doit être la réparation, et mise en mouvement de l’action pénale; dans 85 et 42, action civile en réparation d'un vol et mise en mouvement de l'action pénale pour vol dans le premier cas, pour vol et violences dans le second. Enfin si, dans toutes les autres plaintes, laction n'est intentée qu'au civil, rien n'assure que pour 4, 8, 18, 14, 17, 18°), 21, 26 ,il ny avait pas lieu à une action pénale, sans qu'aucune mention en ait été faite ni par le plaignant, ni dans les apostilles conservées ἧς La question des juridictions est done en fait encore plus compliquée qu'elle n'apparaît au premier abord, ear on doit se demander si le juge ou les juges compétents au civil le sont aussi au pénal dans la même affaire, lorsque l’action pénale est elle aussi engagée, soit sur une plainte de la partie lésée, soit, si c'était possible ou habituel, sur l'initiative du stratège ou de ses subordonnés.
Dans ces conditions, il parait difficile que le corps des plaintes de Magdôla nous apporte beaucoup de renseignements en la matière. D'après quelques-unes d’entre elles, on pourrait croire que la juridiction pénale est réservée au stratège; nous lisons dans 24
(ὅπως...) τύχηι ζημίας Ὡς ἂν ὃ στρατηγὸς συνχ[ρίνηι.. : dans 6:
το Oo [ES = ΠῚ
ὃ ᾿ δι LS y ù Il \ ὕῤρεως Διοφάνην ὃ σιαγνῶνα! , ἜΝ Ὁ: περ’ οε τὴς οαιοιου γίας "A οφάνην τον
\ NI / , Γ , στρατηγὸν διαγνῶναι); dans 42 : περὶ δὲ ὧν συντετέλεσται εἰς ule] Διοφάνην
διαγνῶνα! ἡ. Mais on ne peut conclure de ces formules que le stra-