Cf. note
Années, Calendrier égyptien. Calendrier macédonien, Éverc. 24. 13 Choiac lacune — 47 j.; passage d'une année à l'autre.
Éverc. 25. Mécheir (10>x<30—300 + Pharmouthi ὃ —Abpellaios 11 δ ép. + 13 en Épagoménes | ëntercalation — 1 7. (?) Chotac=—318}. Choiac 13 —Lôios 26 lacune — 47 j.; passage HE d'une année à l'autre.
ÊverG. 26. Mécheir (27 jours). 27 Phaménôth lacune — 158 j.; passage intercalation — δ.
d'une année à l'autre.
Pairop. 1%. 4e Thoôth (6501 20180 Athyr + 97 en Pham. Tybi 12 —Gorpiaios 28 ΞΞΞ (7. 7.) Tybi 13 —Gorpiaios 29 18 Tybi Mécheir
97 Phaménôth
lacune — 158 j. + 2 ans.
PHiLop. 4. 11 Thôth (207 7. Athyr 29 —Daisios 27 ὉΠ Son x suppression — θ᾽ }.
Mécheir ' Phaménôth 27 —Dios 3
Ce n’est pas le seul résultat de cette étude. Après elle, plus encore
3) ΄ A = qu'auparavant, les années des dates de Magdôla apparaissent comme des années régnales. Nous possédons en effet deux textes, concernant eux aussi la fin du règne d’Evergète et le début de celui de Philopator,
qui sont incontestablement datés en années fiscales; ce sont
A6 PAPYRUS DE MAGDOLA
P. Petr. WI, 112, où reviennent constamment les dates : τοῦ χα (ἔτους) et : τοῦ β (ἔτους), celle-ci suivant celle-là, sans que jamais il soit question d’un an 1%; et P. Petr.W], 1149, verso, col. 11, 1. 9, où on lit :
τῶν τοῦ χς (ἔτους) -α (ἔτους), et dont l'éditeur dit : « The date is not
quite clear, but probably indicates, that the 26th financial year of
Evergetes coincided with the 151 of Philopator » ; il est visible que l'année appelée tout entière χα dans ?. Petr. HI, 112, avec suppression de Fan 1, est une année artificiellement formée pour partie de l'an 26 et pour partie de l'an 1%, comme l'indique la seconde date : et, en effet, au point de vue fiscal, il est nécessaire que l’année compte uniformément 12 mois, ni plus, ni moins. Mais les années des dates de Magdôla se prêteraient-elles à une combinaison analogue à celle de P. οι». WI, 119, verso, col. τι, 1. 9? et pourrait-on dire que l’an 26 d'Évergète et l'an 1% de Philopator ne forment en réalité dans ces dates qu'une seule année, et une année fiscale ? Évidemment non : car l’an 26 commence au plus tard le 1% Mécheir, et l’an 1° finit au plus tôtle 27 Phaménôth postérieur aux épagoménes suivants, c'est-à-dire 422 jours après; dans ces conditions, nous n'avons aucune raison de penser que l'an 1% de Philopator n’a pas eu une durée normale de 365 jours; etil y a lieu de croire que l’an 25 ἃ été, lui aussi, une année normale, tandis que Fan 26 ἃ été une année écourtée; mais ces années 25, 26 et 1, qui nous apparaissent dénombrées dans nos textes, quelle que soit leur durée réelle, au contraire de l'an 26 de 2. Petr. HI, 112, ne sauraient être des années fiscales. Si donc les années régnales sont des années qui, lors des changements de règne, restent incomplètes, sans qu'aucun artifice de comput y remédie, il n'est pas trop téméraire d'émettre l'hypothèse que les années fiscales sont des années formées uniformément de 12 mois, commençant avec un même Jour, au retour périodique, quels que sotent le règne et le début des années régnales, etoù, par la suppression opportune du chiffre d'une année, comme dans Ὁ Petri 112, on corrige dans une certaine mesure la discordance qui existe
entre leur dénombrement et celui des années régnales.
CE “ἢ
On ne peut done toucher à cette diflicile question sans parler du premier jour des années régnales : non seulement la définition des années fiscales, mais encore leur nécessité ne se comprend que si le début des années régnales n'est pas identique d'un règne à l’autre. Là encore, l'étude des dates de nos requêtes donne quelques indications. Si nous cherchons ce premier jour dans le calendrier égyptien, nous voyons que, sous Philopator, 1l s'est trouvé entre le 27 Phaménôth et le 1% Thôth (mais non le 1% Thôth ; autrement, 1] y aurait un an 26 d'Évergète d'après le Canon); sous Évergète, il n'a pu être placé qu'entre le 13 Choïac et le 1 Mécheir ; il y a done une différence complète d'un règne à l'autre; et l'on doit conclure que la date égyptienne du début de lannée ἃ été variable. Si nous étudions les correspondances macédoniennes, dont on connait l’ordre de succession, nous voyons qu'en lan 25 d'Évergète le 1“ jour de l’an ἃ dû se trouver entre le 26 Lôios et le 11 Apellaios, tandis qu'en l'an 4 de Philopator, 11 était entre le 3 Dios et le 27 Daisios; là aussi, variation d’un règne et, qui plus est, d'une année à l’autre peut-être, étant donné la marche 51 irrégulière du calendrier macédonien par rapport au calendrier égyptien. Au surplus, quand bien même, par une fiction légale, les Lagides en souvenir de leur origine auraient fixé à un quantième macédonien le premier jour de leurs années régnales, peu importe si, comme il paraît nécessaire !, au moins vers la fin du règne de Philadelphe, sous Évergète et Philopator, l'année compte 365 jours : c'est le retour périodique d'un quantième égyptien qui constitue en réalité le premier Jour de lan. Or, nous venons de voir qu'à en juger d’après les textes de Magdôla, la date égypluenne du début de Pannée régnale varie avec les règnes. Et la question qui se pose est de savoir comment est fixé le premier jour de l'an 1% du règne. lei, le calendrier construit sur les dates de nos requêtes, avec ses lacunes
de 158 jours entre l'an 26 d'Evergète et lan 1 de Philopator, de