Cf. plus haut, p
3 PAPYRUS DE MAGDOLA
sembler nécessaires, et des mois alternativement égaux à 29 et 30 jours ᾿ξ; mais ils y ont trouvé en usage un calendrier solaire, dont l’année comptait 365 Jours, soit 12 mois de 30 jours et 5 jours épagomenes. Les deux calendriers ont été employés l’un et l’autre, et leur relation est extrêmement difficile à déterminer ἡ. Évergète Π a établi entre eux une concordance complète *: sa réforme ἃ été précédée sous Épiphane et Philométor d’une tentative moins heureuse dans le même sens ἡ. Mais auparavant il n’y a que des correspondances extrèmement variables entre les dates macédoniennes et égyptiennes; aussi toute nouvelle double date, qui aide à connaître la marche relative des deux calendriers, est-elle la bienvenue; et MM. Grexrezz et Hunt ont fait usage dans l'app. τ de P. Hib.] de celles des papyrus de Magdôla.
Il faut d’abord renouveler iei une remarque qu'ils ont faite euxmêmes après DiTTENBERGER ἢ : dans nos textes, en l'an 1° de Philopator le 12 Tybi correspond au 28 Gorpraios, le 13 Tybi au 30 Gorpiaios; mais il est probable que le dernier jour du mois s'appelait τριαχὰς, qu'il fût en réalité le 29° ou le 30°; par suite, Gorpiaios, 11° mois de l’an macédonien, compterait 29 jours et, dans ce calendrier, les mois pairs seraient de 30 jours, les mois impairs de 29.
Au demeurant, il semble possible de pousser un peu plus avant les recherches si habilement conduites par MM. GRENFELL et ΠΌΝΤ en commentant les doubles dates dues aux pétitions de Magdôla. Et tout d'abord, tandis que sous Évergète et Philopator les deux séries de mois, macédoniens et égyptiens, n'ont aucune relation
régulière et stable, le chiffre de l’année est cependant le même dans