JOUISSANCE SANS BAIL D'UNE TENURE
Recto. L. 1 : Πτολεμαῖος Ed., Hokeuaïos IV. — L. 2 : Μακεδόνος, o corrigé sur @; — (τριακονταρούρου), AN. — L. 4 : [}{ roajbe Ed., [Σ]πός W., πόδ Lesqg., mais 1. Vu62, cf. note 4 ci-dessous. — L. 9. : πάντα «τὰ» δίκαια
fl ) Ti ᾽ Crün. — L. 12, énit. : τ sc. (ἀρτάδην) Ed., ὃ W. ; — πυρῶν α Ed., πυρῶν (ἀοτά- Ga) W.; — in fine, ρπ|ε.1 Ed., cf. ci-dessous, note 4. — L. 13 : ὅλου χλήρου Ed., ὅλου τοῦ χλήοου W.: — 102 [2] Ed., τοα à Pap. — L. 15 : 1. Μενελάωι, cf. ci-dessous, ad loc. — L. 17 : τιμὴν Ed., «-ἣ τὴν; τιμὴν W.; — ἀογύριον Ed. 7. — L. 18 : [γεωρ]γοὺς Ed., α[ὐ]τοὺς WW. Crün.:; — τὸν σπόρον] Ed., τὸ
Li ΓΕ ᾽ L L û J , Qrr ] Tue ἼΝ" , \ rs Υ δίκαιον] WV.; --- Τούτων γὰρ γενομένων PW.
Verso : W. --- LI. 3-4 : Πολέμωνα xa[!] || [᾿Δοιστόμαχον.... WW, Πολέμωνα χαίὶ
᾿Αρι)στόμαγον περὶ = PlouZesq.
Recto
Au roi Ptolémée salut, Polémaios, Macédonien, épilarque du détachement de Pythangélos et de Ptolémaios son fils, clérouque. Je suis lésé par Polémôn, Macédonien, triacontaroure, et par Aristomachos. Je possède une tenure dont tu m'as doté, à roi, située au bourg de l’Ile-Sainte, dans le district d'Héracleidès, contenant [7/82 (L. : 742) aroures 1/2; en l'an 23, tandis que je me trouvais à Alexandrie pour un procès, personne ne me représentant sur Îles lieux, le dit Polémôn prit à bail du Trésor la moitié de la tenure :; et, sans qu'il y eût aucun bail à lui consenti par moi, 1] l'ensemença tout entière en l'an 23, pour récolter en lan 24; et en l'an 24, sans que les susnommés aient pris à bail du Trésor fa moitié de la tenure, et sans qu'il y ait aucun contrat entre nous, ils l'ont ensemencée de sésame et de σῖτος et ont enlevé la récolte contre toute justice, avec la complicité de Philôn, le garde des récoltes. À mon retour d'Alexandrie, je réclamai à chacun d'eux les rederances, calculées au prix de mes baux antérieurs, soit un loyer d'une [demi-artabe| de froment pour chaque aroure, ce qui fait en artabes de froment pour les deux ans, d’abord pour la première année le loyer de la moitié de la tenure 18{5] artabes [1/4 1/8! de
froment, puis pour l'an 24, avec récolte en lan 25, le loyer de la
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tenure tout entière, 371 artabes 1/4 de froment : ils ne les rendent pas, mais déclarent sans cesse qu'il les rendront et me traînent en longueur. Je te prie donc, ὃ roi, d’ordonner à Diophanès le stratège d'écrire à Ménélaos l’épistate de les envoyer en justice; et si ce que J'écris est vrai, que chacun d'eux me paie sur la susdite quantité la part de loyer qui lui incombe, ou sa valeur à raison de 4 drachmes d'argent par aroure, Quant à la contrainte imposée par eux pour les semailles, plus tard je tirerai d'eux justice.
Ainsi...
Verso
An 25, 26 Lôios-13 Choiac. Ptolémaios contre Polémôn et Aristo-
machos..…...
1. Βασιλεῖ Πτολεμαίωι χαίρει» Πολεμαῖος xt. ᾿Αδικοῦμαι,.. Les éditeurs sont en désaccord sur la facon de ponctuer le début des requêtes et plaintes commencant par cette formule de salut : GRENFELL ET Hunr, notamment P. Hib. 1. Ρ. 175, n. 1, CrônerT, À. E. G., XVI, 1903, p. 196, et les premiers éditeurs des P. Magd. (cf. notamment Mél. Nic., p. 285, n. 1) placent le point après “αίρειν el font du nom de personne le sujet ἀ ἀδικοῦμαι; au contraire, WILCKEN soutient pour des raisons de principe (Hermes, XXV, 5) et de fait (Archiv, IV, Ρ- 50) qu'on doit ponctuer après le nom et les titres du pétitionnaire et faire commencer avec ἀδιχοῦμαι la première phrase de la requête; à quoi JouGuET ET LEFEBVRE ont répondu, en se fondant sur les blancs à usage de ponctuation que leur ἃ signalés Wilcken dans les P.-Magd. (Mél. Nic., p. 282, n. 3), que dans 42, du moins, il fallait ponctuer après χαίρειν. Il n'est pas douteux que Wilcken n'ait raison pour tout un groupe de textes, à savoir ceux qui ne sont pas des plaintes à proprement parler, mais simplement des requêtes, et où ne figure pas le mot ἀδιχοῦμα! : c'est ici le cas de 9, 14, probablement 81 et 82, et enfin 86: dans ces textes, le nom du pétitionnaire ne peut être rattaché qu'à la formule de salutation. À en juger par analogie, il doit en être de même dans les autres. Quant aux blancs de ponctuation, leur existence et leur signification sont certaines; mais, après revision des 41 ἢ. Magd. à ce point de vue, je ferai
remarquer : 1° que certains blancs sont employés pour des ponctuations