VOL D'OBJETS ET D'ARGENT
l'ethnique, des Πέρσαι. qu'on rencontre dans l'Égypte ptolémaïque, les uns sont civils, les autres soldats (actifs ou en disponibilité), d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux au n° siècle, τῆς ἐπιγονῆς: Ceux qui sont soldats ne forment pas de corps à part au 11° siècle et ne paraissent pas organisés en colonies militaires ethniques au n°; le nom de Πέρσης s'explique soit par une origine iranienne ou asiatique plus où moins lointaine, soit peut-être, au n° siècle et dans certains cas, par une afliliation à un πολίτευμα pseudo-ethnique. Cf. sur ces divers points, LEesqQuier, /nst. mil. Lag., pp. 151-4. Reste la question des τῆς ἐπιγονῆς. Quatre définitions de cette classe de population ont été ou sont aujourd'hui proposées : a) les τῆς ἐπιγονῆς sont un second ban de colons militaires (MaHarFY, ReINaGn) ; b) les τῆς ἐπιγονῆς sont les fils ainés des clérouques, devenant soldats et clérouques à la mort de leur père (ScnuBarr 1900); c) les τῆς ἐπινγονῆς n'ont rien de commun avec les clérouques et sont une seconde génération d'étrangers immigrés en Égypte aux premiers temps de la conquèle par Alexandre, mais non dès le début (Scausarr 1909); d) les τῆς ἐπιγονῆς sont les fils des clérouques, d’abord enfants de troupe dans les Corps d’ériyovo!, parmi lesquels sont plus tard choisis les successeurs des clérouques dans l’armée et dans la possession du χλῆρος (LesqQuiER); ef. /nst. mil. Lag., pp. 2-67, et Add., pp. 354-360.
2. Θευδότης. Forme ionienne, et aussi dorienne, qui se rencontre à côté de Θεοδότη, comme Θεύδοτος à côté de Θεόδοτος ; cf. 18, Il. 2, 11 et w°, 1. 2; 16,1. 1 et ον, 1. 2; 20, ο", 1. 2; et les exemples analogues cités par MAYSER, Grammatik, p10;n1
2-3. Ἔν Hnhou|[siot xwunt. Cf. pour la restitution et sur ce bourg, 2, 1. οἵ n. 2.
3. Μεσορή. Sans plus; la plainte est postérieure de plus de deux mois; ef. la même imprécision dans 26, 1. 2, et 42, 1. 2. Il est particulièrement fächeux que le chiffre de l’année soit perdu; il donnerait un précieux renseignement sur l'an 26 d'Évergète ; cf. intr. gén., p. 42.
4. Μεθ᾿ αὑτῶν, 1. μετ᾽ αὐτῶν. L'emploi de μεθ᾿ αὑτῶν pour μεθ᾽ ἡ μῶν (ὑμῶν) αὐτῶν est habituel dans les papyrus à partir du n° siècle a. C., ef. Mayser, Grammatik, p. 303; mais ici il y aurait de plus un emploi inattendu du réfléchi; d'autre part, μεθ᾽ αὑτῶν peut être une aspiration vulgaire pour μετ᾽ αὐτῶν (cf. 29, 1. et n.2); et dans ce cas le supplément χαὶ ἐκείνων, proposé par CRôüxERT ne convient pas : ce ne sont pas Theudotès et son mari qui habitent chez le plaignant, mais au contraire celui-ci et sa femme qui logent chez eux. Cette interprétation est la plus probable, puisque ce sont des ξένοι, cf. n. 11 ci-après; et il faut lire : μετ᾿ αὐτῶν.
5. Au début se lisaient probablement la fin de la date et le nom de la femme ; la restitution : τῆς γυναικός μου τὸν β]ίον καταλυσάσης, cf. 1. 10, si importante pour le sens général du texte, est due à CRÔNERT.
7. Γνχαφάλλων. Cf. γναφαλλολόγων, Ostr. 1081, et les exemples nombreux de
ras) PAPYRUS DE MAGDOLA
γναφεὺς pour χναφεύς; peut-être γναφεὺς pour χναφεὺς et en général yv- pour xvsont-ils déjà attiques; cf. Mayser, loc. laud., p. 170.