‹ Papyrus GrecsChapitre 5 sur 166 · CF. ci-après, p · texte numérisé non relu

CF. ci-après, p

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être aussi faut-il restituer cette dernière date dans 17 (cf. note ad loc). Il reste maintenant à compléter la formule telle qu'elle est donnée plus haut et à indiquer les noms des divers tribunaux; on rencontre le plus souvent l'expression vague : ἐπὶ τοῦ χα(θήχοντος) χρί:τηρίου), (7, 8, 12, 22, 28, 40 : parfois sans abréviation) ; deux fois les mots : ἐπὶ τοῦ χοινοδιίχαστηρίου) ou : χοινοδι(χίου) (21, 28); une fois enfin : ἐπὶ τῶν halcxo@v), dans 42". L’apostille se termine toujours par la date.

Viennent enfin les résumés du verso. À l'exception de celui de 9, où cette lacune reste inexpliquée, ils débutent uniformément par une date, identique à celle de Papostille, qui constitue à elle seule

leur 1. 1. Les lignes suivantes résument la requête selon une for-

mule identique : Ὁ δεῖνα... περὶ..... dans les pétitions,

τὸν δεῖνα... περὶ... dans les plaintes. La qualification du pétitionnaire ou du plaignant est plus ou moins complète selon les textes, mais Jamais elle ne comporte l'indication de la résidence. L'objet de la requête est résumé en deux ou trois mots, d'une façon parfois assez inexacte ou vague (6. g. 18; — 19: περὶ ὧν ἀδιχεῖτα!), mais généralement précise et toujours concrète; une expression COMME περὶ ὕδρεως, dans 24, verso, 1. 3, ne doit pas induire en erreur; ce n'est pas le nom d'une action: les résumés ne contiennent aucune classification juridique des affaires, ils laissent absolument de côté le point de droit et n'indiquent que le sujet du litige ou de la plainte

et quelquefois sa valeur.

Après cette analyse, il est facile de classer les textes de Magdôla parmi les pétitions de forme diverse, qui étaient employées à l'époque ptolémaique. On sait qu'elles élaient de trois sortes : les ὑπομνήματα, les παραγγέλματα et les ἐντεύξεις. L'oréuvnux a pour objet, comme son nom l'indique, de rappeler une pétition antérieure: mais bien

que plusieurs de nos textes (6, 17, 33) soient de secondes plaintes

(28 1 y à doute sur la lecture de 48.

relatives à des affaires déjà engagées, ce ne sont pas des ὑπουνήματα; Car CeUx-Ci ne sont jamais adressés au roi, et, au lieu de débuter par la formule de salutation : Basket Πτολεμαίω!: yaise ὃ se - Ε ENT N : " δεῖνα, 115 commencent par les mots : ‘Yréuvqux τῶι δεῖνι παρὰ τοῦ RES \

δεῖνος. Ce ne sont pas davantage des προσαγγέλματα, bien que pour

le fond certains d’entre eux soient assez voisins des προσαγγέλματα

connus ceux-ci Petr., IL 84. (a), ch p: x, Pb, 36, 37, 144 (deser.), P. Lille, 6", qui datent tous du im° siècle avant J.-C., servent en effet à noûfier des faits délictueux ou criminels : vols, violences, incendie volontaire, de même nature que ceux de 4, 6, 8, 13, etc, ete. Mais c'est là lunique ressemblance entre les deux groupes de textes; quant à la forme, ils différent profondément à l'exception de P. Petr ΠῚ Ὁ [Δ] cr ΡΣ οἱ Ὁ Pb A 148 — qui sont incomplets — les προσαγγέλματα sont rédigés en double sur la même feuille de papyrus et il est probable qu'ils étaient scellés comme les contrats à seriptura tnterior (cf. 42, n. 4), tandis que nos pétitions de Magdôla ne sont jamais en double expédition et ne portent aucune trace de ligature ni de sceau; de plus, les προσαγγέλματα commencent par la formule : προσαγγέλλει τῶι δεῖνι ὃ δεῖνα OU : ὃ δεῖνα τῶ! δεῖνι, précédée de la date; et ils ὙΠ toujours adressés à un fonctionnaire, comogrammate, phylacite, et jamais au roi. Mais, étant donné la similitude du contenu des προσαγγέλματα avec celui de certaines ἐντεύξεις, on peut admettre qu'une ἔντευξις a parfois suivi où doublé un παράγγελμα relatif à la même affaire, et c'est ce cas que nous verrions dans 88, où Philista déclare avoir remis une plainte, dont la forme reste inconnue, Νεχθοσίρι τῶ! ἀρχιφυλαχίτη: τῆς χώμης, πάροντος Σίμωνος τοῦ ἐπιστάτου. Quoi qu'ilen soit sur ce point, il reste que les pétitions de Magdôla, n'étant ni des ὑπομνήματα, ni des παραγγε ἔλματ 4, 50η1 des ἐντε ύξεις.

Sur leur nom technique, il ne peut au ue Υ avoir aucun doute. Quand on lit, 20. Petr. 11, (2), (1), 11. 2-3 : Δόντων ἡμῶν || [...ë]-

1. Dans ἢ. Grenf, 1, 17, 1. 13, il est question d'une προσαγγελία ; mais nous ne savons ni quelle

était la forme de cette déclaration, ni si elle était usitée au rm siècle; ce texte date du τ΄.

