‹ Papyrus GrecsChapitre 35 sur 166 · JOUISSANCE SANS BAIL D’UNE TENURE · texte numérisé non relu

JOUISSANCE SANS BAIL D’UNE TENURE

faibles, ne correspondant aucunement à notre point, e. g., ici même, 1. 4, entre le chiffre des aroures et ἐν δὲ τῶ! x7À.; 2° qu'il s’en rencontre qui correspondent simplement à des séparations de mots, e. g., ici même, ]. 1, entre Πτολεμαίωι: οἱ χαίρειν; dans 42, le blanc qui suit χαίρειν n’est pas plus étendu que celui qui le sépare de Πτολεμαίων; un blanc assez considérable, corres-

pondant à une ponctuation forte, se trouve, 6. g., dans 86, 1. 3, devant ἃ

πεπόνηχεν, Mais un autre, identique, dans 8, 1. 7, entre ἡ μῶν οἱ βουλόμενος, πὸ peut être traduit que par une virgule. Dans ces conditions, on peut penser à mettre une virgule entre “χαίρειν et le nom du pétitionnaire, mais il y a lieu de se rallier au système employé et défendu par Wilcken et de placer le point devant ἀδικοῦμαι.

Πολεμαῖος, cf. verso, 1. 1, Πτολεμαῖος, formes grecque ordinaire et macédonienne du même nom, employées l’une et l'autre pour un Macédonien (Wiccken); cet exemple doit être ajouté à Mayser, Grammatik, p. 167.

1-2. Toy Πυθαγγέλου καὶ Πτολεμαίου τοῦ |] υἱοῦ αὐτοῦ. Il existait dans l’armée ptolémaïque des ofliciers éponymes, commandant des détachements d'importance variable, qui recevaient leur charge avec survivance ; cf. Lesquier, /nst. mil. Lag., pp. 77-83, 366 et 337.

2. ᾿Επιλάρχης. Oflicier adjoint à l'Agsyns, commandant de l'an ou ἴλη ; ibid., pp. 90-1 et 343.

Κληροῦγος. Les ofliciers dotés de tenures ne sont pas rangés dans les catégories clérouchiques, vraisemblablement parce que leur dotation est supérieure à celle des soldats des mêmes corps; οἵ. (et corriger les chiffres) ibid., pp: 176 et 298.

(Τριαχονταρούρου). Le sigle est usuel. Catégorie des clérouques dotés de tenures de 30 aroures; au 11° siècle, c'étaient les fantassins, πεζοὶ, de l’armée régulière ; cf. ibid., pp. 175-6 et 297.

3. Ἔχοντος γὰρ x74. Sur les institutions clérouchiques, #bid., pp. 30-52, et ch. vret vx.

ξοὶ χώμην Ἱερὰν Νῆσον. Il y avait deux bourgs de ce nom dans le nome Arsinoîïte, l’un dans le distriet de Polémôn, l’autre dans celui d'Héracleidès: c'est de ce dernier qu'il s'agit ici : son site n’a pas encore été identifié; mais il se trouvait dans le voisinage de Caranis (Kôm Oushim) et de Bacchias (Oumm el Al), à l'extrémité nord du nome; cf. P. Tebt. I, pp. 380-1.

4. [(᾿Ἀρουρῶν)) .r62, 1. bu6z. Il reste quelques traces de la partie droite du premier chiffre. Le nombre se rectifie à l’aide de celui des artabes du loyer, 1]. 12 et 13:1. 13, le loyer du κλῆρος entier pendant une année est de 371 artabes 1/4; 1. 12, celui de la moitié de la tenure pendant la même période est de 18..., avec trois chiffresillisibles, qui doivent donner évidemment la moitié de 371 art. 1/4, soit 185 art., 625 ou en arithmétique ptolémaïque 185 1/2 1/8, οπεκή; si le

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loyer annuel de la tenure entière est Ron au taux de 1/2 artabe à l'aroure, sa superficie est de 2 »« 371 1/4 — 742 1/2 u6z, qui concorde avec les traces d'écriture et les chiffres de la 1. 4, à ne de celui des dizaines. La confusion du 4 et du + est impossible dans l'écriture de notre texte, mais elle s'explique aisément, si l'on admet qu'il est la copie d’un brouillon écrit en une cursive où les αὶ et les + élaient très semblables les uns aux autres. La faute γενελλα. pour Μενελάω!, 1. 15, due à la lecture trop rapide d’un brouillon MErEMG1, et l'haplographie de la 1. 9 rendent cette hypothèse infiniment vraisemblable

L'aroure ἃ pour contenance 2756 mètres carrés, si l’on admet avec Huzrsen, Metrologie, p. 356 sqq., qu'elle équivaut à 100 coudées royales (0"525) au carré.

Ἔν δὲ τῶ! xy (ἔτε!). Sigle usuel. Pour les dates, cf. n. 7, ci-après. 5. Mislwsäuevos x τοῦ βασιλικοῦ. Cf. introd.

G Συναλλάγματος. Sur les baux des tenures militaires, ef. LEsQuIER, st. mil. des Lagides, pp. 235-6; sur les différents types de contrats de bail ferme, on trouvera une étude fort complète dans le livre du regretté Waszyxski, Die Bodenpacht, V: Privatpacht, pp. 9-51.

7. Ἐν τῶι [xy] (ἔτε!), οὗ οἱ καρποὶ els τὸ χὸ (ετος), Cf. 1:13, ni. Ces passages élablissent que le début des années d'Évergète I‘ se placait entre les semailles et la moisson; à cette époque, les semailles avaient lieu dans les mois de Phaôphi, Athyr et Choiac, (8, n. 5) la moisson dans ceux de Mécheir et de Phaménôth (mais avec des délais pour les paiements : 42, n. 3); c'est donc entre les mois de Choiac et de Mécheir que commencait l'année. Sur ces questions de calendrier et de chronologie, cf. introd. gén., pp. 38 544.

9. Σησάμω!: καὶ σίτω!. La culture des plantes oléagineuses était limitée dans chaque nome par décret royal depuis Philadelphe (Rev. Laws, 11. 60-72) et les tenures militaires n’échappaient ὁ ‘videmment pas à la règle générale. Par σῖτος on entend, au n° siècle du moins, les cultures de froment, d'orge, de dourrah et de lentilles; cf. P. Tebt. I, p. 563.

Παρὰ πάντα «τὰ; δίχαια. Haplographie (CRÔNERT) ; c'est un fait fréquent; ef. 0. 4, in fine.

10. Τοῦ γενηματοφύλοαχος. Ces gardes des récoltes sont différents de la police en général, pour laquelle il faut, je crois, réserver les noms de gendarmes et mème de gardes champêtres, car de simples villages avaient des œuaaxirat; mais ce ee pas des gardes particuliers. Ts sont connus par divers textes ; P. Petr. 11. (2), 1, cf. III, 28 (Ὁ), 11. 16-7, P. Tebt. I, 27, 159, 183 ; le plus important est P. x , 27, 1]. 49-64, relatif à leur recrutement, au serment qu'ils prèlaient οἱ à ue obligations envers le fisc. Notre texte implique qu'au

ΠῚ siècle et sans doute encore par la suite, ils devaient veiller sur les récoltes

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