‹ Papyrus GrecsChapitre 126 sur 166 · NOMINATION D'UN KYPIOY · texte numérisé non relu

NOMINATION D'UN KYPIOY

l'an 4, les femmes mariées ne pouvaient contracter sans l'assistance de leur mari en qualité de χύριος (Mirreis, Reichsr., p. 220; Boucné-Lecrerco, Hist. des Lag., IV, p.86). Cette opinion se fonde sur l'autorité de RevizLour (Rev. Egypt., 1, pp. 136 sqq.; Cours de droit ég., pp. 203 sqq.; Chrest. dém., p. 162 et pp. 369 544.) Dans nos pétitions, toutes les femmes s'adressent au roi sans χύριος,

Quoique les mots ἐπίτροπος et χύριος semblent parfois employés l’un pour l'autre à l'époque classique, ἐπίτροπος a plutôt désigné le tuteur des impubères des deux sexes, tandis que le κύριος n'intervenait que pour une femme pubère (Beaucuer, Droit privé, 11, p. 151). On ne peut aflirmer qu'à l’époque ptolémaïque ἐπίτροπος a toujours signifié plus que κύριος; il est du moins employé ici, 1. 3, et dans 18, 1. 3, dans des cas où une tutelle est possible et même probable. Quant à κύριος, il est imprudent de le traduire par : tuteur, aussi longtemps qu'on ignore si la femme était tenue pour absolument incapable par la législation hellénique du royaume des Lagides, et si, dans ce cas, le χύριος était toujours une seule et mème personne; tout ce que l’on peut conclure des actes où le χύριος intervient, c'est que sans eux la femme ne peut les passer, mais que sans elle il ne peut contracter en son nom; pour employer l’expression romaine, il ne parait être qu'un auctor. C'est aussi la seule interprétation que permettent les IL. 5-6, ci-dessus.

Aofñvar C'est le stratège comme délégué du roi qui nommera le κύριος; cf. n. 4. Mais c’est Nikaia qui le désigne; peut-être est-il son beau-frère; cf. ἀδελφὴν, 1. 8. L'intervention du pouvoir royal était peut-être de pure forme, bien que le mot δοθῆναι implique que la nomination appartenait au roi.

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