P. Lille 7 est un brouillon analogue
ύ PAPYRUS DE MAGDOLA
σὲ, βασιλεῦ, τοῦ διχαίου (τῆς παρὰ σοῦ φιλανθρωπίας, — τῶν εὐγνομόνων, une fois, dans 81, 1. 11) τετευχώς ; ou bien : ἵνα Or, βασιλεῦ, τοῦ διχαίου τετευχώς ; ces formules sont naturellement susceptibles de quelques variantes, mais légères ; les cas sont rares, où l’on tente d’apitoyer le roi en invoquant quelque circonstance particulière ; c’est le fait d'orphelins (18), d’un vieillard (18), d'une faible femme (83). À cette phrase finale, s'ajoute le traditionnel : Eÿ-5ye.
Dans ce cadre protocolaire vient se placer la pétition. En principe, elle se divise en deux parties : l'exposé des faits, et la requête proprement dite ; en fait, il arrive que des circonstances de la cause soient exposées dans la seconde partie et non dans la première, au détriment de la clarté; tel est le cas dans 29, dans 31, dans 32; mais c'est l'exception. L'exposé des faits commence de deux façons différentes, selon qu'il s’agit d’une simple pétition (9, 11, 31, 32, 36) ou d'une plainte comportant des suites judiciaires (tous les autres textes); dans le premier cas, le récit débute ex abrupto : dans le second, par la formule : ᾿Αδιχοῦμαι ὑπὸ τοῦ δεῖνος, et le nom de l'accusé est suivi de sa qualification plus ou moins complète. Qu'il s'agisse de l’une ou de l’autre, l'exposé procède, soit à grand renfort de parlicipes et de génitifs absolus avec une ou deux courtes proposi-
ons principales (6. g. 8), soit par petites phrases asyndétiques (6.
5. 17). Puis vient la seconde partie, la requête, introduite par les mots consacrés : Δέομαι οὖν σοῦ, βασιλεῦ, complétés parfois par go! δοχεῖ. Tandis que l'exposé des faits varie, comme il est naturel, avec chaque affaire, 11 y ἃ au contraire beaucoup d’uniformité dans les requêtes, et l’on peut les classer sous plusieurs chefs, soit qu'on considère la forme, soit qu'on examine l’objet de lPinterven- [10 royale qu'elles sollieitent.
Au premier point de vue, les pétitionnaires et les plaignants savent que l’action du souverain s'exerce par l'intermédiaire du stratège, et tous nos textes sont formulés : Δέομαι οὖν σοῦ, βασιλεῦ,
1F , = τῷ . ς , "5 QT προστάξα! Διοφάνει τῶι στρατηγῶι; mais là s'arrête l'identité des
requêtes, et 1l faut d’abord mettre 14. où le stratège est prié d'agir ; 8 Ι 8
INTRODUCTION γι
directement et personnellement (la chose est possible) et aussi 26 à part de tous les autres textes, où le stratège doit donner des ordres à des agents spéciaux, régionaux où locaux : γράψαι τῶ! δεῖνι τῶι..., et ici le titre du fonctionnaire ou agent. Mais là, 11 faut introduire une nouvelle distinction : les pétitions sont transmises à des subordonnés qui varient avec leur objet : τῶι σιτολόγωι (11), τῶι ἀγορανόμωι (81), τῶι ἐπιστάτηι (82), et dont les requérants ignorent parfois le titre : ς xabrze (9, 86); — les plaintes judiciaires vont du stratège à l'épistate : τῶ: δεῖν: τῶι ἐπιστάτη!, dans tous les cas sauf 14, déjà cité, Toutefois, tous les plaignants ne demandent pas au roi de faire adresser par le stratège les mêmes ordres à lépistate ; pour la grande majorité d’entre eux, celui-ci n'est qu'un agent de transmission qui enverra l'accusé devant le stratège ἀποστεῖλαι αὐτὸν (τὸν ἐγχαλούμενον) ἐπὶ Διοφάνην τὸν στρατηγόν (ἐπ᾿ αὐτόν) (1, 3, 6, 7, 10, 12, 16, 18, 19, 21, 22, 24, 25, 27, 98, 30, 33, 34, 35, 39, 41, 42) quelques-uns sollicitent au contraire l’action directe de Pépistate (2, 4, 8, 18, 20, 29); une seule plainte demande l'intervention, au
fond, de ce fonctionnaire, puis éventuellement, si elle échoue, le
renvoi de l'accusé devant le stratège (28); c'est, on le verra plus loin, ce qui correspond à ce qu'était en réalité la procédure.
