SCEL D'UN BAIL
V, PLASTRON, 89 et 90. an 4 de Philopator.
B.C.H., XXNI, 1902, pp. 116-7; Wiickex, Archiv, IV, p. 51; Crôxerr, R.E.G., XVI, 1903, p.196.
CE texte est constitué par la réunion de deux fragments bien conservés, sauf à la partie supérieure ; il est écrit au recto du papyrus, perpendiculairement aux fibres ; l'écriture est une cursive régulière et soignée.
Un fermier a ensemencé des tenures, sans que le contrat, qui les lui donnait à bail, ait été scellé; la moisson approche et les propriétaires l'ont expulsé des champs. Cette plainte illustre ce que nous savons déjà du scel des contrats ; ce bail non scellé, et par suite non déposé entre les mains d’un gardien, quel qu'il soit, n'a aucune valeur; et juridiquement, le fermier qui, loin de contester ces faits, les expose lui-même, ne pouvait être tenu pour locataire ; en équité, c'était une autre question; l’épistate Stratios avait peut-être pour la résoudre les éléments d'appréciation indis-
pensables qui nous font totalement défaut.