‹ Papyrus GrecsChapitre 18 sur 166 · Cuermoxr-Gaxxeau, Rec. Arch. Or., 1, 1888, p · texte numérisé non relu

Cuermoxr-Gaxxeau, Rec. Arch. Or., 1, 1888, p

34 PAPYRUS DE MAGDOLA

l'importance chronologique de 28 ne se borne pas là : son apostille est datée du 12 Tybi — 28 Gorpiaios d'un an 1* suivant l’an 26 du règne précédent; or, 1l n'y a au mm siècle que les règnes d'Évergète et de Philopator auxquels ces chiffres puissent se référer; ainsi les textes de Magdôla sont précisément datés des années 25 d'Évergète, 1 οἱ 4 de Philopator. Si l’on convertit ces dates en années antérieures à l’ère chrétienne, en se conformant à l'hypothèse traditionnelle d’une année de règne de 365 jours commençant au 1% Thôth, on obtient les dates 222, 221 et 218 avant J.-C. Mais on connait par les travaux de MM. GRe“rezz, Huxr et Suyiy (P. Æib. 1, app.ret τι; Hermathena, 1899 et 1906) l’incerüitude qui règne sur le comput des années des Lagides ; et on ne peut, à un ou deux ans près, donner pour certaines ces conversions.

En poursuivant l’étude des dates de Magdôla, nous nous heurtons immédiatement aux difficultés auxquelles il vient d’être fait allusion; et la question se pose de savoir à quelles années de règne appartiennent celles de ces dates. On sait en eflet que, sous Philadelphe, Évergète et Philopator tout au moins, il a coexisté deux séries d'années, dont l’une était employée dans les documents financiers et était parfois en avance d’une unité sur l’autre, en usage pour d’autres textes; on ἃ pris l'habitude d'appeler ces dernières « années régnales » et de donner aux autres, qui sont aussi des années de règne, le nom d’ « années fiscales ». Parmi les dates de nos textes, il en est une qui est sans aucun doute une date fiscale et qui s'ajoute aux exemples déjà connus de cette datation; c'est celle de 35, 1. 2, déjà citée. Mais pour toutes les autres 11 y a lieu de se demander si ce sont des dates fiscales ou simplement régnales. C'est un point que j'ai déjà eu à examiner et je prends la liberté de renvoyer à mon étude *?, me bornant ie à la résumer. Aujour-

d'hui comme en 1908, je crois que les dates de nos requêtes sont

1. Grexreze et Huxr, P, Hib. X, app. 11, p. 559. 2. Archiv ἢ. Pap) rusforschung, IV, pp. 281 5646.

données en années régnales. Si, comme l’a dit M. Sumyzy ‘, certains de ces textes, notamment 1, 28 et 25, s'expliquent mal quand, faisant sur l’année de règne l'hypothèse traditionnelle, on la considère comme l'annus vagus commençant au 1% Thôth, et Pon compte pour l'an 1% d’un règne le laps de temps qui s'écoule entre l’avènement d'un roi et le 1* Thôth suivant, si court soit-il, 1} n'en suit pas que ces textes soient datés en années fiscales; l'hypothèse traditionnelle peut être revisée. En second lieu, l’année fiscale n’était pas la plus en usage et il n'est pas probable qu'elle ait été employée par les pétitionnaires, quand ils ne le spécifient pas à laide des mots ὡς αἱ πρόσοδοι. Enfin les dates des apostilles et des verso ont été écrites dans les bureaux du stratège Diophanès *; si ce sont des dates fiscales, il faut admettre que le calendrier financier servait pour les actes administratifs en général; et c'est en contradiction avec de nombreux textes, notamment ?. Petr. III, 21, (f}, et 49. Nous considérerons done les dates de nos requêtes comme des années régnales.

ΠῚ n'y ἃ pas à aborder ici la difficile question de la relation entre les années régnales et les années fiscales. La mention de la date de 85, 1. 2, la seule que nos textes apportent au dossier, n'aurait tout son intérêt que si la date de lapostille ou du verso avait été elle aussi conservée; tout au plus peut-on supposer que cette plainte a été déposée L ὃ, Δίου y, Φαμενὼθ χζ, où Δαισίου x "Abo x), comme plusieurs autres, et qu’à cette date lan fiscal était en avance sur lan régnal; mais c'est pure hypothèse.

L'intérêt principal des dates des apostilles et verso, c'est de fournir de nouvelles correspondances entre le calendrier macédonien et le calendrier égyptien. Les Lagides, on le sait, ont importé en Égypte leur calendrier national lunaire ou luni-solaire, comportant proba-

blement une année de 354 jours, plus les intercalations qui pouvaient

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