L'objet des pétitions proprement dites varie tellement d’une requête à l’autre qu'il n'est pas possible ici de parler de formule. ΠῚ n'en est pas absolument de même pour les plaintes judiciaires, qui peuvent être classées en trois catégories, auxquelles correspondent, sinon des formules, du moins des expressions assez habituelles et particulières. La première est constituée par les plaintes qui requièrent une action pénale (6, 24, 33); c'est celle où la rédaction varie le plus : περὶ δὲ τῆς ὕόρεως τὸν στρατηγὸν διαγνῶναι (6), (rw) τύχηι ζημίας ἣν ὃ στρατηγὸς συγχρίνηι (24), ὅπως Διοφάνης ἐπισχέψηται περὶ τούτων (88). Dans la seconde catégorie, les plaignants réclament une action civile, suivie d’une action pénale (1, 14, [19], 35, 42), et toujours dans cet ordre ; la première partie de la requête est expri-
mée de facons très diverses ; la seconde, qui débute par les mots
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περὶ 2... suivis de l'indication du délit (sauf dans 14), est plus uniformément rédigée, et tandis que, dans 14, le plaignant dit λήψομαι τὸ δίχαιον παρ᾿ αὐτῶν, et que la formule de [19] paraît sem-
blable à celle de 38, on lit dans les trois autres textes : περὶ δὲ.... τὸν στρατηγὸν διαγνῶναι, COMME dans 6: après περὶ ὅδ nous rencontrons les mots αὐτῆς dans 14, (la personne même de l’aceu- 566), ὧν συντετέλεσται (19, 42), τῆς ῥαιδιουργίας (85). Enfin viennent les plaintes en matière civile τ. les plaintes, sauf celles qui viennent d'être indiquées) ; dans cette troisième et dernière catégorie, le défendeur demande parfois sous une forme vague qu'il ἴμι soit rendu justice : τὸ δίχαιον ὑποσχεῖν (8), — ποίησαι (8, 22 '; cf. 1, 1. et n. 18); le plus souvent, 1l exprime de ns précise l'objet de sa plainte, et ces requêtes sont par suite d'une forme très diverse; 1] est cependant certains lermes significatifs qui ÿ reviennent souvent et qui permettent de distinguer celles qui ont pour but : 1° une restitution où un remboursement (ἀποδοῦναι, parfois précédé d'une forme de πράττειν : 1, 4, 19, 17, 18, 21, 23, 25, 26, 30; 34 (οἵ. 35), 89, 40 (cf. 42); 2° de faire cesser certains actes (μὴ ἐπιτρέπειν (2, 12, 27; — 20 fait exception); 3° d’indemniser pour des
dommages par ἀντίδοσις (28, 29 : ἀντιδίδοσθα!); 4° de faire exécuter, modifier ou annuler des contrats (7, 10; cf. 14 et 19).
Si nous passons maintenant à l'étude des apostilles, nous constatons leur absence dans les textes suivants : 1, 8, 5, 9, 11, 15, 24, 35, 36, 38, 39, soit dans onze textes sur quarante-et-un; elle est certainement imputable à l'état de l'original dans 1, 8, 5, 9, 15, 36 et 88, dont le bord inférieur est rogné; il en est sans doute de mème pour 11, qui est dans le mème état οἱ où Me pouvait figurer au-dessous de 1 ὄρχος βασιλιχός ; dans 85 (cf. la planche, Mél. Nic., p. 451), elle est peut-être effacée; et, sauf pour 24 et 89, 1] n'y ἃ pas lieu de penser à une omission où une négligence des
bureaux. Le texte de ces apostilles n'est pas également bien con- Ι Ι 8