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τευξιν εἰς τὸ τοῦ βασιλέως ὄνομα, sous la plume de trois plaignants qui s'adressent au stratège, on voit indiqués à la fois le nom et la définition de nos textes: de même, le terme technique d’évreuhis revient dans 22, 1. 2, adressé au roi (cf. 1. 7) : "Edwxz δέ σοι noi αὐτῶι [τὴν ἔντευξιν εἰς τὸ σὸΐν ὄνομα]. De plus, il n’y a que les pétitions adressées au roi qui portent ce nom ἡ ἔντευξις ". 20. Petr. 11, 4, (9), Cf. TT, 42, C, verso, ne fait pas objection : c’est un résumé où Cléon, le destinataire du texte, nomme ἔντευξις la requête des tailleurs de pierre qui travaillaient à ses frais ; il n’y ἃ pas là emploi ofliciel et technique du mot. Les he témoignages qui importent en la matière sont ceux de P. Petr. 11, 12 (3), IL. 3 sqq., cf. ΠΙ, 29, (c); — 13, (18), (8 A5 en Δ εἰ; “" Π 7); — 2, (2), 1. 1, cf. III, 28, (δ); et enfin 6. Dans les deux premiers de ces res on rencontre l'expression

ἔντευξιν τῶι στρατηγῶι δίδοναι ; mais nous savons déjà que ces mots, n'impliquent pas que 1 ἔντευξις soit adressée au stratège, puisqu'elle peut être εἰς τὸ τοῦ βασιλέως ὄνομα ; dans le troisième texte, on lit les mots : ἔντευξις χεχρηματισμένη, qui désignent une plainte apostillée par le stratège; mais, en droit, de ce que l’apostille est mise par le stratège, 1] ne suit pas que la plainte lui était formellement adressée; et, en fait, quand nous cherchons des exemples 4 ἐντεύξεις χεχρηματισμέναι, nous trouvons nos textes de Magdôla qui, apostillés par le stratège ἡ, commencent précisément par les mots : Βασιλεῖ Πτολεμαίωι χαίρειν & δεῖνα ; quant à 6, en faisant allusion à une première plainte dont il dit : ἀἸπέδωχα ἔντευξιν ee τῶ! στρατηγῶι, ἣν χρηματίσας ἀπέστειλε] || [Ἡροδότωι τῶ! ἐπιστάτηι...} (IL. 9-10), il réunit et confirme les témoignages précédents. IL: n ous aucune preuve que des ἐντεύξεις aient été adressées à d’autres personnes qu’au roi *. Mais, comme c'était question de pure forme, l'attention du pétitionnaire allait surtout au

fonctionnaire à qui il remettait 1 ἔντευξις. Il n’y ἃ pas d'exception à

1. Cf. Foucarr, Rev, Arch., 190%, I, p. 157 sqq.; et Laoueur, Quaest. epigr. et papyr. selectae, pars 7, pp. 8-13 2. Cf. ci-après, pp. 16 sqq.

3. P. Petr. WI, 32, g, (b), adressé à l’économe, est cependant très voisin des ἐντεύξεις.

faire à cet égard pour les ἐντεύξεις dont étaient saisis les chrèma-

tistes : on ne connaît, ni au tif, mi au nt siècle, 4 ἔντευξις adressée à ces magistrats; au contraire, ?. Petr. HT, 20, recto, col. 1, avec les restitutions si probables de M. Foucarr ! (an 2 d'Évergète Rav: 11 et 12 et les papyrus de Turin, notamment 2. Tor. V, 25°, montrent que [[ἔντευξις, même quand elle était jetée dans la boîte aux lettres, dans [ἀγγεῖον des chrèmatistes, était libellée à l'adresse du ΤΟΙ. Les ἐντεύξεις étaient donc toujours adressées au roi, source de tout pouvoir administratif et judiciaire. C’est ce caractère formel, c’est leur style protocolaire qui, plus que leur contenu, distinguent des

΄ Ξ- = ES ] A ὑπομνήματα et surtout des προσαγγέλματα nos ἐντεύξεις de Magdôla. ἰ ®

Les descriptions et les analyses qui précèdent nous ont fait connaître la forme et le contenu essentiel des textes de Magdôla. Grâce à elles, grâce aussi à tel ou tel détail concret donné par ces pétitions et à des rapprochements avec d’autres témoignages, il est possible de reconstituer leur histoire et de suivre leur marche depuis leur rédaction dans le village où vit leur auteur jusqu'aux tribunaux de Grocodilopolis, où aboutissent la plupart d’entre elles. Pour plus de clarté, il est préférable d'anticiper quelque peu sur les résultats de cette étude et de dire dès maintenant que la pétition va d'abord de son auteur au stratège; puis qu'elle redescend du stratège au fonctionnaire compétent ; et qu'enfin les plaintes reviennent souvent de l’épistate au stratège et aux tribunaux.

Ι. L'habitant de l’Arsinoïte qui, sur la fin du règne d'Évergète et au début de celui de Philopator, voulait faire parvenir une plainte

ou une pétition au gouvernement royal, pensait d’abord à s'adresser

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